Dimanche 22 Avril 2018
(AFP 09/03/18)
Trois activistes de la société civile du Burundi, accusés d'"atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat", ont été condamnés en leur absence à 10 ans de prison chacun jeudi par le tribunal de Muramvya (centre), a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Emmanuel Nshimirimana, représentant dans la province de Muramvya de Paroles et actions pour le réveil des consciences et l'évolution des mentalités (Parcem), une organisation militant notamment pour la bonne gouvernance, et deux de ses collaborateurs locaux, Aimé Constant Gatore et Marius Nizigiyimana, avaient été arrêtés en juin 2017. "Le TGI de Muramvya a condamné hier (jeudi) les trois membres de l'organisation Parcem à 10 ans de prison"...
(RFI 09/03/18)
Au Burundi, le président Pierre Nkurunziza a lancé une grande campagne de moralisation, passée notamment par l'obligation faite aux couples vivant en union libre de légaliser leur mariage avant la fin de l'année 2017. Les hommes qui ont des concubines ou ayant plusieurs femmes ont été à l’occasion sommés de garder la première de ces femmes. Pierre Nkurunziza a également lancé ce qu'il appelle des séances de moralisation de la société burundaise, sort de cours d'éducation civique et de patriotisme. Mercredi 7 mars, il était...
(Xinhua 08/03/18)
Les contributions financières en cours de collecte auprès des Burundais sont "exclusivement" destinées au financement des futures élections de 2020, a déclaré mercredi Pierre-Claver Ndayicariye, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du pays. Sur les ondes de la radio nationale, M. Ndayicariye a précisé que ces contributions financières ne sont nullement destinées au référendum constitutionnel projeté pour mai prochain comme d'aucuns pourraient le penser, mais bel et bien au futur scrutin multipartite attendu au Burundi à l'horizon 2020. Les contributions des citoyens burundais, qui tombent aujourd'hui, "concernent spécifiquement les élections de 2020". "Je peux vous révéler sur base des éléments recueillis au cours d'une séance récente avec une structure gouvernementale compétente en la matière, (que) très prochainement seront...
(AFP 08/03/18)
Environ 2.500 réfugiés burundais, qui craignaient d'être rapatriés, ont été escortés mercredi jusqu'au Rwanda par les casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), a annoncé à l'AFP l'un de leurs porte-parole. "Cela faisait deux mois qu'on était sans aucune assistance alimentaire ou autre de la part du HCR (Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés) ou des autorités congolaises, on vivait sous les menaces de nos voisins congolais et on craignait de se faire extrader vers le Burundi par les autorités congolaises", a expliqué Dionyse Nyandwi. Les 2.579 réfugiés burundais ont parcouru à pied les 5 km séparant Kamanyola (RDCongo) du poste-frontière rwandais de Bugarama à pied, "sauf les blessés et ceux qui sont...
(Xinhua 08/03/18)
Le Burundi prépare une réglementation spécifique sur les "formations universitaires du soir" pour mettre fin aux "irrégularités" observées en la matière, a déclaré mercredi Isidore Ntirampeba, conseiller principal chargé de la communication auprès du cabinet du deuxième vice-président du Burundi, Joseph Butore. Dans un point de presse animé mercredi à Bujumbura, M. Ntirampeba est intervenu à ce sujet au lendemain de la transmission d'une correspondance envoyée, par le cabinet du vice-président Butore, à la ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique, Janvière Ndirahisha, lui demandant de fournir une "note complète" montrant les envoyés de la Fonction Publique burundaise ayant déjà suivi de telles formations dispensées à travers le pays. L'intention du gouvernement burundais, a-t-il précisé,...
(RFI 08/03/18)
A Kamanyola, dans l'est de la République démocratique du Congo, quelque 2 500 réfugiés burundais ont pris de court tout le monde, mercredi 7 mars au matin, en décidant de passer au Rwanda voisin. Ils vivaient dans des conditions très difficiles, après la mort de 39 des leurs, tués par l'armée congolaise en septembre 2017 à la suite de violences qui avaient également couté la vie d'un soldat. Ils habitaient désormais dans des abris de fortune, devant un camp des casques bleus de la Monusco. Entre l’absence d’assistance de la part du Haut Commissariat aux réfugiés depuis plus de deux mois, des menaces de la part de voisins congolais et, surtout, la peur de se faire extrader vers le Burundi,...
(Xinhua 08/03/18)
Près de 2500 réfugiés burundais qui étaient cantonnés dans un camp de transit à Kamanyola, au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont traversé en masse mercredi la frontière pour se rendre au Rwanda, selon les autorités frontalières de la RDC, basées à Bukavu. Un responsable du service de migration de la RDC a indiqué que ces réfugiés burundais qui ont traversé la frontière se trouvent actuellement à Bugarama, au Rwanda. La mission de maintien de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo, la MONUSCO, affirme avoir escorté ces réfugiés burundais jusqu'à la frontière avec le Rwanda pour une traversée sécurisée. "Ils nous ont signifié leur volonté de quitter le camp de transit de...
(APA 07/03/18)
APA-Libreville (Gabon)- La Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) a annoncé, mardi, la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme en Afrique centrale. Le communiqué final des travaux du Conseil des ministres qui s’est achevés dimanche dernier, mais rendu public mardi, informe que la création d’un centre régional de lutte contre le terrorisme a été débattue dans le cadre de la stratégie de sécurisation des intérêts vitaux dans le Golfe de Guinée, ainsi que la mise en œuvre de la convention de Kinshasa sur les armes légères et de petit calibre. Mais avant d’aboutir à la mise en œuvre de la stratégie régionale, les ministres de la CEEAC veulent d’abord procéder à l’activation, à la reconfiguration et...
(RFI 06/03/18)
L'administrateur de Kiremba et son adjoint chargé du sport ont été écroués pour « complot contre le chef de l'État » en fin de semaine dernière. Leur faute : avoir « permis » que le président Pierre Nkurunziza soit malmené physiquement au cours d'un match de football qui s'était déroulé le 3 février dans cette commune du nord du Burundi. On ne rigole pas avec les tibias de Pierre Nkunrunziza. Le 3 février dernier, l'équipe du président, l'Alléluia FC, affronte le club de Kiremba. Kiremba, pour l'occasion, a recruté quelques joueurs parmi les réfugiés congolais du...
(RFI 06/03/18)
C'est désormais définitif, la Commission nationale indépendante des droits de l'homme du Burundi, la CNIDH, a perdu son statut A, un label donné aux Commissions nationales qui ont prouvé leur indépendance par rapport aux pouvoirs en place, selon les principes d'un accord international signé à Paris, et qui lui conférait un grand prestige. C'est un véritable coup dur pour cette commission, qui pourrait se traduire par la suspension des aides extérieures qui faisaient vivre cette institution jusqu'ici. Cette décision vient d'être prise par les instances habilitées de l'ONU (le sous-comité d'accréditation des Institutions nationales des droits de l'homme, INDH) au bout d'un processus qui a commencé en décembre 2016 et qui pointe le manque d'indépendance de la CNIDH-Burundi, la minimisation...
(AFP 02/03/18)
Deux responsables administratifs burundais ont été écroués, pour avoir "permis" que le président, Pierre Nkurunziza, soit malmené physiquement au cours d'un match de football, a-t-on appris vendredi de source judiciaire et auprès de témoins. L'administrateur de la commune de Kiremba (nord), Cyriaque Nkezabahizi, et son adjoint chargé du sport, Michel Mutama, ont été écroués jeudi à la prison de Ngozi, à 130 km au nord de Bujumbura, pour des faits liés à un match qui a eu lieu le 3 février. Ce match opposait l'équipe de M. Nkurunziza, le Alléluia FC, au club de Kiremba. Pour l'occasion, les deux responsables auraient recruté des joueurs parmi les réfugiés congolais du camp de Musasa, à Kiremba, selon des témoignages recueillis au téléphone...
(Xinhua 02/03/18)
Le lac Tanganyika, deuxième plus grand lac d'Afrique, fait face à la dégradation et à une pollution aiguë du côté du Burundi, apprend-t-on de Albert Mbonerane, ancien ministre burundais de l'Environnement sous le gouvernement de transition du Burundi de l'ex-président Domitien Ndayizeye. "Sa dégradation a commencé à avoir un impact sur les générations actuelles et affectera sérieusement les générations futures si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement pour rectifier le tir en la matière", a alerté lors d'une interview à Xinhua M. Mbonerane, qui est également président-fondateur d'ACV (Action ceinture verte), une...
(APA 02/03/18)
APA-Libreville (Gabon) - Le Sommet des chefs d’Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la sécurité et la paix dans la sous-région, initialement prévu les 5 et 6 mars à Libreville, a été reporté à une date ultérieure, a appris APA auprès de l’institution régionale. Ce report est annoncé alors que se tient depuis mercredi, la 19-ème session ordinaire de la commission de défense et de sécurité(CDS) du COPAX dans la capitale gabonaise. Les chefs d’Etat-major généraux, les commandants en chef de gendarmerie et de police, les hauts responsables des ministères des Affaires étrangères et des relations extérieures et les hauts responsables de la CEEAC ont planché sur le rapport de leurs travaux démarrés...
(RFI 02/03/18)
Fondée en 2008, la start-up américaine Bridge International Academies a ouvert des centaines d’écoles privées à bas coût en Afrique, principalement au Kenya, mais aussi en Ouganda, au Liberia et au Nigeria. Or aujourd’hui, ces établissements sont de plus en plus controversés. Ce 1er mars, 88 organisations de la société civile du monde entier ont envoyé une lettre aux investisseurs de Bridge International Academies pour leur demander de cesser leur soutien à cette start-up américaine d'écoles à bas coût sur le continent africain fondée en 2008. Parmi les destinataires, on compte le patron de Facebook Mark Zuckerberg et le fondateur de Microsoft Bill Gates, dont les fondations sont des investisseurs directs. Mais l'on retrouve aussi des investisseurs indirects, comme la...
(RFI 27/02/18)
Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, dénonce des « abattoirs d'êtres humains » dans plusieurs régions du monde. Outre la Syrie ou le Yémen, il cite notamment deux pays du continent africain: la République démocratique du Congo et le Burundi. Des propos tenus ce lundi matin 26 février devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, réuni à Genève en Suisse, à l'occasion de sa 37e session ordinaire. « La Ghouta orientale et les autres zones assiégées de Syrie, l'Ituri et les Kasaï en République ...
(AFP 26/02/18)
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Burundi, le Burkinabé Michel Kafando, a souligné lundi devant le Conseil de sécurité que ce pays, en crise depuis 2015, "reste un sujet de préoccupation pour la communauté internationale". "Il revient à l'Union africaine de rester fortement engagée en vue de l'aboutissement d'une médiation", a-t-il ajouté. Le responsable a aussi rejeté les critiques burundaises sur l'implication de l'ONU pour aider à résoudre la crise, assurant qu'elle ne comportait ni "ingérence", ni "partialité". L'objectif des Nations unies, c'est de "tirer la sonnette d'alarme", a fait valoir l'envoyé spécial, en évoquant les nombreuses difficultés politiques, sociales et économiques traversées par le pays. Le Burundi est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en...
(RFI 26/02/18)
Le cas du Burundi doit être abordé ce lundi au Conseil de sécurité des Nations unies. À cette occasion, la Fédération internationale de la ligue des droits de l'homme (FIDH) et la ligue ITEKA au Burundi publient une note sur la situation dans le pays avec des recommandations à destination des diplomates onusiens. Un référendum est prévu en mai prochain au Burundi pour décider d'un changement de Constitution qui permettrait, entre autres, au président Pierre Nkurunziza de se représenter pour deux nouveaux mandats. Selon la FIDH, « les autorités mènent une campagne...
(RFI 24/02/18)
Le 19e sommet de la communauté est-africaine s'est tenu cette semaine en Ouganda. Les présidents burundais Pierre Nkurunziza et rwandais Paul Kagame étaient absents. Par contre, le président Salva Kiir était présent. Un sommet axé plus spécifiquement sur la santé et les infrastructures. Mais parmi les autres questions à l'ordre du jour : le Burundi, dont l'Ouganda est officiellement le médiateur dans la crise et dont les avancées restent très limitées. Benjamin Mkapa, le facilitateur de la médiation burundaise, a rendu hier vendredi son rapport...
(Xinhua 23/02/18)
Le 19ème sommet de la Communauté Est-Africaine (CEA) prévu le 23 février 2018 à Kampala (Ouganda) pourrait "prendre position" sur le bilan des quatre sessions du dialogue politique "extérieur" interburundais déjà organisées à Arusha (nord de Tanzanie) depuis janvier 2016, a déclaré jeudi dans un point de presse M. Abel Gashatsi, président de l'Union pour le Progrès National (UPRONA, 2ème parti au pouvoir). Ancien parti unique de 1966 à 1992, l'UPRONA est la formation politique du 1er vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo, qui représentera le président Pierre Nkurunziza dans ces assises des chefs d'Etat et de Gouvernement des six pays membres de la CEA, à savoir le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, le Burundi, le Rwanda et le Soudan du Sud...
(RFI 23/02/18)
Le dernier rapport des Nations unies sur la situation humanitaire dans ce pays qui traverse une crise politique doublée d'une grave crise socio-économique fait des vagues, alors qu'il était présenté dans un premier temps comme le fruit d'un travail d'équipe entre toutes les organisations humanitaires œuvrant au Burundi et le gouvernement. Cela avait surpris, car Bujumbura, qui assure que « tout va très bien », refuse d'habitude de s'associer à toute initiative internationale qui donne « une mauvaise image » du pays. Ce qui n'est pas le cas de ce rapport qui décrit une situation très alarmante avec un tiers de la population qui a besoin d'une aide humanitaire. Retour sur cette folle semaine. C'est silence radio depuis deux jours...

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