Vendredi 15 Décembre 2017

Cibitoke : le cachot du commissariat saturé

Cibitoke : le cachot du commissariat saturé
(Iwacu 05/10/17)

Les lenteurs judiciaires dans le traitement des dossiers en sont les principales causes.

Situé au chef-lieu de la province de Cibitoke, le cachot du commissariat provincial de police abrite pour le moment plus de 60 détenus alors qu’il a une capacité d’accueillir 30 personnes.

Le parquet de Cibitoke appelé à traiter rapidement les dossiers des détenus. Le parquet de Cibitoke appelé à traiter rapidement les dossiers des détenus.
L’ un des détenus fait savoir que les détenus sont obligés de se relayer la nuit pour dormir. « Il est difficile de se frayer même un petit passage pour aller à la toilette. Certains sont obligés de se coucher dans le corridor qui donne accès aux sanitaires. »Ils craignent des maladies des mains sales.

Une parenté d’un détenu qui vient de Bukinanyana ne cache pas son amertume. « En plus des longues distances à parcourir, nous sommes las de voir nos proches prolonger leur séjour sans que leurs dossiers soient traités. » Cette jeune maman dénonce en plus la pratique de corruption exigeant à chaque détenu qui entre au cachot une somme de 50 mille francs burundais communément appelée « bougie ».

Lenteurs des dossiers

Les délais de détention souvent dépassés sont dénoncés par les défenseurs des droits de l’homme. Ces derniers conseillent plutôt d’accélérer les procédures à partir de la phase juridictionnelle jusqu’au prononcé du jugement.

« Les professionnels devraient s’organiser pour accomplir leur travail en vue d’éviter les retards dans le traitement des dossiers », indique l’un d’eux.

Une source au parquet de Cibitoke indique que ce cachot accueille les détenus en provenance des 6 communes de la province. D’après elle, il est urgent de procéder à l’extension de cette maison de détention.

Le cachot du commissariat de police de Cibitoke avait été réhabilité par le CICR il y a 5 ans, mais se trouve à présent dans un état piteux.

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