Jeudi 23 Novembre 2017

Le FMI entend rester "un partenaire privilégié du Burkina Faso"

Le FMI entend rester "un partenaire privilégié du Burkina Faso"
(AFP 14/09/17)
Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI.

Le Fonds monétaire international (FMI) a réaffirmé mercredi sa volonté de soutenir les efforts sur le plan économique des autorités du Burkina Faso, un des pays le plus pauvre au monde, soulignant qu'un nouvel accord était en discussions pour ouvrir une nouvelle ligne de crédit.

"J'ai félicité les autorités pour avoir réussi à préserver la stabilité macroéconomique pendant la difficile transition politique de 2014 à 2016", a indiqué Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI, cité dans un communiqué, à l'issue d'une visite dans ce pays.

Affirmant que le FMI était "un partenaire privilégié du Burkina Faso", il a en outre souligné que l'institution "souhaitait soutenir les efforts déployés (par les autorités) pour réaliser une croissance plus rapide, durable et inclusive".

Un nouvel accord est en discussions au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) qui pourrait venir en appui au programme national de développement économique et social, a-t-il fait valoir.

Le FMI ajoute qu'il conviendra néanmoins de mettre en place des réformes "visant à augmenter l'espace budgétaire parallèlement à la hausse de l'investissement".

"Il sera également utile de mettre en place des réformes visant à améliorer la gouvernance, accroître le rôle économique des femmes, œuvrer en faveur de l'égalité des sexes et protéger les pauvres", ajoute l'institution.

Avec environ 19 millions d'habitants, le Burkina Faso, pays essentiellement agricole, est l'un des pays les plus pauvres du monde.

Le directeur général du FMI a par ailleurs déploré l'attaque le 13 août à Ouagadougou menée par deux jihadistes présumés qui ont ouvert le feu sur un café-restaurant de la principale avenue de la capitale. L'attentat a fait 19 morts et 21 blessés.

En décembre 2013, le FMI avait ouvert une ligne de crédits d'environ 77,4 millions de dollars sur trois ans en faveur du Burkina Faso, dont le versement par tranches était soumis à des audits trimestriels et à des réformes.

Mais la crise politique ouverte par la chute du président Blaise Compaoré en octobre 2014, après 27 ans de règne, avait mis ce processus entre parenthèses avant de reprendre ultérieurement.

En juillet dernier, le FMI avait annoncé avoir accordé la dernière tranche d'un montant de 6,2 millions de dollars.

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