Vendredi 20 Avril 2018
(Xinhua 22/02/18)
Le gouvernement burundais a publié mercredi un communiqué dans lequel il rejette le contenu d'un rapport récemment rédigé par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) sur le plan de réponse humanitaire 2018. Pour le gouvernement du Burundi, selon Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement, "le rapport prétend que ce plan de réponse humanitaire aurait été préparé de manière participative et exhaustive en concertation avec le gouvernement du Burundi et les bailleurs de fonds". "Tout en appréciant cette initiative de la Communauté humanitaire à venir en aide aux personnes dans le besoin surtout celles en situation d'urgence, le gouvernement du Burundi déplore que contrairement à ce qui est prétendu, ce rapport ainsi que...
(AFP 21/02/18)
Le tiers de la population du Burundi aura besoin d’une assistance humanitaire en 2018, soit une hausse de 20% sur une année, a annoncé mardi l'ONU, estimant qu’il faudrait au moins 141 millions de dollars pour y faire face. "L’analyse des besoins humanitaires indique que 3,6 millions de personnes, soit le tiers de la population burundaise, auront besoin d’une assistance humanitaire en 2018. Cela représente une hausse de quelque 20% par rapport à l’an dernier", a déclaré Garry Conille, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Burundi, selon les propos rapportés par des médias burundais.
(RFI 21/02/18)
Quelque 224 millions de personnes ont été sous-alimentées en Afrique en 2016, quatre millions de plus qu'en 2015. L'insécurité alimentaire s'est aggravée, c'est le constat de la conférence régionale de la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, organisée à Khartoum jusqu'à la fin de la semaine. Les conflits et les aléas climatiques sont en cause, mais également l'absence d'un soutien public suffisant aux agriculteurs africains, estime la Fondation Farm. Près d'une personne sur quatre est sous-alimentée en Afrique en 2016, la détérioration de la situation préoccupe la FAO réunie pour sa conférence régionale à Khartoum. Les guerres et le passage d'El Niño ont certes eu un impact négatif sur les productions et les circuits agricoles dans certains...
(AFP 20/02/18)
Plus de 5 millions de Burundais, soit plus qu'attendu, se sont inscrits sur les listes électorales pour le référendum constitutionnel controversé prévu en mai et les élections générales de 2020, a annoncé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), cité mardi par des médias locaux. A l'issue de la période d'inscription qui a pris fin samedi, "au total 5.000.742 personnes" se sont enregistrées, ce qui inclut les membres de la diaspora, a indiqué Pierre-Claver Ndayicariye à ces médias. Cette inscription concernait les Burundais qui seront en âge de voter en mai pour le référendum mais aussi ceux qui ne deviendront majeurs qu'en 2020 pour les élections générales prévues cette année-là. La Ceni n'a pas encore indiqué combien parmi...
(AFP 16/02/18)
L'opposition burundaise a dénoncé vendredi l'enrôlement forcé d'électeurs en vue du controversé référendum constitutionnel prévu en mai et qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu'en 2034. Des témoignages recueillis récemment par l'AFP, rapportés par des médias indépendants ou par l'opposition font état de pressions exercées en ce sens par l'administration, la police et la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, que l'ONU qualifie de milice. "Ce qui se passe est inadmissible, car se faire inscrire (sur les listes électorales) est un droit civique, et un droit, on peut décider de l'exercer ou pas", a déclaré à l'AFP Tatien Sibomana, un des rares leaders d'opposition n'ayant pas choisi l'exil malgré la crise que...
(RFI 16/02/18)
Au Burundi, l'enrôlement des électeurs bat son plein en vue d'un référendum constitutionnel contesté et prévu en mai prochain mais aussi des élections générales de 2020. A mi-parcours de cette période qui s'étend du 8 au 17 févier, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s'est dit satisfaite. Elle assurait ce 14 février que 58% des électeurs attendus s'étaient déjà fait inscrire. Mais l'opposition, des témoins et les quelques médias indépendants encore actifs au Burundi dénoncent des « enrôlement forcés » à travers tout le pays et une pression accrue sur la population à l'approche de la fin de la période prévue pour l'enrôlement des électeurs. Au Burundi, des médias et des témoins dénoncent des cas, toujours plus nombreux, où des...
(La Tribune 15/02/18)
Les arriérés de cotisation des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale ont grimpé en flèche ces dernières années, pour atteindre 35 milliards de francs CFA. La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) fait face depuis quelques années à des arriérés non apurés de ses pays membres. A en croire le conseiller des réformes institutionnelles de l'organisation, Mangaral Banté, qui s'exprimait ce 13 février dans la capitale tchadienne Ndjamena, à l'ouverture d'un atelier régional sur le rapport provisoire de l'étude d'évaluation du mécanisme de financement autonome de la CEEAC, l'instance sous-régionale cumule actuellement des arriérés qui s'élèvent à 35 milliards de francs CFA. «L'institution fait face à un problème de sous-financement chronique qui s'aggrave...
(Agence Ecofin 15/02/18)
L’Organisation Internationale des Migrations (IOM), agence des Nations Unies, a lancé ce 15 février 2018 une application mobile destinée à sécuriser les déplacements des migrants d’Afrique de l’Est et de la corne de l’Afrique. L’innovation baptisée « MigApp », a été déployée au Burundi, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, en Ethiopie, au Rwanda, à Djibouti, au Soudan du Sud et en Somalie. D’après IOM, le choix de ces pays découle de leur fort taux d’utilisation du mobile. « MigApp » sert de guichet unique où les migrants peuvent accéder à des informations actualisées, fiables et pratiques ainsi qu'aux services de l'OIM. Alex Dougan, le chef de projet « MigApp » de l'OIM, explique que l'application a été développée «...
(AFP 14/02/18)
La police burundaise a implicitement menacé d'arrestation ceux qui font campagne pour le "non" au référendum constitutionnel très contesté prévu en mai et qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Je lance “un avertissement et une mise en garde à toute personne qui par son action ou son verbe, tentera d’entraver ce processus (...), particulièrement à la jeunesse qui est trompée par certains politiciens”, a lancé sur un ton solennel Pierre Nkurikiye, le porte-parole de la police, dans une vidéo postée mardi sur le site de la radio-télévision nationale. “L’exemple le plus récent ce sont les élèves et un instituteur qui ont été arrêtés hier (lundi) et aujourd’hui (mardi) à Ngozi (province du Nord),...
(Xinhua 14/02/18)
Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Burundi, Pierre Claver Ndayicariye, a annoncé mardi qu'en cinq jours seulement depuis le début de l'enrôlement des électeurs pour le référendum constitutionnel de mai 2018 et les élections générales de 2020, ce sont 56% d'entre eux qui se sont déjà faits enrôler. "Nous enregistrons des résultats globalement encourageants au niveau de toutes les provinces à la date du 12 février 2018, à savoir 2 505 829 inscrits, soit 56% de la population électrice attendue (4 552 679 personnes)", a annoncé Pierre Claver Ndayicariye au cours d'une réunion d'évaluation à mi-parcours de cette opération d'enrôlement des électeurs débutée le 8 février. Il a dit que cela a été possible grâce à...
(Xinhua 14/02/18)
Les arriérés de cotisations des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) s'élèvent à 35 milliards de francs CFA, a déclaré mardi dans la capitale tchadienne, Mangaral Banté, conseiller des réformes institutionnelles de l'organisation. "L'institution fait face à un problème de sous-financements chronique qui s'aggrave au fil des temps. Le taux de recouvrement des contributions des Etats membres est en baisse régulière. Il est passé de 73% en 2013 à 11% en 2017", a fait remarquer M. Banté qui s'exprimait à l'ouverture d'un atelier régional sur le rapport provisoire de l'étude d'évaluation du mécanisme de financement autonome de la CEEAC en cours depuis mardi à N'djamena. "En même temps, le stock des arriérés des contributions...
(La Tribune 13/02/18)
Les dirigeants burundais ont contesté avec véhémence le contenu du projet de rapport onusien sur la situation sécuritaire dans le pays le traitant de «faux et archifaux». Le document qui sera présenté ce 25 février devant les membres du Conseil de sécurité fait le point sur une situation sécuritaire «calme, mais instable» et une situation socio-économique qui ne cesse de «se détériorer». La tension est de plus en plus palpable entre l'ONU et l'Etat burundais. Face à la presse ce samedi 10 février, en marge d'une manifestation organisée par les autorités de la province urbaine de Bujumbura-Mairie abritant la capitale burundaise, les autorités burundaises se sont énergiquement exprimées contre le prochain rapport de l'ONU sur la situation au Burundi, allant...
(Xinhua 13/02/18)
Le Burundi souhaite s'aligner sur le modèle tanzanien incarné par le parc de Gombe (district de Kigoma) pour "tirer des dividendes économiques" sur ses chimpanzés, apprend-on de M. Samuel Ndayiragije, directeur général de l'Office burundais pour la Protection de l'Environnement (OBPE) et professeur à l'Université du Burundi(UB). M. Ndayiragije fait cette annonce au cours d'une interview accordée lundi à Xinhua sur la "contribution" des ...
(Agence Ecofin 13/02/18)
Réunis dans le cadre du 5ème Conseil sectoriel sur l'environnement et la gestion des ressources naturelles qui s’est tenu à Arusha, en Tanzanie, du 5 au 9 février 2018, les ministres des pays d’Afrique de l’Est, en l’occurrence le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l'Ouganda, ont approuvé un partenariat de coopération entre le secrétariat de la communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) et le Centre sur les politiques foncières en Afrique (ALPC). « Je voudrais saluer les efforts des hauts fonctionnaires, des secrétaires permanents et des ministres qui ont travaillé dur cette semaine, aboutissant à des décisions clés pour promouvoir la coopération régionale entre nos Etats partenaires sur des secteurs clés qui favorisent...
(Agence Ecofin 13/02/18)
L’intérêt des Etats de l’Afrique de l’Est pour les infrastructures énergétiques demeure élevé, mais les financiers restent préoccupés par les risques d’ordre politique et financier auxquels sont exposées les opérations réalisées dans cette région. C’est ce qui ressort du sommet est-africain de l’énergie qui s’est tenu du 6 au 8 février dernier, à Kampala. « En tant que banque, nous avons pour mission d’accompagner tous les projets, même ceux qui suscitent des réticences auprès des autres investisseurs. Mais cela nous expose à certains risques, d’ordre politique, si les élections n’ont pas lieu au temps prévu ou d’ordre économique en cas d’instabilité de la monnaie.», a affirmé Lungile Mashele, le spécialiste des énergies à la Banque de développement de l’Afrique australe...
(AFP 12/02/18)
Des milliers de personnes ont manifesté samedi à l’appel de la mairie de Bujumbura contre le récent rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Burundi, très critique envers la révision programmée de la Constitution. "Nous sommes ici pour dénoncer le rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Burundi, dans lequel il a menti énormément en parlant de notre pays. Je vous appelle à le huer très fort", a lancé à plusieurs reprises l’animateur officiel au micro, sous les huées et quolibets de la foule. Plusieurs pancartes dénonçaient "le travail sans valeur" de l’envoyé spécial de l’ONU, Michel Kafando...
(RFI 09/02/18)
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a besoin de 391 millions de dollars en 2018 pour venir en aide aux 430 000 Burundais réfugiés dans les pays voisins, Tanzanie, Rwanda, Ouganda et RDC. En 2017, le plan de réponse n'avait été financé qu'à hauteur de 21%, provoquant des problèmes dans l'assistance alimentaire, la fourniture d'abris, ou d'eau potable dans les camps. En 2018 le HCR, estime à 50 000 le nombre de nouveaux réfugiés burundais. Comment en arrive-t-il à ce chiffre ? « Tous les efforts...
(Xinhua 09/02/18)
Les travaux d'enregistrement des électeurs appelés à voter lors du référendum constitutionnel de mai 2018 et des élections générales de 2020 ont débuté jeudi à travers le Burundi. "Nous sommes ici pour nous enregistrer afin de préparer les élections", a lancé le premier vice-président Gaston Sindimwo après s'être inscrit à Bujumbura, invitant tous les Burundais ayant atteint l'âge requis de s'enrôler massivement. L'âge requis est de 18 ans, ce qui fait que les Burundais qui n'ont pas encore atteint cet âge mais qui, dans deux ans, l'auront atteint, peuvent s'inscrire non pas pour le référendum constitutionnel de cette année, mais pour les élections générales de 2020. L'enregistrement sera ouvert de 7h30 (5h30 GMT) à 17h30 (15h30 GMT) chaque jour jusqu'au...
(AFP 08/02/18)
L’inscription des électeurs pour le référendum constitutionnel prévu en mai 2018 et contesté par l’opposition a débuté jeudi au Burundi et durera jusqu’au 17 février, a annoncé la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). "Le rendez-vous de ce jeudi 8 février, c’est le démarrage de l'enrôlement des électeurs (...) Il se clôturera le 17 février 2018 à travers tout le pays. Les agents recenseurs seront dans les centres et bureaux d’inscription tous les jours de 7H30 à 17H30, même les samedis et dimanches", a annoncé le président de la Ceni,Pierre-Claver Ndayicariye, jeudi sur la radio nationale. Cette inscription sur le registre électoral concerne également les Burundais qui deviendront majeurs en 2020 pour les élections générales prévues cette année-là, selon la Commission...
(AFP 07/02/18)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, critique la volonté persistante des autorités du Burundi à réformer la Constitution sans tenir compte des avis de l'opposition, dans un rapport remis aux 15 membres du Conseil de sécurité. "Le gouvernement continue de chercher des amendements constitutionnels qui exacerbent les tensions avec l'opposition", relève Antonio Guterres dans ce document obtenu par l'AFP. "Même si le Burundi a un droit souverain à amender sa Constitution, je pense fermement qu'un processus aussi important doit être conduit d'une manière inclusive afin d'obtenir une participation et un consensus les plus larges possibles parmi les acteurs clés de la vie politique" dans ce pays...

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