Dimanche 20 Août 2017

Burundi : Transfert de M. Germain Rukuki, poursuite de sa détention arbitraire et accusations formelles à son encontre

Burundi : Transfert de M. Germain Rukuki, poursuite de sa détention arbitraire et accusations formelles à son encontre
(FIDH.org 09/08/17)

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un partenariat de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la FIDH, a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante au Burundi.

Nouvelles informations :

L’Observatoire a été informé de sources fiables de la poursuite de la détention arbitraire, du transfert et de l’audition de M. Germain Rukuki , employé de l’Association des juristes catholiques du Burundi (AJCB), président de « Njabutsa Tujane » [1], et ancien employé de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Burundi).

Selon les informations reçues, après 14 jours de détention arbitraire dans les locaux du service national de renseignement (SNR) où il a été interrogé de nombreuses fois en l’absence de son avocat (voir rappel des faits), M. Rukuki a été transféré le 26 juillet 2017 à la prison de Ngozi.

Le 1er août 2017 a eu lieu la première audition par un juge de M. Rukuki depuis son arrestation le 13 juillet 2017. Durant cette audition, il a été entendu par le substitut du procureur général de la République, M. Adolphe Manirakiza, qui représente le Ministère Public dans les dossiers relatifs au putsch manqué du 13 mai 2015 [2] .

Il a été formulé à l’encontre de M. Rukuki les accusations formelles « d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » et d’avoir collaboré avec l’ACAT-Burundi, organisation radiée en octobre 2016 [3]. Selon les autorités, l’ACAT-Burundi aurait organisé des manifestations en avril 2015 pour contester la troisième candidature du Président Pierre Nkurunziza, participé au coup d’Etat de 2015 et à la production de rapports qui iraient à l’encontre des institutions burundaises et aurait désavoué la décision du Ministère de l’Intérieur de l’avoir radiée.

Dans les prochains jours [4] , M. Rukuki doit être présenté par le magistrat aux juges de la chambre de conseil pour qu’ils statuent sur la régularité de sa détention, mais seulement dans sa forme et non sur le fond.

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