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Mardi 25 Avril 2017
(RFI 11/04/17)
Au Burundi, dans son dernier rapport le think-tank International Crisis Group décrit une armée « en ruine », traversée par des tensions politiques et où les équilibres ethniques instaurés par les accords de paix d’Arusha en 2000 sont mis à mal. Selon les analystes, le régime de Bujumbura tire parti de ces divisions pour « remodeler » et contrôler l’armée » suite à la tentative de putsch de mai 2015. Depuis le début de la crise, entre 600 et 2000 soldats ont fait défection, certains pour rejoindre les groupes rebelles du Forebu et du Red-Tabara, dont on sait encore peu de chose. Pour évoquer l’état de l’armée burundaise et sa participation aux opérations de maintien de la paix en Afrique,...
(RFI 11/04/17)
Au Burundi, des gouvernements successifs tentent depuis des décennies de transformer le système d'octroi des bourses d'études octroyées chaque année aux étudiants de l'enseignement supérieur en un prêt à rembourser après leurs études, mais ces tentatives se sont toujours brisées sur une forte mobilisation étudiante. Le pouvoir du président Pierre Nkurunziza pensait que c'était le bon moment cette fois, en tablant sur le climat de peur qui règne dans le pays suite à la répression qui frappe l'opposition. Mais les étudiants de l'Université du Burundi et de l'ENS se sont mobilisés contre cette décision, et sont entrés en grève depuis deux semaines. Du coup, le pouvoir burundais, qui les a accusés d'être « manipulés » par l'opposition politique, a mis...
(AFP 10/04/17)
Les étudiants des universités burundaises ont dénoncé lundi "une tentative de politisation" de leur mouvement de grève, lancé il y a deux semaines pour protester contre la transformation de la bourse scolaire en prêt remboursable après les études. Le président burundais Pierre Nkurunziza a signé le 1er février un décret transformant la bourse d'étude à laquelle avait droit tout étudiant du public ou du privé, sous certaines conditions (nationalité, un seul redoublement par cycle...), en un prêt-bourse. Les nouveaux entrants à l'université devront désormais rembourser l'argent avancé, une fois leurs études terminées. Les conditions d'octroi posées par le nouveau décret deviennent aussi plus draconiennes. Ce décret a déclenché une mobilisation immédiate des étudiants. Ceux de l'Université du Burundi (UB) et...
(AFP 10/04/17)
Un accrochage de plusieurs heures a opposé vendredi soir un groupe rebelle à l'armée burundaise, à environ 15 km au nord de la capitale Bujumbura, et s'est poursuivi samedi matin, les deux camps faisant état de bilans contradictoires. D'après le porte-parole de la police burundaise Pierre Nkurikiye, au moins quatre "bandits armés" - la terminologie officielle pour désigner des rebelles - ont péri samedi matin dans ces affrontements. De son côté, le président en exil de cette aile dissidente des Forces nationales de libération (FNL), Isidore Nibizi, a affirmé que sept soldats burundais et un rebelle avaient été tués. Aucune source indépendante n'était en mesure de confirmer ou d'infirmer ces bilans. Plusieurs sources locales avaient rapporté vendredi soir sur les...
(TV5 10/04/17)
Depuis le 25 avril 2015, le Burundi est plongé dans une crise qui a fait fuir des milliers de personnes. Des centaines d'autres ont été exécutées et le régime de Pierre Nkurunziza est souvent accusé par les organisations internationales de violer les droits de l'homme. Récemment, le gouvernement a été mis dans l'embarras après la diffusion d'une vidéo montrant des Imbonerakure appelant au viol de femmes opposantes. Le Burundi traverse une grave crise politique émaillée...
(Jeune Afrique 10/04/17)
Près de deux ans après la tentative de coup d’État au Burundi, l’International Crisis Group a rendu public le 5 avril un rapport inquiétant sur les fractures qui fragilisent les Forces de Défense nationale. Autrefois vitrine de l’accord d’Arusha, cette armée minée par des divisions politiques et ethniques est à l’image de la crise qui agite le pays, selon les auteurs, dont Thierry Vircoulon, spécialiste de la région des Grands lacs, fait partie. Interview. En janvier dernier, l’attaque contre le camp de Mukoni, en province Muyinga, dans le nord-est du Burundi, avait déjà alerté la société civile et l’opposition. Pour les autorités, il s’agissait d’une tentative de vol en bande organisée. Mais rapidement, des voix s’étaient élevées, critiquant une armée...
(AFP 08/04/17)
Les Imbonerakure, les membres de la ligue de jeunesse du parti au pouvoir au Burundi mis en cause cette semaine pour une vidéo embarrassante, se sont imposés comme l'un des principaux instruments de répression du régime. Dans la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, des militants entonnent lors d'une sorte de cérémonie militaire des chants en kirundi, la langue nationale, appelant à "engrosser les opposantes (pour) qu'elles enfantent des Imbonerakure". L'opposition a dénoncé "un appel au viol massif" et le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, inquiet des répercussions de la vidéo à l'étranger pour l'image déjà fortement dégradée du régime, a été contraint à s'en démarquer. Ce chant "ne concorde ni avec les mœurs ni avec l'idéologie du parti CNDD-FDD",...
(RFI 07/04/17)
Au Burundi, à quelques jours du sommet des chefs d’Etat de la sous-région, une vidéo agite les réseaux sociaux. On y voit environ 150 jeunes vêtus de maillots sportifs : des Imbonerakure, la ligue des jeunes du parti au pouvoir (le CNDD-FDD) composée en partie de démobilisés de la guerre civile et considérée comme une milice par l’ONU. Ils entonnent un chant guerrier, interprété par beaucoup comme une incitation au viol. La scène se déroule à Ntega dans la province de Kirundo dans le nord du pays et son authenticité a été confirmée par le parti au pouvoir qui condamne fermement ces propos dans un communiqué. La vidéo vient nourrir la méfiance envers les Imbonerakure, suspectés par l’ONU de participer...
(Burundi– AGnews 07/04/17)
La Turquie renforce sa coopération bilatérale avec le Burundi, en vue d’être présente dans la future – route de la soie – mise en place actuellement par la Chine en Afrique. A Bujumbura, ce jeudi 6 avril 2017, Dr Nijimbere Josiane, ministre burundaise de la Santé, a reçu une délégation venue de Turquie, accompagné de M. Sagamba Moïse, Conseiller Principal chargé des questions économiques à la Vice Présidence. Ensemble, après des échanges fructueux, ils sont rendu à l’Hôpital Prince Régent Charles … Le Burundi et la Turquie sont entrain de renforcer leur coopération bilatérale. Au niveau de la santé, les premières échanges viennent d’avoir lieu. En mars 2017, la Turquie a soutenu qu’elle aidera le Burundi a installé une zone...
(Jeune Afrique 06/04/17)
Selon les chiffres du HCR obtenus par Jeune Afrique, de nombreux intellectuels burundais en exil ont choisi le Rwanda comme pays de destination. Les paysans des collines, eux, ont préféré trouver refuge en Tanzanie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En janvier 2017, selon le décompte du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) obtenu par Jeune Afrique, plus de 80 % des réfugiés burundais ayant un niveau universitaire étaient installés au Rwanda, soit 5 615 personnes sur un total de 6 885. Toujours ...
(Agence Afrique 06/04/17)
Le système de cotisations mis en place par le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, devant contribuer au développement, ne convainc toujours pas la société civile qui dénonce des «cotisations forcées» en faveur du parti présidentiel. Ce système est officiellement présenté comme un moyen pour participer au développement local ou pour manifester la solidarité avec les communes affectées par la crise alimentaire. Dans ce sens, tous les citoyens, membres ou non du parti au pouvoir, sont concernés. Le montant des cotisations varie en fonction de la profession. La tâche a été confiée au Imbonerakure, la jeunesse du CNDD-FDD, de veiller à l’acquittement de ces cotisations. Pour plusieurs membres de la société civile et de simples citoyens, ces cotisations obligatoires...
(Burundi– AGnews 06/04/17)
Les habitants de Makamba trouvent 3 fusils et 10 chargeurs dans un champ à Buheka. A Makamba, au Sud du Burundi, commune Nyanza-lac, samedi 1er avril 2017, lors d’une descente à la colline Buheka de la zone Kazirabageni, M. Niyukuri Gad , gouverneur de la province Makamba, accompagné des membres du Comité mixte de sécurité (CMS) provincial, des chef de cellules ( 10 maisons ) et M. Nahimana Edouard, commissaire provincial de la Police Nationale du Burundi PNB , ont trouvé 3 fusils et 10 chargeurs avec 289 cartouches dans un champ. Au Burundi, le gouverneur de Makamba a remercié la population de cette localité qui a réussi à faire sienne la question de maintien et de renforcement de la...
(AFP 05/04/17)
Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, a tenté mercredi de se démarquer d'une vidéo montrant des membres de sa ligue de jeunesse, les Imbonerakure, menaçant dans des chants de mettre enceinte des opposantes, l'opposition dénonçant un "appel au viol". Dans cette vidéo, des centaines de jeunes apparaissent dans une pose martiale, en rangs et portant des tee-shirts de couleur différente selon leur section. Ils chantent en kirundi, la langue nationale: "engrossez les opposantes, (pour) qu'elles enfantent des Imbonerakure". Interrogé par l'AFP, Charles Nditije, président du Cnared...
(AFP 05/04/17)
Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, est accusé de faire payer des "cotisations forcées" pour financer entre autres la construction de permanences ou de monuments en son honneur, par des citoyens et des opposants qui évoquent un "racket". Des membres de l'opposition et de la société civile, ainsi que de simples citoyens, contactés par l'AFP, ont dénoncé ce système de cotisations, utilisé selon eux dans tout le pays. Ces cotisations sont perçues pour aider au développement local, bâtir des écoles, ou encore au titre de la solidarité avec les communes affectées par la crise alimentaire. Mais elles servent aussi à payer les permanences du CNDD-FDD. Et les monuments à la gloire du parti, qui se construisent actuellement un...
(Xinhua 05/04/17)
Au moment où le peuple burundais va commémorer jeudi le 6 avril 2017 le 23ème anniversaire de l'assassinat du président Cyprien Ntaryamira alors que la responsabilité des auteurs de cet assassinat n'a pas encore été bien élucidée, le gouvernement du Burundi a dit mardi que cette dernière incombe au premier plan au gouvernement rwandais. "La responsabilité première va à l'Etat rwandais sur lequel le crime a été commis", a indiqué sur les ondes de la radio nationale burundaise le secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba. Pour lui, les résultats de l'enquête qui a été conduite par le juge français Jean-Louis Bruguière a aussi mis la responsabilité de cet assassinat, que Philippe Nzobonariba qualifie d'attentat, sur le dos...
(Xinhua 05/04/17)
Les champignons domestiques devraient être promus au Burundi dans le cadre de la réhabilitation de la sécurité alimentaire dans le pays, a plaidé mardi à Bujumbura M. Prosper Kiyuku, expert biologiste burundais et professeur à la Faculté d'agronomie et de biologie au sein de l'Université du Burundi. Selon lui, cette culture des champignons comestibles "riches en protéine et non exigeants en termes de moyens de production" assurera la sécurité alimentaire au Burundi, pays avec une population majoritairement paysanne et non suffisamment pourvu en terres cultivables. D'après le ministre burundais de l'Agriculture et de l'Elevage, Déo-Guide Rurema, le Burundi fait face, depuis septembre 2016 à ce jour, à une crise alimentaire consécutive aux phénomènes de changements climatiques El Nino (forte pluviométrie)...
(Dw-World 05/04/17)
La situation des droits de l'homme au Burundi préocuppe les Nations unies. La Commission qui enquête sur les violations des droits humains dans le pays se heurte, cependant, au manque de coopération des autorités. "Ces enquêteurs ne sont pas importants" (Gilbert Bécaud, ONELOP) Une commission onusienne d'enquête sur les violations des droits humains au Burundi est à l’œuvre mais le gouvernement refuse de coopérer, avec elle, dans ce travail. Les enquêteurs collectent des témoignages dans les pays voisins dont la RDC, le Rwanda, la Tanzanie et l'Ouganda. Mise en cause par les autorités, il est difficile pour la commission de se rendre au Burundi pour mener ses recherches. La mouvance présidentielle est jusqu'ici défavorable à ce genre d’enquêtes et nie...
(RFI 05/04/17)
Au Burundi, alors que la population se plaint d’être « rackettée » par le CNDD-FDD - de devoir payer des cotisations obligatoires au parti -, l’opposition dénonce une « dérive totalitaire » du parti au pouvoir qui se confondrait avec l’appareil étatique pour contrôler tous les aspects de la société burundaise. Le parti, s’il concède que des « bavures » peuvent être le fait d’éléments isolés, rejette en bloc ces accusations et les attribue au complot international dont serait victime le pays. « C’est un système d’extorsion généralisée », selon l’Olucome, une ONG burundaise de lutte contre la corruption. L’argent, des cotisations obligatoires, servirait à financer les activités du CNDD-FDD ainsi que les monuments à sa gloire qui « poussent...
(Jeune Afrique 05/04/17)
Selon les chiffres du HCR obtenus par Jeune Afrique, de nombreux intellectuels burundais en exil ont choisi le Rwanda comme pays de destination. Les paysans des collines, eux, ont préféré trouver refuge en Tanzanie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En janvier 2017, selon le décompte du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) obtenu par Jeune Afrique, plus de 80 % des réfugiés burundais ayant un niveau universitaire étaient installés au Rwanda, soit 5 615 personnes sur un total de 6 885. Toujours selon les mêmes chiffres, la Tanzanie constitue la première destination des Burundais candidats à l’exil, mais aussi de ceux qui n’ont pas fréquenté d’école dans leur parcours, soit 123 603 personnes. Ils constituent ainsi 57% du total...
(BBC 05/04/17)
Au Burundi, une vidéo qui montre plusieurs groupes d'imbonerakures en train d'entonner une chanson qui les incite à engrosser les opposantes à Pierre Nkrunziza, fait polémique. Les Imbonerakures sont considérés comme une milice du parti au pouvoir Dans la vidéo, plusieurs groupes de jeunes favorables au régime en place au Burundi entonnent une chanson en kirundi, la langue locale, pendant plus de deux minutes. Les paroles de la chanson les encouragent à engrosser les opposantes pour qu'elles enfantent des imbonerakures. Cette vidéo a suscité des vives critiques sur les réseaux sociaux, d' autant plus que ces jeunes sont souvent accusé de viols .

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