Dimanche 25 Février 2018

Burkina : un collectif s’insurge contre le retour du coton génétiquement modifié

Burkina : un collectif s’insurge contre le retour du coton génétiquement modifié
(APA 09/02/18)
Un champ de coton

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - Le Collectif citoyen pour l’agro-écologie (CCAE) s’est insurgé, jeudi à Ouagadougou, contre un probable retour de la culture du coton OGM (Organisme génétiquement modifié) au Burkina Faso.

S’exprimant au cours d’une conférence de presse, les représentants du Collectif se sont vivement opposé aux velléités de retour du coton OGM soutenues par certains acteurs qualifiés de ‘’pro-OGM’’.

Pour le collectif, les sorties médiatiques dans lesquelles ces ‘’Pro-OGM’’ lient la baisse de la production lors de la campagne écoulée et l’abandon du coton OGM ne sont qu’«une intention cachée du gouvernement et de certains acteurs, de brader l’agriculture burkinabè».

Le porte-parole du CCAE, Ali Tapsoba a rappelé que «de nos jours, il n’y a pas de culture génétiquement modifiée dans nos champs depuis l’abandon du coton Bt début 2016».

Il a précisé que depuis l’abandon du coton Bt, deux campagnes cotonnières en coton conventionnel ont eu lieu : la 1ère (2016/2017) a été bonne tandis que la seconde (2017/2018) a été médiocre à cause de la mauvaise saison pluvieuse.

Selon M. Tapsoba, des expérimentations en milieu confiné de la culture du Niébé (haricot) Bt et des moustiques génétiquement modifiés sont développées au Burkina Faso.

C’est à juste titre qu’il en appelle à la conscience et à la responsabilité du gouvernement du Burkina Faso.

Par ailleurs, le collectif compte se battre par tous les moyens possibles pour empêcher une pollution des écosystèmes, une détérioration de l’économie et une intoxication de la population burkinabè.

Pour ce faire, le collectif annonce une série d’actions allant des mesures des plus conciliantes à celles plus fortes.

Selon son porte-parole, dans les jours à venir, le CCAE va s’entretenir sur la situation avec les autorités coutumières et religieuses, rencontrer les parlementaires, des leaders politiques, et des chercheurs.

Le collectif compte également, discuter avec les paysans, commerçants, transformatrices, élèves et étudiants, avant de faire un plaidoyer pour «l’adoption du crime d’écocide dans le droit international».

Aussi, le CCAE compte prendre part à une marche internationale prévue le 19 mai 2018, pour dire non aux OGM.

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