Vendredi 24 Novembre 2017
(Xinhua 07/11/17)
Le directeur chargé de l'inspection à la Banque de la République du Burundi (BRB), Prosper Ngendanganya, a révélé lundi à la presse burundaise le contenu d'une nouvelle loi bancaire, qui exige aux sociétés de télécommunications de ne plus offrir des activités de services financiers numériques au Burundi. "On a imposé aux sociétés de télécommunications de pouvoir séparer les activités de communication et celles de services financiers numériques", a déclaré M. Ngendanganya au cours d'un point de presse. Il fait savoir que la BRB a donné à ces sociétés un délai de trois mois à partir de juillet 2017 pour se conformer à ce nouveau règlement qui leur impose de créer des sociétés autonomes qui vont exploiter ses services financiers numériques...
(Xinhua 06/11/17)
Le code burundais du travail devrait être revu rapidement en se focalisant sur l'augmentation des "taux minima" des salaires tant dans le secteur public que privé, a plaidé Tharcisse Gahungu, président de la Confédération Syndicale du Burundi (COSYBU). Regroupant environ 20 syndicats, la COSYBU est la principale confédération syndicale burundaise créée au cours des années 1960. M. Gahungu, qui s'exprimait vendredi dans un point de presse, a recommandé que la révision du code de travail ainsi souhaitée, doive toucher notamment l'article 74 de ce code datant des années 1980 et "qui n'est plus en adéquation" avec les réalités actuelles du terrain burundais. L'article 74 du code burundais du travail prévoit que les salaires sont librement fixés par le biais des...
(Agence Ecofin 06/11/17)
Selon Melissa Rousset, une spécialiste de la finance digitale, on verra se développer dans les prochaines années, en Afrique de l'ouest francophone, le crédit scoring, une technique qui consiste à évaluer la capacité de remboursement d’un demandeur de prêts, grâce à l'analyse des données le concernant. Le crédit scoring, très développé en Afrique de l'est, a permis d'y améliorer l'inclusion financière. Jusqu'à présent, la décision de donner ou non une suite favorable à un demandeur de crédit, repose encore largement sur des outils d'évaluation préconçues et peu flexibles. Par exemple, plusieurs consommateurs de crédit de communication téléphonique ne s'en rendent pas toujours compte, mais derrière le service de prolongation du temps ou du volume des appels, se cache un service...
(Xinhua 04/11/17)
La question de l'ancien chef d'Etat burundais, feu Melchior Ndadaye, démocratiquement élu le 1er juin 1993 et assassiné le 21 octobre de la même année dans un camp militaire de Bujumbura au cours d'une tentative de coup d'Etat militaire d'un groupe de militaires insurgés, est "très complexe", a estimé jeudi à Bujumbura au cours d'une interview accordée à Xinhua Jean-Louis Nahimana, président de la Commission vérité réconciliation du Burundi (CVR-Burundi). Vingt-quatre ans après son assassinat, la polémique sur ce dossier oppose toujours deux opinions dominantes...
(Xinhua 03/11/17)
Le mouvement des Burundais vers l'épargne est "encore faible" en dépit des progrès déjà enregistrés aujourd'hui, a indiqué mercredi Bernard Kinyata, président du conseil d'administration du Réseau des institutions burundaises de microfinance(RIM). M. Kinyata s'exprimait au cours d'un point de presse tenu au lendemain de la Journée internationale sur l'épargne célébrée le 31 octobre de chaque année. Citant les statistiques de la Banque de la république du Burundi (BRB) de 2012 ressorties d'une enquête sur le niveau d'inclusion financière, M. Kinyata a précisé que seulement 12% des Burundais disposeraient des comptes bancaires. Des progrès ont cependant été enregistrés au cours des dix dernières années, a-t-il nuancé, avant de révéler que de 2006 à 2016, le nombre d'épargnants dans les institutions...
(RFI 03/11/17)
Le président Pierre Nkurunziza a signé il y a quelque jours un décret qui vise à un contrôle strict de l'usage des fameux tambours du pays, qui ont été inscrits au patrimoine immatériel de l'humanité de l'Unesco en avril 2014. Une volonté de redorer le blason d'une tradition séculaire et symbole de la royauté au Burundi qui s'est trop banalisée au cours des dernières années selon les autorités. Le gouvernement exige désormais que les tambours ne soient battus que dans les cérémonies officielles, à moins d'une autorisation spéciale et de payer une forte redevance. Ces règles sont censées s'appliquer également dans tous les pays du monde mais des voix s'élèvent contre ce texte, qui interdit formellement aux femmes de battre...
(Xinhua 03/11/17)
Le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) est en train d'élaborer de nouvelles stratégies pour aider à transformer l'agriculture du continent, a déclaré jeudi un haut responsable de l'organisation. Diran Makinde, Conseiller principal du NEPAD pour l'industrialisation, la science, la technologie et l'innovation, a déclaré que les stratégies visent à répondre aux défis de développement auxquels fait face le secteur agricole en Afrique subsaharienne. "Les stratégies devraient contribuer à l'amélioration de la science, la technologie et l'innovation commerciale pour la transformation agricole rurale", a déclaré Makinde jeudi à Xinhua lors d'un symposium sur la bioéconomie régionale à Kigali. Il a ajouté que le NEPAD prévoit la promotion d'une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs en fournissant un environnement de...
(AFP 02/11/17)
Le président burundais Pierre Nkurunziza a récemment instauré un contrôle strict des fameux tambours du Burundi, qui sont désormais "interdits" aux femmes et dont l'usage sera rigoureusement encadré par les autorités, selon un décret présidentiel dont l'AFP a pris connaissance jeudi. "Il est strictement interdit aux personnes de sexe féminin de battre le tambour; elles peuvent néanmoins exécuter les danses folkloriques féminines en accompagnement au jeu du tambour", précise le texte, dès son préambule. De même, tous les groupes qui ont pour objectif de faire de l'"animation culturelle" doivent désormais se faire enregistrer au ministère de la Culture et ne pourront se produire en dehors des "cérémonies officielles qu'avec une autorisation du ministre". Cette demande d'autorisation doit être déposée deux...
(Xinhua 31/10/17)
Un total de 440.652 élèves dans 580 écoles fondamentales du Burundi au cours de l'année scolaire 2016-2017 sont bénéficiaires d'un repas chaud de midi dans le cadre de la mise en œuvre d'un programme gouvernemental de réduction des abandons scolaires à travers le pays, a révélé Liboire Bigirimana, responsable chargé du programme dans les écoles fondamentales. "Le rythme des abandons est devenu aujourd'hui inquiétant, alors que l'objectif du gouvernement est la scolarisation de tous les enfants en âge de l'être dans l'esprit de la Déclaration mondiale de Dakar (Sénégal) de 2000 appelant à l'éducation pour tous", a précisé lundi M. Bigirimana au cours d'une interview accordée à Xinhua. Sept provinces sur les dix-huit que compte le Burundi, sont jusqu'à ce...
(Jeune Afrique 31/10/17)
Dans son dernier rapport sur les perspectives régionales de l'économie de l'Afrique subsaharienne, le Fonds monétaire international confirme la reprise économique dans la zone, mais s'inquiète de voir dans certains pays le revenu par habitant se dégrader et l'endettement augmenter. C’est un tableau en demi-teinte que dresse le Fonds monétaire international (FMI) de l’économie de l’Afrique subsaharienne en cette fin d’année. Dans ses Perspectives régionales intitulées « Ajustement budgétaire et diversification économique » publiées le 30 octobre, le Fonds confirme que la zone est en cours de rétablissement. Son taux de croissance annuel se raffermit de 1,4% en 2016, à 2,6% en 2017 et à 3,4% en 2018. Si l’on exclut les deux géants malades que sont le Nigeria et...
(AFP 30/10/17)
Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans tout le Burundi, à l'appel du gouvernement, pour "célébrer" le retrait du pays de la Cour pénale internationale (CPI), effectif depuis vendredi. Quelque 5.000 personnes, dont des centaines de conducteurs de taxis-vélos, taxis-motos et tuk-tuk, ont défilé dans les rues de Bujumbura, en chantant et dansant au son d'une fanfare, a constaté un photographe de l'AFP. Au long d'un parcours qui les a menés notamment devant l'ambassade du Rwanda, de la Belgique et de l'Union européenne - véritables bêtes noires du régime -, ils ont lancé des slogans du genre "Bye bye CPI", "le Burundi vient d'écrire l'une des plus glorieuses pages de l'histoire du monde" ou encore "le Burundi est un...
(Le Point 30/10/17)
Pierre Nkunrunziza ne veut pas prendre le risque d'être poursuivi par la CPI, il a donc engagé la procédure de retrait de son pays. Peut-être un peu trop tard... C'est officiel depuis ce vendredi 27 octobre 2017, le Burundi est devenu le premier pays à quitter la Cour pénale internationale (CPI) créée il y a quinze ans à La Haye. Cela aura pris une année entière au pays de Pierre Nkurunziza pour obtenir son retrait de l'organisation internationale dépendante des Nations unies, établie en 1998 par le statut de Rome (entré en vigueur en 2002), dont l'objectif est de poursuivre les auteurs accusés de génocide, crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. Le processus s'est accéléré quand le 12 octobre...
(La Tribune 30/10/17)
Nouveau claquage de porte à La Haye aux Pays-Bas dans la fronde africaine contre la Cour pénale internationale (CPI). En véritable crise de crédibilité et de légitimité sur un continent où elle est accusée d’acharnement anti-africain, l’institution de Fatou Bensouda vient de perdre un de ses 122 pays-membres. Le Burundi de Pierre Nkurunziza qui avait entamé sa procédure de retrait un an plus tôt vient d’acter son départ. Il est le premier Etat en Afrique et dans le monde à aller jusqu’au bout de son retrait. La Gambie a fait machine arrière in extremis à la faveur d'un changement de régime. La Zambie a été contrainte de renoncer à son retrait après une consultation populaire négative. Mais le Burundi allègrement...
(Jeune Afrique 28/10/17)
Un an après avoir notifié au Secrétaire général de l'ONU sa décision de se retirer du statut de Rome, le Burundi ne fait plus partie, à compter de ce vendredi, des États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Un retrait qui n'a cependant pas de conséquence sur l'examen préliminaire en cours concernant ce pays. C’est à coup de hashtag #BurundiOut que les autorités burundaises saluent, à leur manière, le retrait officiel, ce vendredi 27 octobre, de leur pays du Statut de Rome instituant la CPI. Désormais, « la liste des États parties à la CPI est amputée d’un membre : le Burundi », a commenté Alain Aimé Nyamitwe, chef de la diplomatie burundaise, sur son compte...
(Xinhua 28/10/17)
Le gouvernement burundais vient de donner son feu vert à la commission nationale chargée de proposer les amendements à l'actuelle constitution, pour l'élaboration d'une constitution amendée, prévoyant un régime semi-présidentiel et semi-parlementaire. Philippe Nzobonariba, secrétaire général du gouvernement et porte-parole du gouvernement, dans un communiqué de presse publié vendredi sur une réunion extraordinaire du conseil des ministres tenu le 24 octobre dernier, a révélé les principales propositions du rapport de cette commission. "Il est proposé un régime semi-présidentiel et semi parlementaire ; ses principaux caractéristiques étant que le chef de l'Etat est élu au suffrage universel direct avec des prérogatives propres, qui ne peut être déchu qu'en cas de haute trahison, avec un Premier ministre chef du gouvernement, responsable devant...
(Xinhua 28/10/17)
La ministre burundaise de la Justice et Garde des Sceaux, Aimé-Laurentine Kanyana, a exprimé vendredi sa "grande satisfaction" à la suite du retrait "définitif" du Burundi du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale(CPI) devenu effectif depuis ce 27 octobre 2017, une année après la promulgation d'une loi portant retrait du Burundi du Statut de cette juridiction internationale adopté à Rome le 17 juillet 1998. Le 27 octobre 2016 à Bujumbura, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a, après l'aval de son gouvernement et des deux chambres bicaméral burundais (assemblée nationale et sénat), amorcé le processus ad hoc en promulguant une loi portant retrait du Burundi du Statut de la CPI. Auparavant, son prédécesseur au poste de président du...
(Xinhua 28/10/17)
L'Union africaine (UA) et ZTE, une entreprise chinoise spécialisée dans le secteur de l'information et des télécommunications, ont lancé jeudi un projet de système de surveillance de la santé intelligente au siège de l'UA à Addis-Abeba. Les deux parties avaient signé l'année dernière l'accord sur le projet, pour renforcer la coopération dans le domaine des TIC et de la transformation numérique intelligente, et fournir à la Commission de l'UA un centre de surveillance de la santé intelligente. Le Centre de surveillance de la santé intelligente offre une plate-forme opportune pour contribuer aux efforts de développer une solution de soins de santé durable, a déclaré Albert M. Muchanga, Commissaire à l'Industrie et au Commerce de l'UA, à la cérémonie d'inauguration. Le...
(APA 27/10/17)
Le Burundi est devenu vendredi le premier pays à quitter la Cour pénale internationale (CPI), créée il y a quinze ans à La Haye pour poursuivre les auteurs des pires atrocités dans le monde. "Le retrait du Burundi... prendra effet le vendredi 27 octobre", a rapporté un porte-parole de la Cour à l'AFP, exactement un an après que le Burundi avait notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer du seul tribunal permanent qui juge les crimes de guerre. Camouflet à la justice internationale, ce retrait "intervient au moment où la machine (répressive) continue de tuer impunément au Burundi", a déclaré vendredi Lambert Nigarura, président de la coalition du pays à la CPI. Toutefois, une enquête préliminaire se...
(Le Monde 27/10/17)
Alors que le pays est le premier à quitter la CPI, le président pourrait se représenter en 2020 voire en 2027 grâce à un projet de réforme constitutionnelle. Les uns après les autres, rapports et témoignages dressent depuis 2015 un bilan étourdissant de la répression contre l’opposition et du système de terreur qui s’enracine au Burundi. En vain. Pendant ce temps, le président Pierre Nkurunziza assoit son pouvoir. Trois événements quasi simultanés confirment ce constat : une Constitution à sa main, le principal mouvement rebelle armé décapité et la porte claquée au nez de la Cour pénale internationale (CPI), dont le pays est, vendredi 27 octobre, le premier à se retirer. Sur le plan institutionnel, le président – âgé de...
(APA 27/10/17)
APA - Bujumbura (Burundi) - Le Burundi a mis en exécution sa menace de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) brandie le 27 octobre 2016, devant ainsi le premier pays à quitter officiellement cette juridiction pénale internationale basée à la Haye (Pays Bas), a-t-on appris vendredi auprès de la Cour. Le Burundi s’était plaint que la CPI soit un "moyen politique" utilisé par la communauté internationale pour "opprimer les pays africains". D'autres pays africains dont la Gambie le Kenya et l'Afrique du Sud avaient également annoncé leur retrait en 2016 avant de revenir sur leur décision. La CPI compte 124 Etats-membres dont 34 pays africains Elle est chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre...

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