La date indélébile | Africatime
Lundi 27 Mars 2017

La date indélébile

La date indélébile
(Iwacu 20/03/17)

Le 9 mars 2017, restera gravé dans l’histoire du Burundi. Une date d’espoir pour les uns, une date fatidique pour les autres.

A New York se tenait une importante réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation au Burundi. La rencontre a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Une véritable « guerre diplomatique », avec des offensives et des contre-offensives pour influencer la décision de l’ important organe onusien. Des rapports alarmants ont été transmis au Conseil de sécurité, des ONG internationales et locales ont demandé des sanctions ciblées contre certaines personnalités…

Bujumbura de son côté, par des déclarations et des interventions des émissaires interposés, a défendu la position gouvernementale. A l’issue de la rencontre, Bujumbura peut applaudir : aucune résolution n’est prise.

Il y aura une déclaration sur la situation sécuritaire au Burundi qui « est restée globalement calme ». Mais toutefois, le Conseil s’est dit alarmé par le nombre croissant de réfugiés quittant le pays et troublé par des rapports de torture, de disparitions forcées et de tueries. Il a aussi appuyé la proposition du médiateur Benjamin Mkapa de tenir un sommet régional afin d’inciter le gouvernement et l’opposition du Burundi à ouvrir des négociations.

Au même moment, le ministre burundais des Affaires étrangères, rencontrait son homologue belge, Didier Reynders. Dans un tweet, ce dernier a précisé que les deux personnalités ont discuté des relations bilatérales, du dialogue avec l’opposition, des droits de l’Homme. Et Bujumbura parlera de rencontre très productive.

A Bujumbura, les deux chambres du Parlement se réunissaient à la même date pour clore les débats sur le dialogue interne. Le président de l’Assemblée nationale a défendu bec et ongles l’illimitation des mandats « pour donner la chance à ceux qui sont choisis et aimés par le peuple de rester au pouvoir. » Tandis que celui du Sénat a prôné la révision de la Constitution « pour que les dirigeants choisis par le peuple gouvernent aussi longtemps que le peuple le veut.»

Le timing de tous ces événements importants n’est pas un hasard. C’est une préparation mûrie et bien réfléchie.

Le gouvernement veut ouvrir une nouvelle page pour l’avenir du pays, avec notamment cet « amendement de la Constitution souhaité par le peuple souverain », comme on l’a entendu au Parlement.

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