Samedi 20 Janvier 2018

Burkina: la mise en place du Haut conseil pour le dialogue social ne fait pas l’unanimité

Burkina: la mise en place du Haut conseil pour le dialogue social ne fait pas l’unanimité
(APA 10/01/18)
Le ministre burkinabé de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Clément Sawadogo

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - Une partie de l’opinion publique burkinabè n’adhère pas à l’idée de mise en place, au Burkina Faso, du Haut conseil pour le dialogue social (HCDS) dont des membres ont été nommés lors du dernier conseil des ministres, a constaté APA.

A peine le gouvernement a adopté les propositions de nomination et publié la liste des membres (30 titulaires et autant de suppléants), à l’issue du conseil des ministres du 4 janvier dernier, que des voix s'élèvent pour dénoncer la création de cette institution.

Les désapprobations du HCDS proviennent aussi bien de l’opinion publique, de la société civile que des acteurs de partis politiques notamment de l’opposition.

L’on reproche à l’institution qu’elle sera, entre autres, inutile et budgétivore «pour un pays qui n’a pas suffisamment de ressources financières».

«Nous avons déjà le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) qui peut bien jouer ce rôle», a dénoncé un responsable syndical qui pense que la création du HCDS vise plutôt à récompenser des amis.

De son côté, le gouvernement soutient que la structure qui vient de voir le jour est nécessaire pour le Burkina Faso, en proie à diverses crises sociales.

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Clément Sawadogo, a expliqué lundi, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, le bienfondé de la nouvelle institution.

«Maintenant que nous sommes en crise avec les frondes sociales en ébullition sans cesse, nous ne pouvons pas faire mieux que de créer une telle institution», a déclaré le ministre.

Pour Clément Sawadogo, «la mise en place d'un tel cadre restait plus que jamais une nécessité et une opportunité pour mieux asseoir et gérer les conflits sociaux qui agitent le monde du travail burkinabè.

Selon lui, il n'est pas de trop d'avoir cette institution qui, à titre préventif, discute des questions de politique qui peuvent impacter le climat social.

Le ministre a indiqué que le HCDS, une fois fonctionnel, va se saisir de questions comme les négociations collectives et va servir de rôle de veille sur les questions sociales en rapport avec le monde du travail.

M. Sawadogo a fait observer que le président du Faso va nommer, dans les jours à venir, le président du Haut conseil pour le dialogue social (HCDS) qui aura un rang de président d’institution.

Commentaires facebook