Vendredi 24 Novembre 2017

Da sago sou : Pour que la nuit conseille et sensibilise

Da sago sou : Pour que la nuit conseille et sensibilise
(Burkina24 19/05/17)

Le Groupe de réflexion et d’actions pour le développement économique et social (GRADES), en collaboration avec certaines organisations sœurs de la société civile bobolaise, envisage de revivifier la flamme du contrôle citoyen dans la ville de Sya. A cet effet, ces associations organisent du 20 mai au 12 août 2017, une série de forums publics dans différents quartiers de la ville. Ce pour échanger autour des problèmes communs de développement, de droits humains et de gouvernance. Appelé Da sago sou (la nuit de la parole libre), le projet a été présenté aux journalistes de Bobo dans la matinée du jeudi 18 mai 2017.

Après leur fort engagement et leur mobilisation à l’insurrection populaire de 2014 ainsi qu’aux différentes luttes qui s’en sont suivies, de nombreux jeunes de la ville de Bobo-Dioulasso se disent finalement désillusionnés par les nouveaux dirigeants. Place désormais à une certaine baisse de l’implication des citoyens dans la gestion des affaires publiques. C’est le constat que fait le coordonnateur du projet Da sago sou, Youssouf Nyamba.

Selon les initiateurs, le projet se veut citoyen, avec pour objectif d’être une réponse « au besoin sans cesse croissant de cadres d’expression populaire, de formation politique et idéologique de nos populations sur la connaissance de leurs droits et devoirs de citoyens ».

Les organisateurs des nuits de la parole libre se sont donc donné le pari d’organiser en trois mois cinq forums nocturnes dans cinq espaces populaires de la ville de Bobo- Dioulasso. Les débatteurs seront des personnes ressources issues de diverses sensibilités, mais essentiellement de la société civile militante. Pour joindre l’utile à l’agréable, il est également prévu sur ces mêmes podiums des concerts avec des artistes engagés de renom.

Le GRADES et ses partenaires de la société civile de Bobo- Dioulasso, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Da sago sou, ont par ailleurs sollicité un parrain : Béma Ouattara, sénateur de la Jeune chambre internationale. Celui-ci s’est dit très touché par l’initiative. L’homme qui ne cache pas son engagement contre ce qu’il appelle « la politique politicienne », invite, du reste, la jeunesse bobolaise à s’impliquer réellement dans le contrôle citoyen de l’action publique.

Lassina Fabrice SANOU

Correspondant Burkina24 à Bobo- Dioulasso

Commentaires facebook