Lundi 22 Janvier 2018

Dans le monde

(AFP)

Les autorités turques ont arrêté lundi 24 personnes soupçonnées d'avoir fait de la "propagande terroriste" sur les réseaux sociaux contre l'offensive que mène Ankara contre une milice kurde en Syrie, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur turc tandis que Human Rights Watch (HRW) rapportait 30 arrestations.

Ces personnes ont été interpellées dans le cadre d'un coup de filet mené à travers la Turquie contre des internautes soupçonnés de vouloir ternir l'image de l'opération militaire, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu, citant le ministère de l'Intérieur.

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La zone euro a donné lundi son accord de principe au déboursement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce et se dit maintenant prête à discuter d'un allègement de sa dette, à quelques mois de la fin du programme de soutien dont bénéficie Athènes depuis 2015.

"Les gens sont maintenant convaincus que les choses ont changé et commencent à parler de l'avenir et de la sortie du programme", s'est félicité le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, dont le pays est toujours sous le coup d'une dette colossale de 180% du PIB.

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Le représentant spécial de l'ONU au Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, va quitter en février ses fonctions de médiateur dans le conflit qui ravage ce pays, a annoncé lundi l'organisation internationale.

Dans son communiqué, l'ONU n'a pas précisé qui remplacera Cheikh Ahmed, nommé en avril 2015.

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Le Sénat américain a trouvé lundi un compromis budgétaire temporaire pour financer l'Etat et mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement fédéral qui a cloué chez eux des centaines de milliers d'employés fédéraux.

A l'issue d'intenses tractations, les leaders démocrates et républicains du Sénat sont tombés d'accord sur un texte assurant le financement de l'Etat jusqu'au 8 février, avec l'objectif affiché de trouver un accord sur l'immigration et le sort de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis.

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Les autorités soudanaises ont libéré lundi un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) et un autre de l'agence Reuters, arrêtés la semaine dernière alors qu'ils couvraient des protestations contre la hausse du prix du pain.

Abdelmoneim Abu Idris Ali, 51 ans, qui travaille pour l'AFP à Khartoum depuis près d'une décennie, couvrait une manifestation qui a été dispersée par la police anti-émeutes à Oumdurman, ville voisine de la capitale Khartoum, au moment de son arrestation le 17 janvier.

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Alcoolique, dépressif et "obsédé" par les musulmans: c'est ainsi que le procureur a décrit le Gallois Darren Osborne, jugé depuis lundi pour avoir lancé son van en juin 2017 à Londres sur des fidèles devant une mosquée, tuant un homme et en blessant onze.

Osborne, 48 ans, père de quatre enfants, avait foncé devant la mosquée de Finsbury Park un soir de ramadan.

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Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a confirmé lundi avoir "discuté" lors d'une réunion de sa direction du départ anticipé du controversé président Jacob Zuma, sans lui fixer cependant de "date butoir".

"Nous avons convenu que le sujet était entre les mains des responsables. Il y aura des discussions entre les responsables (du parti), le président Zuma et le président (du parti Cyril) Ramaphosa", a déclaré le secrétaire général du parti, Ace Magashule, lors d'une conférence de presse.

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Ce fut une soirée débridée à Washington, avec femmes en string, musique à fond et marijuana. Mais ce fut aussi un problème de droit d'une décennie, que la Cour suprême américaine a tranché lundi en faveur des policiers opposés aux fêtards.

Toute la question était de savoir si les agents avaient le droit d'interpeller tous les participants à cette fête, qui s'était tenue dans une maison vacante, sans l'autorisation du propriétaire.

Oui, a finalement jugé la plus haute juridiction des Etats-Unis.

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Au moins 21 cas de suffocation, concernant notamment des enfants, ont été rapportés lundi en Syrie dans une ville de la Ghouta orientale, enclave rebelle assiégée à l'est de Damas, une ONG accusant le régime d'avoir mené une nouvelle attaque chimique.

Neuf civils ont par ailleurs été tués dans des tirs d'obus rebelles sur un quartier de Damas, selon la télévision étatique syrienne.

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Le pape François est rentré lundi d'Amérique latine après l'un des voyages les plus éprouvants de son pontificat, contraint de présenter des excuses pour avoir demandé des "preuves" aux victimes d'abus sexuels qui accusent un évêque au Chili.

Le 6ème voyage en Amérique latine de l'Argentin Jorge Bergoglio, premier pape latino-américain de l'Histoire, a été contrasté.

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L'Arabie saoudite, critiquée pour son intervention militaire au Yémen, a annoncé lundi une "nouvelle aide humanitaire" de 1,5 milliard de dollars et une opération pour augmenter la capacité des ports du pays en guerre afin de faciliter les secours.

Dans un communiqué, la coalition sous commandement saoudien a également annoncé un pont aérien entre Ryad et la province de Marib, dans le centre du Yémen, avec des vols quotidiens d'avions C130 qui transporteront de l'aide humanitaire.

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Des centaines de milliers d'employés sont restés chez eux lundi matin aux Etats-Unis, démocrates et républicains s'étant montrés incapables durant le week-end d'adopter un compromis budgétaire permettant de financer l'Etat fédéral.

Malgré des tractations incessantes, les sénateurs des deux bords n'ont pas pu surmonter leurs différends et permettre aux employés fédéraux de se rendre au travail lundi.

Le métro et les principales autoroutes menant à la capitale fédérale Washington étaient moins fréquentés que d'habitude.

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La majorité pro-Joseph Kabila en République démocratique du Congo a qualifié lundi d'"égarement démocratique" les marches initiées la veille par des catholiques contre le maintien au pouvoir du président.

"La majorité présidentielle dénonce la marche du 21 janvier comme une initiative vaine et vaniteuse", a déclaré son porte-parole André-Alain Atundu lors d'une conférence de presse au lendemain de ces marches interdites dont la répression a fait au moins six morts d'après les Nations unies, deux d'après les autorités.

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Arrestations, perquisitions et agressions se multiplient contre Memorial, la dernière organisation de défense des droits de l'Homme en Tchétchénie. Pour nombre de militants, leur origine ne fait aucun doute: Ramzan Kadyrov, plus que jamais homme fort de la république du Caucase russe.

Après l'arrestation du responsable de Memorial dans cette région, Oïoub Titiev, un autre représentant de l'ONG, Oleg Orlov, constate: il est devenu "pratiquement impossible" pour les militants des droits de l'Homme d'y travailler.

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Des roquettes tirées par des rebelles Houthis ont tué lundi neuf personnes, dont un journaliste, une femme et un enfant, dans la province de Taëz, au sud-ouest du Yémen, a déclaré un responsable gouvernemental.

Un barrage de six roquettes s'est abattu lors de l'inauguration d'un complexe de sécurité, tuant quatre soldats en plus de cinq civils, a dit ce responsable à l'AFP.

Les roquettes sont tombées sur la localité de Nashma, près de la ville de Taëz, dans la province du même nom.

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L'indépendantiste catalan Carles Puigdemont a de nouveau sonné la charge lundi à Copenhague contre l'Union européenne qu'il accuse de ne pas défendre les droits fondamentaux en Catalogne.

Quittant pour la première fois Bruxelles depuis son exil volontaire le 30 octobre dans la capitale belge, M. Puigdemont a dénoncé devant des étudiants de l'université de Copenhague "les échecs" de l'UE face aux crises survenant en son sein ou à ses portes.

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"Ils cherchaient les étrangers", ont raconté des rescapés de l'attaque d'un grand hôtel de Kaboul par les talibans, qui a fait ce week-end une vingtaine de morts officiellement, plus du double selon les médias locaux.

Outre les incertitudes autour du bilan, des interrogations subsistent à propos de la protection de cet établissement réputé "sûr" et l'apparente facilité avec laquelle le commando taliban a pu pénétrer avec ses armes alors que 170 clients environ séjournaient dans l'hôtel.

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L'armée turque et des groupes alliés parmi les rebelles syriens ont lancé samedi une offensive baptisée "Rameau d'olivier" contre la région d'Afrine, située dans le nord de la Syrie et contrôlée par une puissante milice kurde.

Qui sont ces rebelles syriens pro-turcs et quels sont leurs objectifs?

- Les fronts -

La région d'Afrine est située dans le nord-ouest de la province d'Alep. Elle est bordée par la Turquie à l'ouest et au nord, et par des régions contrôlées par des rebelles syriens pro-Ankara au sud et à l'est.

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Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a tenté lundi à Londres de relancer une "relation spéciale" entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni mise à rude épreuve depuis l'élection de Donald Trump et encore entachée par l' annulation d'une visite du président américain.

"Relation spéciale": le chef de la diplomatie américaine, ses conseillers et ses interlocuteurs britanniques n'avaient que cette expression à la bouche lors de cette visite de quelques heures pour évoquer les crises syrienne, iranienne ou encore la guerre au Yémen.

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Le président du parlement catalan à Barcelone a proposé aux députés la candidature de l'indépendantiste Carles Puigdemont en vue de son investiture à la présidence de la région.

Roger Torrent a fait cette annonce en estimant qu'une nouvelle candidature du président catalan destitué par Madrid était "absolument légitime".

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La Russie a annoncé lundi avoir invité "tous les principaux acteurs régionaux et internationaux", y compris les Kurdes malgré les réticences de la Turquie, au Congrès de paix pour la Syrie prévu le 30 janvier dans la station balnéaire russe de Sotchi.

Cette annonce intervient alors qu'une délégation de l'opposition syrienne a déclaré lundi ne pas avoir pris de "décision finale" sur sa participation et exigé plus de précisions de la Russie sur les modalités de cette réunion.

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La réforme fiscale de Donald Trump, qui a conduit Apple à rapatrier mercredi une partie de ses impôts aux Etats-Unis, vient compliquer la tâche de l'Union européenne, empêtrée dans d'interminables discussions sur la taxation des entreprises.

Trente-huit milliards de dollars: c'est la somme que la marque à la pomme, réputée pour ses pratiques d'optimisation fiscale, s'est engagée à payer outre-Atlantique, dans le cadre de l'"impôt de rapatriement" mis en place par l'administration Trump.

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L'Espagne a exprimé lundi sa "consternation" après la mort le 14 janvier d'un opposant guinée-équatorien, Santiago Ebee Ela, dans la prison du commissariat central de Malabo et demandé "l'ouverture immédiate d'une enquête" sur son décès.

Le 15 janvier, le principal parti d'opposition en Guinée équatoriale, Citoyens pour l'Innovation (CI), avait annoncé que ce militant de 41 ans était décédé dans la nuit du 13 au 14 janvier "au commissariat central de Malabo à cause d'une torture cruelle".

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Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a jugé lundi que les "exigences" envers les Européens du président américain Donald Trump sur l'accord nucléaire iranien "ressemblent parfois à des ultimatums".

"Nous avons observé avec intérêt que le président Trump n'a pas rompu l'accord, même si d'un autre côté il a posé des exigences qui ressemblent parfois à des ultimatums", a déclaré M. Le Drian, qui se rendra en Iran le 5 mars, en arrivant à une réunion de l'UE à Bruxelles.

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Le parquet espagnol a demandé lundi au juge en charge de l'enquête sur le président destitué de Catalogne, l'indépendantiste Carles Puigdemont, de relancer le mandat d'arrêt européen qui le vise, a-t-on appris de source judiciaire.

"Le parquet de la Cour suprême a demandé au magistrat instructeur d'adresser un mandat d'arrêt européen aux autorités danoises visant Carles Puigdemont pour un délit de rébellion et/où sédition", annonce le parquet dans un communiqué.

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Les retours de réfugiés rohingyas en Birmanie ne débuteront pas dans les délais prévus à l'origine, a indiqué lundi le Bangladesh, alimentant de sérieuses interrogations autour de ce programme de rapatriements.

En vertu d'un accord signé le 23 novembre dernier entre Dacca et Naypyidaw, qui concerne potentiellement 750.000 réfugiés au Bangladesh, les premiers rapatriements auraient dû avoir lieu "dans les deux mois". Soit le 23 janvier au plus tard.

Or côté bangladais, les autorités ont reconnu que le processus pour respecter cette date limite était loin d'être abouti.

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Le vice-président américain Mike Pence a annoncé lundi sous un tonnerre d'applaudissements du Parlement israélien que l'ambassade des Etats-Unis ouvrirait à Jérusalem avant fin 2019, malgré la colère des Palestiniens et la réprobation internationale.

Signe de l'émoi et de la division que continue à semer la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par les Etats-Unis, une douzaine de députés arabes israéliens (sur 120 parlementaires) ont été expulsés de la Knesset dans un grand brouhaha.

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Pendant trois ans, ils ont rendu la vie impossible aux habitants de Mossoul. Six mois après avoir été défaits, les jihadistes continuent de leur empoisonner la vie dans la vieille ville où personne ne veut se charger de leurs encombrants cadavres.

Dans de nombreuses zones du coeur historique de la deuxième cité d'Irak, les rares personnes osant s'aventurer ne progressent que le nez et la bouche protégés par des masques et des écharpes tant l'odeur est insupportable.

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Source de tensions diplomatiques entre le Portugal et l'Angola, le procès pour corruption impliquant l'ancien vice-président angolais Manuel Vicente s'est ouvert lundi au tribunal de Lisbonne qui, face à son absence, a décidé de le poursuivre séparément.

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La marée noire provoquée par le naufrage d'un pétrolier iranien en mer de Chine orientale a triplé de taille en l'espace de quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km2, selon des chiffres du gouvernement chinois.

Des images prises par satellite ont permis de détecter trois nappes d'hydrocarbures mesurant au total 332 km2, a indiqué dimanche soir dans un communiqué l'Administration nationale des océans, qui mercredi avait fait état d'une marée noire de 101 km2.

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Le président équatorien, Lenin Moreno, a déclaré dimanche que l'asile accordé au fondateur de WikiLeaks Julian Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012 était un "problème hérité" qui constitue "plus qu'un tracas".

"Nous espérons parvenir à court terme à un résultat positif sur ce point, qui nous cause réellement plus qu'un tracas", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une interview à trois chaînes de télévision locales.

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Les retours de réfugiés rohingyas en Birmanie ne commenceront pas mardi, date limite que s'étaient fixée Dacca et Naypyidaw pour débuter ces rapatriements, a affirmé lundi un responsable bangladais.

"Nous n'avons pas fait les préparatifs nécessaires pour renvoyer les gens à partir de demain. Il faut encore beaucoup de préparation", a déclaré à l'AFP Abul Kalam Azad, responsable du département d'aide aux réfugiés et de rapatriement du Bangladesh.

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Au moins 22 corps ont été retirés du grand hôtel de Kaboul attaqué ce week-end par des talibans, dont "certains calcinés" sont difficiles à identifier, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé lundi.

"22 corps ont été emmenés dans les hôpitaux, notamment pour pouvoir être identifiés. Certains de ces corps sont tellement calcinés qu'il faudra des tests ADN pour les reconnaître", a indiqué à l'AFP Wahid Majroh, porte-parole du ministère.

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Dans l'imaginaire de Muskan Mahuwakar, le Taj Mahal représentait un chef-d'œuvre de symétrie et de raffinement. Jusqu'à ce que cette touriste indienne découvre ce monument à l'amour enlaidi par d'affreux échafaudages.

Au plus grand déplaisir des visiteurs, la lente rénovation de ce joyau d'architecture moghole, principale attraction touristique de l'Inde, s'étire depuis quatre ans, sans fin en vue. Et les autorités doivent encore s'attaquer à la partie la plus délicate: le dôme.

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Un ancien apparatchik du régime communiste vietnamien, enlevé en Allemagne l'été dernier, a été condamné lundi par la justice vietnamienne à la prison à vie pour corruption, lors d'un procès largement médiatisé par les autorités.

Trinh Xuan Thanh, qui a par ailleurs dirigé PetroVietnam Construction, un important groupe pétrolier public, a été condamné à "14 ans de prison pour mauvaise gestion et à la prison à vie pour détournement de fonds", d'après le site d'information officiel VNExpress.