Burundi : plus de 100 journalistes contraints à fuir le pays, s’alarme la FAJ | Africatime
Lundi 23 Janvier 2017

Burundi : plus de 100 journalistes contraints à fuir le pays, s’alarme la FAJ

Burundi : plus de 100 journalistes contraints à fuir le pays, s’alarme la FAJ
(Agence d'information d'afrique centrale 19/11/15)

Dans un communiqué publié le mercredi 18 novembre, la Fédération africaine des journalistes (FAJ) a interpellé le gouvernement du président Pierre Nkurunziza sur le harcèlement des journalistes et professionnels des médias dans le pays depuis le début de la crise.

«Au nom de la FAJ, nous soutenons les journalistes burundais et demandons à toutes les organisations des médias et des droits de l’Homme de les assister en ces moments difficiles. Par ailleurs, nous demandons au président Pierre Nkurunziza d’ordonner la fin du harcèlement contre les journalistes travaillant dans le pays», a réclamé Maria Luisa Rogerio, la présidente intérimaire de la FAJ. Les journalistes locaux et des correspondants étrangers sont régulièrement pris à partie dans ce conflit, opposant le pouvoir en place et l’opposition, a-t-elle regretté.

Les cas d’harcèlement sont nombreux, précise Luisa Rogero, « le directeur du journal en ligne www.iwacu-burundi.org, Antoine Kaburahe a reçu, le 12 novembre dernier, une convocation pour se présenter au parquet pour interrogatoire en rapport avec la tentative de coup d’état du 13 mai 2015. Il a été entendu, le lundi 16 novembre, et l’instruction du dossier va se poursuivre, selon son avocat ». Un sort plus dur est infligé, le 06 novembre dernier, au journaliste Blaise Célestin Ndihokubwayo, travaillant pour le siteweb de la radio Isanganiro.

D’après la FAJ, le confrère a été arrêté pendant qu’il était en reportage dans la commune de Mukike dans la province de Bujumbura. Il avait déjà été arrêté, le 27 octobre dernier, avec un autre confrère, Bernard Bankukira. Poursuit la même source, le journaliste Egide Mwemero, travaillant pour une radio burundaise: radio publique africaine (RPA), a été arrêté à Goma en République Démocratique du Congo sur demande des autorités de Bujumbura depuis le 13 Octobre 2015. Il aurait été transféré en prison à Kinshasa la capitale. « Nous demandons aux autorités congolaises de libérer ce journaliste puisqu'aucune charge n'est portée contre lui », a exigé la FAJ.

La situation au Burundi est catastrophique, selon les ONG des droits de l’Homme. Les stations radios, les rédactions et matériels de reportage ont été saccagés. A en croire, la Fédération internationale des journalistes(FAJ) y compris les ONG des droits de l’Homme, plus de 100 journalistes se sont réfugiés au Rwanda voisin et dans les pays de la région et d’Europe. «La situation s’aggrave de jour en jour tant pour les journalistes burundais en exil, que pour ceux restés au pays. Leurs organes de presse étant détruits, ils se sont organisés pour s’occuper et travailler en ligne, mais malheureusement sont interdits d’aller sur le terrain et se font continuellement harceler, arrêter, et accuser de travailler avec la rébellion», a décrié le président de l’Union burundaise des journalistes, Alexandre Niyungeko, cité dans par les médias.
Fiacre Kombo

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