Mardi 27 Juin 2017

Coup d'Etat militaire du 17 septembre 2015

Coup d'Etat militaire du 17 septembre 2015

Le nouvel homme fort du Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, a promis jeudi que des élections seraient organisées "rapidement", dans une interview à l'AFP quelques heures après le coup d'Etat militaire qui l'a porté au pouvoir.

"Notre souhait, c'est de nous réorganiser et d'aller rapidement aux élections", a dit le général Gilbert Diendéré, ancien chef d'état-major particulier de l'ex-président Blaise Compaoré désigné dans la journée par des militaires putschistes pour diriger le Burkina.

Il s'est toutefois refusé à donner une date alors que des élections présidentielle et législatives étaient prévues le mois prochain pour tourner la page d'un an de transition.

"Nous n'avons pas encore d'échéance. Nous n'avons pas discuté de cela", a-t-il dit à l'AFP, interrogé sur un éventuel calendrier électoral.

"Mais nous pensons discuter de cela avec les acteurs qui sont concernés, notamment les partis politiques et les organisations de la société civile pour arrêter un calendrier qui nous permette d'aller aux élections présidentielle et législatives", a-t-il ajouté.

"Dans tous les cas, nous n'avons pas l'intention de nous éterniser, nous n'avons pas l'intention de rester", a-t-il assuré.

L'ancien proche du président Compaoré, renversé en octobre dernier par un soulèvement populaire, a ajouté qu'il comptait ouvrir sans délai des discussions afin de permettre à tous les candidats qui le souhaitent, y compris ceux de la mouvance de Blaise Compaoré, de se présenter aux élections.

"Il faut revoir les conditions de façon à permettre à tous ceux qui souhaitent participer de pouvoir le faire", a-t-il dit, alors que les anciens fidèles de celui qui dirigea le Burkina pendant 27 ans avaient été exclus des scrutins d'octobre par la Cour constitutionnelle, en vertu d'un nouveau code électoral controversé.

Par ailleurs, les putschistes ont libéré "la plupart des membres du gouvernement" dont ils s'étaient emparés mercredi au début de leur coup de force, a aussi déclaré le général Diendéré.

Mais ils retiennent toujours le président Michel Kafando et son Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, ainsi que deux ministres.

"Ils vont être libérés en temps opportun. Nous n'avons pas un délai particulier mais nous ne pensons pas les garder si longtemps que cela", a-t-il dit.

Le général Diendéré a enfin assuré que "toute l'armée est unie" derrière la garde présidentielle, le corps d'élite de l'armée qui a perpétré le coup d'Etat.

"Même si cela a commencé par un corps de l'armée, toute l'armée s'est ralliée et toute l'armée a décidé de soutenir cette action", a-t-il affirmé.
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