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Mercredi 27 Mai 2015
(AFP 27/05/15)
L'organisation des élections générales au Burundi, censées débuter le 5 juin, est impossible en raison du "désordre politique et sécuritaire" actuel dans le pays, a estimé l'opposition, qui a appelé la communauté internationale à ne pas "cautionner" ce "hold-up électoral". Depuis la désignation fin avril du président Pierre Nkurunziza comme candidat à un troisième mandat pour la présidentielle du 26 juin, "le pays a sombré dans une situation de désordre politique et sécuritaire qui ne peut en aucun cas permettre des élections apaisées, inclusives, transparentes, libres et crédibles", a estimé l'opposition dans une déclaration commune transmise mercredi à l'AFP.
(Jeune Afrique 27/05/15)
La France a emboîté le pas à d'autres pays en suspendant sa coopération sécuritaire avec le Burundi. Bujumbura dénonce les pressions diplomatiques. À mesure que le pays s'enfonce dans la crise liée à la candidature contestée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, les autorités burundaises sont mises sous pression par la communauté internationale. Des semonces diplomatiques dénoncées et rejetées mardi par Bujumbura. "Le gouvernement du Burundi est (...) profondément préoccupé par l'activité diplomatique en cours qui tend à saper et - dans une large mesure - à dénigrer les institutions républicaines et constitutionnelles du pays", a déclaré sur les ondes de la radio nationale le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba. La France suspend sa coopération sécuritaire Alors que...
(AFP 27/05/15)
Des tirs soutenus ont retenti pendant près d'une heure mardi peu avant la tombée de la nuit dans le quartier de Cibitoke, fief de la contestation à Bujumbura contre la candidature du président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Il était impossible de connaître l'origine des séries de coups de feu très rapprochés, mais la population évoquait une descente des "Imbonerakure". Qualifiée de "milice" par l'ONU, cette ligue de jeunesse du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, est accusée par...
(Xinhua 27/05/15)
Le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Alphonse Ntumba Luaba, a annoncé lundi une éventuelle délocalisation du Secrétariat exécutif de cette institution vers un autre pays pour question de sécurité du personnel et pour le bon fonctionnement de la Conférence. "Les chefs d'Etat et de gouvernement de la CIRGL ont décidé au cours du sommet de Luanda la délocalisation temporaire du Secrétariat exécutif de la Conférence pour permettre la sécurité, la sûreté et...
(Jeune Afrique 27/05/15)
La Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) a annoncé mardi la tenue d'un nouveau sommet sur le Burundi ce dimanche 31 mai à Dar es Salaam. Mais l'incertitude demeure sur la présence de Pierre Nkurunziza qui vient d'échapper à un coup d'État. Absent du pays le 13 mai pour prendre part au sommet de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) à...
(Belga 27/05/15)
Contesté dans les rues de la capitale, le président burundais Pierre Nkurunziza a durci le ton mardi en rejetant les pressions diplomatiques qui "sapent" les institutions. France, Belgique et Suisse ont engagé des mesures de rétorsion. Les observateurs craignent à la fois une reprise de la guerre civile qui a déchiré le pays, une contagion de la guerre à l'étranger et un durcissement du régime. La police était de nouveau déployée en force dans les quartiers contestataires de Bujumbura mardi...
(RFI 27/05/15)
Le pouvoir burundais a rejeté mardi les pressions étrangères alors que les manifestations se sont poursuivies un mois jour pour jour après le début de la contestation contre un troisième mandat du président Nkurunziza. « Le gouvernement est (...) profondément préoccupé par l'activité diplomatique en cours qui tend à saper et – dans une large mesure – à dénigrer les institutions républicaines et constitutionnelles » du pays, a dénoncé le porte-parole du gouvernement. Un discours qui suscite un certain malaise...
(La Voix de l'Amérique 27/05/15)
Il était impossible de connaître l'origine des séries de coups de feu très rapprochés, mais la population évoquait une descente des "Imbonerakure". Qualifiée de "milice" par l'ONU, cette ligue de jeunesse du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, est accusée par ses adversaires d'être chargée des basses oeuvres du parti, notamment d'intimidations et d'agressions à leur encontre. Un photographe étranger a indiqué avoir vu un mort et deux blessés par balles dans le quartier. "Ce sont les miliciens du parti" qui...
(Le Monde 27/05/15)
Des manifestations hostiles au président burundais, Pierre Nkurunziza, ont repris lundi 25 mai au matin dans plusieurs quartiers de Bujumbura, la capitale. A Cibitoke et à Mutakura, plusieurs centaines de jeunes défilaient en dansant et en chantant des slogans anti-Nkurunziza. Les routes principales étaient jonchées de grosses pierres, de barricades de fortune faites de troncs d'arbre, parfois calcinés et encore fumants. Les rassemblements ont débuté dès l'aube. « On a commencé à barrer la route à 4 heures du matin...
(AFP 26/05/15)
Le gouvernement burundais a appelé ses concitoyens à la "solidarité nationale" et a ouvert une souscription publique pour financer les prochaines élections, a-t-on appris mardi de source officielle. "Le gouvernement invite les citoyens patriotes (...) à une contribution volontaire pour appuyer les efforts déjà consentis par les amis du Burundi" pour financer les élections, indique un communiqué de la présidence, qui précise qu'un compte dédié a été ouvert auprès de la Banque du Burundi. "Appuyé par ses partenaires, le gouvernement...
(AFP 26/05/15)
La France a suspendu sa coopération sécuritaire avec le Burundi, a-t-on appris mardi de source diplomatique française à Bujumbura. La France a gelé sa coopération dans les domaines de la police et de la défense, a indiqué cette source, alors que le pays connait depuis un mois un vaste mouvement de contestation populaire contre le président Pierre Nkurunziza sévèrement réprimé par la police.
(AFP 26/05/15)
Au loin sur la route, un groupe de jeunes approche, brandissant gourdins et fouets de caoutchouc. "Les Imbonerakure!", affirme, entre crainte et colère, un jeune de Kinama, quartier de Bujumbura acquis aux FNL, un parti d'opposition au président Pierre Nkurunziza. Les Imbonerakure - littéralement "ceux qui voient loin" - sont les membres de la Ligue de jeunesse du parti présidentiel CNDD-FDD. Les opposants à la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat les accusent de multiplier intimidations et agressions, voire de prêter main-forte à la police dans la répression des manifestations qui agitent Bujumbura et...
(AFP 26/05/15)
Le gouvernement burundais a ouvert une ligne budgétaire de 44 milliards de francs burundais (environ 25 millions d'euros) pour financer les élections législatives et présidentielle des 5 et 26 juin, après la suspension de leur financement par les bailleurs, a-t-on appris mardi de source officielle. Belgique, Pays-Bas et Suisse avaient annoncé à la mi-mai la suspension de leur aide au processus électoral - soit environ 80% de son financement - et demandé le report des élections, estimant pas réunies les "conditions minimales" pour ces scrutins, en raison du mouvement de contestation lancé le 26 avril après l'annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Selon un décret présidentiel...
(AFP 26/05/15)
Les dirigeants des pays de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) se réuniront dimanche en Tanzanie pour un deuxième sommet sur la crise politique déclenchée après l'annonce de la candidature du président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, a annoncé mardi l'EAC. "Le sommet se tiendra le 31 mai à Dar es Salaam", capitale économique tanzanienne, a déclaré Othieno Owora, du secrétariat de l'EAC. "Tous les chefs d'Etat vont venir", a-t-il ajouté. L'EAC réunit la Tanzanie, le Burundi, le Kenya, l'Ouganda et le Rwanda. Le précédent sommet avait déjà été organisé à Dar es Salaam. Des généraux...
(RFI 26/05/15)
Après un week-end de trêve au Burundi, l'opposition avait appelé à la reprise des manifestations anti-troisième mandat. Un appel moins suivi que les semaines précédentes : quelques centaines de personnes se sont mobilisées dans la capitale, ce lundi. Et pour la première fois, le gouvernement burundais s'est exprimé sur la crise qui touche le pays. Le gouvernement burundais était bien silencieux depuis le début de la crise. Il a fallu attendre la nuit du 25 au 26 mai pour qu’il...
(AFP 26/05/15)
Contesté dans la rue et sous pression de la communauté internationale, le président burundais Pierre Nkurunziza a durci le ton mardi en rejetant les pressions diplomatiques qui "sapent" les institutions et en réaffirmant que "certaines questions" ne peuvent "être sujet à débat". "Le gouvernement est (...) profondément préoccupé par l'activité diplomatique en cours qui tend à saper et - dans une large mesure - à dénigrer les institutions républicaines et constitutionnelles" du pays, a dénoncé sur les ondes de la radio nationale le porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba. Ces déclarations interviennent un mois jour pour jour après le début des manifestations dans la capitale burundaise pour protester contre la candidature du...
(Le Monde 26/05/15)
Ancien premier ministre de Tanzanie et ancien secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, Salim Ahmed Salim interpelle le gouvernement burundais, l’Union africaine, et la communauté internationale. Il demande à ce que des mesures concrètes soient prises pour la préservation de la paix durement acquise par le Burundi et la région. Il y a quinze ans, quand j’occupais le poste de secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, je me portais témoin d’un accord de paix historique à Arusha, en...
(RFI 26/05/15)
Au Burundi, alors que plusieurs bailleurs de fonds ont décidé de suspendre leur soutien au processus électoral, le président Pierre Nkurunziza a signé un décret sur le financement des élections dans son pays. Ce décret prévoit l'augmentation du déficit et prévoit de rogner sur le budget de certains ministères, afin de dégager 25 millions d'euros soit 44 milliards de francs burundais. « Vu l'urgence et la nécessité de donner des moyens à la commission électorale nationale indépendante pour l'organisation des...
(iTele 26/05/15)
Depuis le 26 avril, la société civile, l'opposition et l'Eglise catholique mènent la fronde contre le président Pierre Nkurunziza. Ce dernier a annoncé son intention de briguer un troisième mandat, perturbant l'accord de paix qui a mis fin à plus de dix ans de guerre civile. Des militaires ont essayé de renverser le chef d'Etat le 14 mai dernier alors qu'il se trouvait en Tanzanie. L'opposition a suspendu un timide début de dialogue avec le gouvernement dimanche 24 mai après...
(Le Monde 26/05/15)
Au Burundi, les manifestations contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza secouent depuis près d’un mois le pays apportant chaque jour leur lot de blessés et de tués. Samedi 23 mai au soir, pour la première fois c’est un opposant qui a été visé. Zedi Feruzi, le président du parti de l’UPD a été assassiné dans le quartier de Ngagara alors qu’il rentrait chez lui, sous protection policière. « L’UPD est un parti pour la paix », expliquait avec...

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