Mercredi 20 Septembre 2017

Le prochain round d’Arusha pour octobre?

Le prochain round d’Arusha pour octobre?
(Iwacu 13/09/17)
L’ombudsman annonce la prochaine session du dialogue d’Arusha le mois prochain.

L’ombudsman annonce la prochaine session du dialogue d’Arusha le mois prochain. Il espère qu’elle sera la dernière.
« Le facilitateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa, promet un nouveau round au plus tard en octobre. » C’est le message d’Edouard Nduwimana, Ombudsman burundais, à sa descente d’avion en provenance de Dar-es-Salaam ce mercredi 6 septembre. Au cours de sa visite dans la capitale tanzanienne, il a rencontré le facilitateur. L’échange de ces deux personnalités a notamment porté sur le processus de dialogue inter burundais.

Selon l’Ombudsman, Edouard Nduwimana, ce dialogue est dans l’impasse. «Il n’avance pas comme prévu.» Le facilitateur avait tablé sur le mois de juin pour la fin du processus.

Pour Edouard Nduwimana, il est temps de mettre un terme à ce dialogue. «A mon avis, cette session devrait être la dernière.» Le processus électoral de 2020 avance à grand pas et il faut s’y préparer. Son souci, c’est que ce dialogue plombe «les grands moments» préalables à la tenue des élections. Il cite notamment la révision de la Constitution.

Au sujet des participants à inviter au dialogue, cet ancien ministre de l’Intérieur demande à la médiation de faire la part des choses. Il parle d’un bon nombre de politiciens qui ne sont pas poursuivis et ceux qui doivent répondre de leurs actes devant la justice burundaise. «Il ne se pose pas de problèmes que les premiers puissent répondre à l’invitation du facilitateur.»

Il fait savoir que les seconds ne sont pas concernés par le dialogue. Et de défendre quiconque pourrait parler d’exclusion. «Les politiciens sont des hommes responsables. A partir du moment qu’ils posent des actes criminels, ils doivent en répondre devant la justice.» M. Nduwimana estime ces derniers à 2% par rapport à l’ensemble de ceux qui ne sont pas inquiétés.

«Le pouvoir ne veut pas de dialogue»

Pour Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Frodebu, les autorités ne veulent pas de dialogue. Le facilitateur a annoncé depuis février dernier des sessions qui ont toujours été reportées. «Il y a de véritables problèmes dans ce dialogue. Et le pouvoir en est à l’origine.»

Pour cet ancien président de l’Assemblée nationale, le pouvoir n’a jamais cessé de mettre les bâtons dans les roues du processus de dialogue. C’est notamment le refus de Bujumbura de s’asseoir à la table des négociations avec ses opposants. Il évoque entre autres les auteurs du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015, les groupes armés et les leaders des manifestations contre le 3ème mandat du président Nkurunziza. Et d’indiquer que le gouvernement ne veut parler qu’avec ses partenaires au pouvoir.

M. Ngendakumana exhorte les autorités à faire prévaloir les intérêts du Burundi et de son peuple. Il urge de s’occuper des questions du chômage, de la pauvreté, de l’éducation, etc.

La facilitation n’a pas encore annoncé le calendrier de la prochaine session.

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