Vendredi 20 Avril 2018
(RFI 29/01/18)
Après plusieurs heures de retard, les dirigeants du continent africain ont réussi à avancer dimanche 28 janvier sur les réformes proposées par Paul Kagame, officiellement désigné pour succéder au Guinéen Alpha Condé. Paul Kagame propose notamment une taxe à 0,2% sur les importations de certains produits. Une vingtaine de pays l'a déjà mise en place. Le chef de l'État rwandais veut aussi avancer sur la mise en place d'un marché commun car les enjeux économiques sont cruciaux pour l'Afrique. Pour s'autofinancer, l'Union africaine demande à chacun de ses Etats membres de taxer à 0,2% un certain nombre de produits importés. Et dimanche à la tribune, le président sortant de l'Union africaine, Alpha Condé, a révélé le nombre de pays qui...
(AFP 28/01/18)
Donald Trump a assuré dans un courrier aux dirigeants africains que les Etats-Unis "respectent profondément" les Africains, a-t-on appris dimanche de sources diplomatiques, deux semaines après un concert d'indignations provoqué par des propos insultants pour l'Afrique attribués au président américain. Dans cette lettre datée de jeudi et adressée aux chefs d'Etat rassemblés dimanche et lundi pour le 30e sommet de l'Union africaine, dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, M. Trump indique par ailleurs que le secrétaire d'Etat Rex Tillerson se rendrait sur le continent en mars, pour la première fois depuis qu'il est chef de la diplomatie américaine. Une source au sein de l'UA a confirmé l'authenticité du courrier, relayé sur les réseaux sociaux, ainsi que sa réception par la...
(RFI 27/01/18)
Pascal Couchepin, envoyé spécial de la secrétaire générale de l'OIF pour les Grands Lacs, était à Paris jeudi 25 janvier pour présenter ses rapports de mission au Burundi et en RDC à la commission politique de l'organisation. L'occasion de débattre avec les représentants de ces Etats et aux ambassadeurs des pays membres de la Francophonie de la situation dans ces deux pays. L'ancien président de la Confédération helvétique n'a pas mâché ses mots. Si la représentante du gouvernement burundais a assuré ses collègues que la situation s'était améliorée, que la plupart des réfugiés étaient rentrés et qu'un dialogue national s'était tenu au Burundi ouvrant à un référendum qui devrait permettre à Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir pour un...
(AFP 26/01/18)
La présidence du Burundi s'est félicité d'une "grande victoire diplomatique et économique" vendredi, après l'annonce par le Comesa, le Marché commun de l'Afrique orientale et australe, qu'il va organiser son sommet des chefs d'Etat à Bujumbura en avril 2018. Ce sommet aurait du avoir lieu en octobre 2017, mais le Comesa avait décidé de retirer l'organisation de ce sommet au Burundi, en invoquant officiellement "l'insuffisance des capacités organisationnelles" du pays, notamment pour les chambres d'hôtel ou l'internet. Le Burundi est plongé dans une grave crise politique, née fin avril 2015 de la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, qu'il a obtenu deux mois plus tard. Un référendum prévu en mai propose une révision de la Constitution...
(AFP 26/01/18)
Près de 7.000 Congolais fuyant des combats entre l'armée et des rebelles dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été accueillis au Burundi depuis trois jours, selon un nouveau décompte de la police burundaise vendredi. "A 08h00, 6.692 réfugiés (sont déjà) enregistrés" à Rumonge et Nyanza-Lac, a annoncé la police dans un tweet officiel, ajoutant que "le flux des réfugiés semble tarir". La situation sécuritaire est "inquiétante" dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, a reconnu vendredi à Kinshasa le président congolais Joseph Kabila, lors d'une conférence de presse. Les réfugiés congolais ont pour la plupart traversé le lac Tanganyika sur des embarcations de fortune, emmenant avec eux matelas, valises, panneaux...
(AFP 26/01/18)
Près de 3.500 Congolais fuyant des combats entre l'armée et des rebelles dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été accueillis au Burundi depuis mercredi, a annoncé jeudi la police burundaise. Selon le commandant des opérations militaires congolaises dans la région et des témoignages recueillis auprès de ces réfugiés, l'armée congolaise mène depuis plusieurs jours une opération contre la milice des Yakutumba dans la région de Fizi, à proximité du lac Tanganyika. La police burundaise a indiqué sur son site officiel que 3.481 Congolais étaient arrivés jeudi et mercredi dans les provinces burundaises de Makamba et Rumonge (sud). "Le flux continue", a ajouté la police. Ces réfugiés ont pour la plupart traversé...
(Xinhua 26/01/18)
Le Burundi est le premier pays " le mieux doté en infrastructures routières"parmi les pays de la Communauté Est-Africaine(CEA) avec une moyenne de près d'un demi-kilomètre de route par kilomètre carré(km2), a déclaré jeudi à Bujumbura M. Vincent Nibayubahe, directeur général de l'Office Burundais des Routes. A ce jour, la CEA est composée de six Etats, à savoir le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda qui en ont été fondateurs en 2000, le Burundi et le Rwanda qui l'ont rejoint en 2007, ainsi que le Soudan du Sud, le dernier à avoir intégré cette Communauté régionale en 2016. M. Niyubahe qui tenait un point de presse consacré au bilan 2017, a précisé que pour leur part, le Rwanda et le Kenya...
(RFI 26/01/18)
Des milliers de Congolais ont fui des combats dans le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu. Après avoir traversé le lac Tanganyika, ils ont trouvé refuge depuis deux jours dans des villes du sud du Burundi. L'annonce a été faite par la police du Burundi, qui parle d’un flot continue de réfugiés. Un afflux qui a apparement pris tout le monde de court. Des témoins contactés à Rumonge décrivent un spectacle impressionnant. Depuis mercredi, des centaines de pirogues de toutes les tailles accostent dans cette ville du sud-ouest burundais, ou un peu plus au sud à Nyanza-Lac, où elles déversent des milliers de Congolais fuyant les combats qui se déroulent de l'autre côté du lac Tanganyika, dans le...
(Xinhua 24/01/18)
Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Pierre Claver Ndayicariye, a annoncé mardi que la CENI imprimera des cartes d'électeurs qui vont servir à la fois au Référendum de mai 2018 sur l'amendement de la constitution actuelle et aux élections générales de 2020. "Les solutions informatiques permettent d'imprimer, de produire des cartes d'électeurs qui donnent le feu vert à celui qui a l'âge légal de voter. Pour celui qui n'a pas l'âge de 18 ans révolus, la carte réservée au Référendum de 2018 est totalement barrée", a précisé sur les ondes de la radio nationale M.Ndayicariye. Il a également annoncé que la CENI va utiliser ce qu'il a appelé une formule légère qui permet aux gens de se...
(Xinhua 24/01/18)
La clause de "non-extradition de tout Burundais" contenue dans le projet de nouvelle Constitution qui sera soumis en mai prochain à un référendum divise profondément la classe politique burundaise, particulièrement les personnalités politiques de la mouvance gouvernementale et celles de l'opposition. L'alinéa 2 de l'article 50 de ce projet est ainsi libellé : "Aucun Burundais ne peut être extradé". Lors d'un point de presse mardi à Bujumbura, Térence Ntahiraja, porte-parole du ministère de l'Intérieur et de la Formation patriotique, a indiqué que cette nouvelle clause constitutionnelle était la bienvenue à plusieurs égards. "Elle incarne en elle-même une ferme volonté politique de remettre à l'honneur le principe de la souveraineté nationale et de l'indépendance de la magistrature burundaise", a-t-il estimé. Selon...
(Jeune Afrique 19/01/18)
Le président burundais veut voir tous les concubins mariés. De son côté, se voit-il en couple avec la République jusqu’à ce que la mort les sépare ?... Héraut autoproclamé de la vertu, le « born again christian » Pierre Nkurunziza a placé son troisième mandat sous le signe de la réhabilitation de la morale bafouée. Les critiques en légitimité de sa dernière élection ne sauraient détourner le président burundais de sa mission christique, persuadé qu’il est, depuis 2005, d’avoir « été choisi par Dieu pour conduire le Burundi ». C’est bien connu, le Tout-puissant n’aime pas les couples qui vivent dans le pêché… La république étant laïque, le chef de l’Etat ne peut décemment traîner les impétueux concubins devant l’autel...
(Xinhua 19/01/18)
La ministre burundaise à la présidence en charge des affaires de la Communauté est-africaine (EAC), Isabelle Ndahayo, a déclaré jeudi que le gouvernement a déposé une plainte à la Cour de justice de cette Communauté contre son secrétariat général pour violation du Traité la régissant et d'autres droits communautaires. Mme Ndahayo a indiqué au cours d'une déclaration que c'est sa collègue de la justice, Aimée Laurentine Kanyana, en tant que conseillère juridique du gouvernement, qui a déposé cette plainte le 17 janvier 2018 pour "demander ...
(Xinhua 19/01/18)
Le ministre burundais de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi, Félix Mpozeriniga, a sorti jeudi une note mettant en application une ordonnance ministérielle portant sur les modalités de collecte des contributions de la population aux élections de 2020, dont celles des citoyens fonctionnaires. Cette ordonnance conjointement signée par le ministre burundais de l'Intérieur et de la Formation Patriotique, Pascal Barandagiye et son homologue des Finances, du Budget et de la Privatisation, Domitien Ndihokubwayo, est datée du 11 décembre 2017. Ainsi, selon le ministre Mpozenzi, "en application de l'article 7 de cette ordonnance, les retenues sur salaire de ces contributions commencent avec le mois de janvier 2018" et seront opérées sur le salaire de base. L'ordonnance conjointe indique qu'il...
(Xinhua 19/01/18)
Le ministre de l'Intérieur et de la Formation patriotique, Pascal Barandagiye, a fait une mise au point jeudi sur la campagne en cours d'explication des amendements contenus dans le projet de Constitution qui sera soumis au référendum au cours de cette année. "Le ministère de l'Intérieur et de la Formation patriotique rappelle que la campagne de sensibilisation de la population à voter pour ou contre n'a pas encore commencé. Elle sera déclarée officiellement par la Commission électorale nationale indépendante, qui est le seul organe habilité à publier le calendrier électoral", a fait savoir le ministre dans un communiqué de presse publié jeudi. Il a profité de l'occasion pour communiquer au public et à ceux qui voudraient se lancer dans cette...
(RFI 19/01/18)
Au Burundi, un impôt pour financer l’élection de 2020 fait grincer des dents. Il s’agit d’une contribution dite volontaire imposée à partir de ce mois-ci par le gouvernement. Cette taxe servira à financer à 100% les prochaines élections, après la suspension du financement par les bailleurs de fonds internationaux. Selon l’ordonnance ministérielle, un paysan doit contribuer à hauteur de 2 000 francs burundais, soit 95 centimes d’euros et un étudiant la moitié. Quant aux fonctionnaires, ils seront prélevés à la source d’une somme variable selon leur revenu. Un impôt injuste selon le député Pierre-Célestin Ndikumana. Pierre Célestin Ndikumana est président d’un groupe parlementaire - composé de 25 députés sur les 121 que compte le parlement - qui s’oppose à cette...
(RFI 19/01/18)
A Kampala, le bureau du Premier ministre a lancé une large vérification des réfugiés en zone urbaine. Une opération qui permet à l'Etat ougandais de mettre à jour ses statistiques et ses registres. Cette semaine, les autorités ougandaises ont débuté la vérification des papiers des réfugiés burundais. Ils sont estimés à plus de 40 000 dans le pays. Mais cette opération crée des craintes chez certains. Des agents de l'Etat s'époumonent dans des mégaphones. De longues files d'attente s'étirent sur la pelouse d'une école de Kampala. Les réfugiés numéros en mains attendent depuis des heures leur tour. Ce Burundais qui préfère rester anonyme a quitté le pays pour des raisons politiques... « Je viens de faire la vérification pour les...
(Agence Ecofin 19/01/18)
Des start-up d’Afrique du Sud, du Botswana, de Namibie, de Tanzanie et de Zambie seront financées à hauteur de 8,7 millions d’euros (10,6 millions $) par le gouvernement finlandais. Ces fonds seront accordés dans le cadre du Southern Africa Innovation Support (SAIS), un programme qui soutient le développement des entreprises innovantes en Afrique australe. Les start-up, qui bénéficieront de ces financements jusqu’en 2021, sont recrutées dans divers secteurs tels que la téléphonie mobile, la cyber-sécurité et les technologies de la santé. Rappelons qu’en décembre 2017, la Finlande a organisé une conférence internationale qui a réuni des start-up d’Afrique, d’Asie et d’Europe. Chamberline Moko
(AFP 18/01/18)
Un groupe parlementaire d'opposition burundais a dénoncé jeudi l'arrestation ces dernières semaines de plus de 40 de ses militants, auxquels le gouvernement reproche de militer avant l'ouverture officielle de la campagne du référendum constitutionnel prévu en mai. Avec ce référendum, les Burundais doivent approuver ou rejeter un projet de révision de la Constitution qui permettrait au président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer à partir de 2020 deux mandats de sept ans. Ce référendum était initialement prévu en février, mais il a été reporté "pour des raisons techniques"....
(APA 16/01/18)
APA-Kampala (Ouganda) - Le président ougandais Yoweri Museveni a rencontré les chefs des forces de défense et les chefs des services de renseignements militaires des pays partenaires de la région d’Afrique de l’Est, pour dresser le bilan de la sécurité et élaborer des stratégies dans le but de vaincre le terrorisme notamment les Forces démocratiques alliées (ADF). Les chefs de la défense et du renseignement militaire de la République démocratique du Congo (RDC) et de l’Afrique du Sud ont également assisté à la réunion. Le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda figuraient parmi les États partenaires qui se trouvaient à la réunion tenue à la présidence ougandaise à Entebbe. Museveni est l’actuel président...
(AFP 15/01/18)
Des ressortissants burundais vivant dans un camp de transit dans l'est de la République démocratique du Congo ont dénoncé samedi le manque d'assistance de la part d'organisations humanitaires depuis le début de l'année, après leur refus de se laisser identifier. "C'est depuis le 1er janvier 2018 que nous ne sommes plus assistés par les humanitaires, moins encore par le HCR (Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés)", a déclaré à l'AFP la porte-parole des Burundais, Françoise Ndayisenga. Ces ressortissants burundais vivent dans un camp de transit dans la province congolaise du Sud-Kivu...

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