Lundi 22 Mai 2017

Cacao: L'offensive des jeunes

Cacao: L'offensive des jeunes
(Cameroon-Tribune 16/08/16)

Avec le vieillissement des producteurs et notamment des vergers, les jeunes sont de plus en plus sollicités pour prendre la relève.

Ils sont plus d’une centaine de jeunes producteurs de cacao à avoir participé au premier forum international du programme New Génération, tenu du 8 au 9 aout dernier à Yaoundé. Pendant deux jours, ces cacaoculteurs parmi lesquels des femmes se sont informés sur les opportunités qu’offre la filière au-delà de la production, notamment tout le long de la chaîne de valeur. Après quatre ans d’expérimentation, où ils ont été formés, outillés et suivis par le programme par le biais du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), il était tant de présenter au grand public, leur savoir-faire, leur investissement et surtout leur motivation à faire de la cacaoculture leur cœur de métier. » Un métier à travers lequel on retrouve de plus en plus de véritables entrepreneurs agricoles et qui s’intéressent davantage à la culture du cacao.

En effet, il est incontestable qu’aujourd’hui, la filière cacao a besoin d’un reploiement tant au niveau de la force de production que du verger afin de revivre. Raisons pour lesquelles, le programme New Génération qui débuté il y a quatre ans a pu former 1600 jeunes et qui ont mis sur pied près de 1400 hectares de nouvelles exploitations cacaoyères. Car comme l’a expliqué le secrétaire exécutif du CICC la pérennité de cette filière est fortement compromise du fait du vieillissement irréversible du producteur dont la moyenne d’âge, dans l’ensemble des pays producteurs, avoisine les 60 ans. Le verger quant à lui est en moyenne âgé de 50 ans. Avec un marché de plus en plus porteur mais exigeant sur la qualité du produit, l’insertion des jeunes s’avère une alternative salutaire pour la relève.

A en croire les acteurs de la filière, elle demeure une niche à explorer où chaque producteur sérieux trouve son compte. Encore que le prix du kilogramme du cacao est passé de 600 à 1600 F. Mais les difficultés que rencontre la filière reviennent comme une épée de Damoclès. Notamment la dispersion et faible organisation des producteurs, la pathologie importante du verger cacaoyer, vieillissement. Du verger et des producteurs, cherté des intrants phytosanitaires, difficultés d’accès aux crédits pour les opérateurs, déficit de transformation locale, prolifération d’intermédiaires, mauvaises pratiques culturales et post-récolte, baisse du volume et de la qualité du cacao. Une tendance que compte bien inverser le CICC avec cette devise : anticipation, innovation et action en neuf programmes.

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