Au Cameroun, trois évêques accusés d’avoir appelé à la grève sont convoqués au tribunal | Africatime
Jeudi 27 Avril 2017

Au Cameroun, trois évêques accusés d’avoir appelé à la grève sont convoqués au tribunal

Au Cameroun, trois évêques accusés d’avoir appelé à la grève sont convoqués au tribunal
(La Croix 20/04/17)

Le tribunal de première instance de Bamenda a sommé trois évêques de comparaître pour incitation à la grève des enseignants dans les établissements scolaires catholiques.

Mgr Samuel Kléda, président de la conférence épiscopale du Cameroun, dénonce un acharnement contre l’Église Catholique.

L’Église catholique sort du silence après la convocation de trois évêques devant un tribunal de Bamenda (nord-ouest du pays) pour leur rôle présumé dans la grève des écoles anglophones.

« L’Église catholique ne peut être tenue pour responsable de la crise qui paralyse les régions anglophones depuis novembre 2016, encore moins de la fermeture des écoles observées à Bamenda », a dénoncé Mgr Samuel Kléda, archevêque métropolitain de Douala.

Sur les antennes de la radio privée Équinoxe, le président de la conférence épiscopale du Cameroun a rejeté « toute forme d’implication des trois évêques dans la fermeture des écoles catholiques, contrairement à ce que prétendent les promoteurs de la plainte ».

Mobilisation pacifique

Pendant ce temps, les trois évêques, invités à comparaître devant le tribunal vendredi 21 avril, appellent la population à la mobilisation pacifique. « Cette citation direction n’est pas seulement adressée aux évêques et aux principaux établissements visés, mais à vous tous, en particulier les parents sous le contrôle desquels l’Église ouvre et gère les établissements scolaires », déclare Mgr Cornelius Fontem Esua, archevêque de Bamenda.

Ce dernier affirme néanmoins sa volonté de se rendre au tribunal pour « répondre aux accusations ».

Une citation directe leur a été déposée, lundi 3 avril, par Me Achu Julius Ngu, agissant au nom d’un groupe de deux parents d’élèves inscrits dans des écoles confessionnelles des diocèses de la région du Nord-ouest. Les deux plaignants sont des officiers supérieurs de l’armée camerounaise.

Ils reprochent aux mis en cause de n’être pas intervenu afin de reprendre les classes et d’avoir perçu des frais de scolarité pour le compte de l’année scolaire qui tire à sa fin, sans rien dispenser comme cours. Par conséquent, ils réclament 150 milliards de francs CFA de dommages et intérêts.

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