Parcem : «Le Burundi se dirige tout droit vers l’abîme» | Africatime
Mardi 25 Avril 2017

Parcem : «Le Burundi se dirige tout droit vers l’abîme»

Parcem : «Le Burundi se dirige tout droit vers l’abîme»
(Iwacu 16/03/17)
Faustin Ndikumana, président de Paroles et actions pour le changement des mentalités (Parcem).

«Notre pays ne représente pas un enjeu géopolitique considérable dans le monde. Son économie ne pèse pas grand-chose au sein de la communauté est-africaine. Sur 150 milliards de dollars de PIB, il pèse moins de 3 milliards», a fait savoir Faustin Ndikumana, président de Paroles et actions pour le changement des mentalités (Parcem), ce jeudi 16 mars, lors d’un point de presse sur les attentes du dialogue d’Arusha et du Conseil de sécurité sur le Burundi.

Selon lui, le Burundi se dirige tout droit vers l’abîme si les défis auxquels le pays fait face restent sans solutions. «Nous avons un PIB par habitant dangereusement bas de moins de 300 dollars américains, selon le dernier classement. Le Burundi ne devance que le Soudan du Sud à l’échelle mondiale. Qu’en est-il avec le manque des devises ?…»
Il affirme que le peuple burundais a le droit d’être informé sur les vrais défis qui hantent son pays en vue d’une contribution de tous.

«Chacun dans son cadre d’intervention devra s’investir en vue du dénouement de cette crise. Nous en appelons à la conscience citoyenne pour remettre le Burundi sur les rails. Les solutions à la crise burundaise ne viendront pas des étrangers. Ils s’en occupent moins, voire pas du tout.»

Cet activiste de la société civile s’offusque du délestage. Il soutient qu’il est incompréhensible que la Regideso recoure à ce moyen alors que c’est la saison des pluies. Et de se demander ce que sera la situation durant la saison sèche.

«Les Burundais ont été déjà prévenus. Le directeur de la Regideso a parlé de l’utilisation de bougies. La classe politique devrait, dans son ensemble, être consciente de sa responsabilité face à l’impasse vers laquelle elle conduit les Burundais.»
M. Ndikumana exhorte les autorités burundaises à créer des conditions économiques permettant à l’économie burundaise d’être compétitive et d’apporter une valeur ajoutée dans la communauté est-africaine.

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