Samedi 21 Avril 2018
(AFP 06/03/18)
Touché par des attentats sans précédent il y a trois jours, le Burkina Faso, maillon faible des pays du Sahel sur le plan sécuritaire, paie son engagement contre les groupes jihadistes et subit la géopolitique régionale, estiment des experts. "Au Burkina c'est la première attaque avec de telles proportions, et on assiste à un changement clair de cible: on ne tape plus des civils mais des militaires", relève Nicolas Desgrais, de l'université du Kent au Royaume-Uni, spécialisé dans la coopération militaire au Sahel. "Véhicule rempli d'explosifs (qui a explosé à l'état-major)...
(AFP 06/03/18)
Les autorités musulmanes et catholiques du Burkina Faso ont condamné mardi les attaques jihadistes qui ont frappé la capitale Ouagadougou vendredi. La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) "condamne fermement, et ne cessera jamais de le faire, cette barbarie injustifiable", écrit elle dans un communiqué signé du président du Présidium de la FAIB, Cheick Aboubacar Maïga II. La FAIB "appelle à l’union sacrée de tous les filles et fils du Burkina contre l’ennemi commun qui sème la désolation au Pays des hommes intègres et dans la sous-région", selon le communiqué. L'archevêque de Ouagadougou, le cardinal Philippe Ouedraogo a également condamné ces "attaques injustes". "Pour nous chrétiens, notre +Kalachnikov de riposte+, c’est prioritairement la prière et Dieu", affirme-t-il dans un...
(RFI 06/03/18)
Trois jours après les attentats du vendredi 2 mars à Ouagadougou, au Burkina Faso, on sait un peu plus précisément comme s'est déroulée la double attaque. Les assaillants ont commencé par celle de l'ambassade de France, avant de s'en prendre à l’état-major général des armées. Selon plusieurs sources à Ouagadougou, c’est à 10h que les assaillants, à bord de leur voiture qui a probablement été incendiée par l’un de leurs cocktails molotovs, ont attaqué l’ambassade. Celle-ci a duré un peu plus d’une heure (de 10h00 à 11h15). Les quatre terroristes, équipés d'AK-47 et de cocktails molotov, ont d’abord tenté de pénétrer dans le bâtiment principal de la chancellerie.
(Jeune Afrique 06/03/18)
La Société africaine de pneumatique (SAP) est l’unique producteur de pneus et de chambres à air en Afrique de l’Ouest. L’usine burkinabè réalise un chiffre d’affaires de 4 milliards de francs CFA mais subit de plein fouet la concurrence des pneus importés. Sa stratégie : un positionnement haut de gamme et la diversification de sa production. À Bobo Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso, les vélos, motos et scooters sont rois sur les routes. Conséquence : le pneumatique est un marché très disputé sur lequel plus de 90 marques se font concurrence. La SAP, créée en 1974 se distingue grâce à son savoir-faire technique. Plus de 280 salariés travaillent dans son usine semi-automatisée, unique en Afrique de l’Ouest. Au...
(Jeune Afrique 06/03/18)
De nombreuses informations, pas toujours vérifiées, voire carrément fausses, ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias pendant la double attaque du vendredi 2 mars à Ouagadougou. Décryptage. La capitale burkinabè a été touchée vendredi 2 mars par une double attaque simultanée contre l’état-major général des armées et l’ambassade de France. Ces attentats revendiqués par la coalition terroriste Nusrat al-Islam Wal Muslimin (« Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans »), dirigée par le Malien Iyad Ag Ghali, ont choqué l’opinion publique au niveau mondial. Mais au cours des heures qui ont suivi les attentats, de nombreuses informations, parfois fausses, ont été relayées par des médias internationaux et sur les réseaux sociaux. La vidéo de l’assaut de...
(RFI 06/03/18)
Le Burkina est toujours sous le choc, quelques jours après le double attentat terroriste qui a frappé Ouagadougou, la capitale, vendredi 2 mars. Cette attaque qui a fait sept morts et 80 blessés a été revendiquée par le GSIM, le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans proche d'al-Qaïda au Maghreb islamique. Depuis 2015, le Burkina est la cible de nombreuses attaques terroristes dans la capitale, mais aussi dans le nord du pays. Selon des sources sécuritaires, plusieurs assaillants de l'attentat de vendredi étaient de nationalité burkinabè. Pourquoi le terrorisme islamiste se développe au Burkina ? Eléments de réponse avec Lazare Ki-Zerbo, philosophe burkinabè, et vice-président de l'association Dialogue sans frontières. Lire sur: http://www.rfi.fr/emission/20180306-afrique-lazare-ki-zerbo-attaques-bur...
(Xinhua 06/03/18)
Les présidents nigérien, Mahamadou Issoufou et togolais, Faure Gnassingbé, ont réaffirmé lundi à Ouagadougou, la nécessité de renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme. "Nous devons tout faire pour renforcer la coopération, car seul on ne peut pas combattre le terrorisme", a déclaré le président togolais, venu présenter ses condoléances au Burkina Faso, trois jours après la double attaque terroriste contre l'ambassade de France et le siège de l'état-major des armées du Burkina Faso, dont le dernier bilan fait état de 16 morts, et plus de 80 blessés. "C'est ensemble que nous pouvons nous défaire définitivement de ces malfaiteurs", a souligné M. Gnassingbé, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest...
(Agence Ecofin 06/03/18)
Au Burkina Faso, le gouvernement vient de lancer un projet d’électrification rurale qui touchera 45 localités des provinces de Ziro et de Gourma. Dénommée ERD-ZIGO, l’initiative aura un coût estimé à plus de 7 milliards de francs CFA (plus de 13 millions $) qui sera cofinancé par l’Union européenne, à hauteur de 72%, et les entités nationales que sont l’Agence burkinabè d’électrification rurale et les collectivités territoriales bénéficiaires. Les coûts d’accès à ces services énergétiques seront compris entre 6000 FCFA et 30 000 FCFA afin de permettre l’accès au plus grand nombre possible. « Cette action permettra d’effectuer des branchements de 5150 ménages domestiques et de raccorder 600 activités socio-économiques dont 86 écoles, collèges et lycées, 13 centres de santé...
(AFP 05/03/18)
Le président du Niger Mahamadou Issoufou a réaffirmé lundi la solidité de l'alliance des pays sahéliens avec la France contre le terrorisme, au cours d'une visite à Ouagadougou, trois jours après les attaques jihadistes qui ont frappé la capitale burkinabè. "Je voudrais avoir une pensée pour les alliés, qui payent un lourd tribu dans ce combat que nous menons côte-à-côte contre le terrorisme et en particulier, parmi les alliés, la France, dont l'ambassade a été attaquée", a déclaré M. Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, à l'aéroport de Ouagadougou. Le G5 Sahel est une alliance de cinq pays (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Mali) qui est en train de mettre en place une force militaire régionale pour combattre...
(APA 05/03/18)
APA-Ouagadougou (Burkina Faso)-Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a affirmé lundi à Ouagadougou, être convaincu que «que le terrorisme sera vaincu». «Ma conviction, c’est que le terrorisme n’a pas d’avenir dans notre région. Ma conviction, c’est que le terrorisme sera vaincu», a déclaré le président du Niger Mahamadou Issoufou, au terme d’une visite sur les lieux des attaques de vendredi dernier dans la capitale burkinabé. Il avait à ses côtés, ses homologues burkinabé, Roch Kaboré, et togolais, Faure Gnassingbé. Selon Issoufou, le terrorisme «est inscrit dans la nature obsolète anachronique des valeurs qu’il prétend défendre ». «Sa défaite est également inscrite me semble-t-il, dans le caractère ignoble, inhumain de ses méthodes de lutte», a-t-il dit. Il a ajouté : «Je...
(AFP 05/03/18)
La police scientifique travaillait toujours lundi sur les lieux des attentats de Ouagadougou, où deux présidents ouest-africains sont arrivés pour témoigner de leur solidarité aux Burkinabè toujours sous le choc de ces attaques sans précédent. Le président du Niger Mahamadou Issoufou et le président du Togo Faure Gnassingbé sont arrivés lundi vers 10H30 (locales et GMT). Ils doivent rencontrer leur homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, avec lequel ils vont se rendre sur les lieux des attaques, l'état-major général des armées et l'ambassade de France.
(Jeune Afrique 05/03/18)
Un individu qui a tenté de forcer un check-point a été appréhendé par la garde présidentielle, a affirmé un responsable sécuritaire. L'homme a ensuite été atteint d’une balle alors qu'il tentait d'arracher l'arme d'un soldat. L’incident s’est produit à deux heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche. Un individu a tenté de forcer un check-point à quelques centaines de mètres de la Présidence du Faso, tenu par le Groupement de sécurité et de protection républicaine (GSPR), la garde présidentielle. « Nos éléments ont appréhendé cet individu qui ne possédait aucun document permettant de l’identifier. Ils l’ont ensuite assis en attendant de le remettre la gendarmerie. C’est alors qu’il a essayé d’arracher l’arme d’un soldat. Dans la lutte,...
(RFI 05/03/18)
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghali revendique la double attaque qui a frappé Ouagadougou vendredi 2 mars. L'information a été reçue par l'agence mauritanienne ANI. Au Burkina Faso, l'enquête démarre. Les attaques qui ont frappé Ouagadougou vendredi 2 mars ont fait 16 morts, dont neuf parmi les assaillants et sept parmi les forces de sécurité, ainsi que des dizaines de blessés. La coalition jihadiste GSIM explique que la double attaque de Ouagadougou a été menée en représailles à l'opération ...
(Xinhua 05/03/18)
La capitale burkinabè cible vendredi, d'une double attaque "terroriste" contre l'ambassade de France et le siège de l'état-major des armées, s'est réveillée samedi, avec plusieurs questions sans réponses, alors que l'attaque n'a toujours pas été revendiquée. La vie a repris dans la capitale burkinabè après cette troisième attaque depuis 2016, en plein cœur de Ouagadougou et cette fois-ci dans la journée. "C'est vraiment un coup dur pour le pays. Le cœur de notre armée a été touché", a déclaré à Xinhua samedi matin Stéphane Ouédrago, un étudiant retrouvé dans un kiosque à café. "Il s'agit de la troisième fois que la capitale a été frappée dans son centre-ville. Mais pourquoi ces attaques contre le peuple burkinabè?", s'est-il interrogé. Pour Mamadou...
(Xinhua 05/03/18)
"Je voudrais faire comprendre aux terroristes que rien n'ébranlera le peuple burkinabè", a déclaré samedi le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba après avoir visité le siège de l'état-major des armées visé par une attaque terroriste, vendredi. "Je m'incline (devant) la mémoire de nos braves soldats qui sont tombés pour la défense de la liberté et de la démocratie", a soutenu M. Thiéba, condamnant avec la dernière énergie ces attaques "lâches". Soulignant que le Burkina Faso sera débout, M. Thiéba a demandé aux Burkinabé de rester confiants en leurs institutions. Le vendredi 2 mars 2018, aux environs de 10 heures (TU), des attaques armées et synchronisées ont eu lieu dans la ville de Ouagadougou et touchant plusieurs cibles dont l'état-major...
(Le Monde 05/03/18)
« Tout est mort à l’intérieur. Les corps sont complètement calcinés. » Cet ancien gendarme, qui souhaite garder l’anonymat, est sorti de l’état-major général des armées burkinabées profondément choqué, vendredi 2 mars au soir à Ouagadougou. A l’intérieur, il y avait ses frères d’armes. Il en a vu certains étendus sur le sol dans un bâtiment brûlé dont s’échappait une épaisse fumée noire plombant le ciel de la capitale du Burkina Faso. Deux kilomètres plus loin sur l’avenue de l’Indépendance, en plein centre-ville, des tirs nourris ont également visé l’ambassade de France. Une attaque simultanée qui a entraîné la mort de huit membres des forces de défense burkinabées et fait plus de 80 blessés, dont douze gravement, selon un nouveau...
(Xinhua 05/03/18)
Un homme armé a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche quand un groupe de trois personnes a tenté de franchir une barrière de sécurité pour foncer vers la présidence du Burkina Faso, a appris Xinhua d'une source sécuritaire. "Selon ce que les éléments de garde ont rapporté, c'est que ces individus avaient pour intention de foncer sur le bâtiment de la présidence", a déclaré dimanche la source. Cet incident est intervenu au lendemain de la double attaque terroriste contre l'ambassade de France et le siège de l'état-major des armées du Burkina Faso tuant 16 personnes, dont huit assaillants et huit soldats burkinabè. Quelques heures après l'attaque, les enquêtes ont permis de mettre la main sur au moins...
(RFI 05/03/18)
Trois jours après le double attentat de Ouagadougou, le travail d'enquête se poursuit et les premières visite de chef d'Etat commencent. Dimanche, à l'ambassade de France ainsi qu'à l'état-major et dans ses alentours, les équipes de la police scientifique burkinabè et françaises se sont activées pour analyser les méthodes des terroristes, photographier les lieux et les abords des attentats et faire des prélèvements. Leur enquête déterminera peut-être s'il y a eu des complicités au sein même de l'armée pour faciliter ces attaques, comme beaucoup le soupçonnent. Toute la journée et dans la soirée, on a pu voir des brigades de police et de gendarmeries en pick-up ou à pied marauder dans les rues de Ouagadougou. Il s'agit de sécuriser la...
(Le Point 05/03/18)
Trois jours après la double attaque de Ouagadougou, les enquêteurs ont entendu un djihadiste présumé soupçonné d'avoir joué un rôle-clé dans la coordination des attentats contre l'état-major des armées burkinabè et l'ambassade de France. Il a été arrêté vendredi quelques heures après l'attaque. Sa nationalité n'a pas été révélée, de même que les circonstances de son arrestation. Mais ce n'est pas tout, la justice burkinabè met directement en cause l'armée. Deux assaillants interrogés Sept morts et plus de 80 blessés parmi les forces de sécurité, ainsi que neuf djihadistes tués. D'autres assaillants « djihadistes ont peut-être pu s'enfuir » après l'attaque de l'état-major, situé dans le quartier très fréquenté du grand marché de Ouagadougou, selon la source gouvernementale. Mais deux...
(RFI 05/03/18)
Le Burkina Faso, qui a subi vendredi 2 mars une double attaque terroriste d’envergure dans sa capitale, est une nouvelle fois victime de son engagement dans la lutte contre le terrorisme et de sa proximité avec la zone de conflit. Le pays est aussi une base arrière de la coalition internationale en guerre contre les organisations jihadistes, d’où opère notamment la France, dont l'ambassade a été également visée par les attaques. Pour l’heure, l’attentat qui a touché vendredi matin Ouagadougou n’a toujours pas été revendiqué. L’attaque qui a visé plusieurs sites a fait de nombreuses victimes. Le dernier bilan fait état de 8 morts et 80 blessés parmi les civils et les forces burkinabè et 8 morts parmi les assaillants,...

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