Mercredi 20 Septembre 2017

Burkina-Faso: la Police nationale accusée de corruption

Burkina-Faso: la Police nationale accusée de corruption
(Afrique sur 7 19/05/17)

La Police nationale du Burkina-Faso est accusée de corruption et de toutes sortes de malversations. Au banc des accusés en ce moment même dans tout le pays, les services payés de la Police nationale ont été taxés d’irrégularités énormes.

Des irrégularités qui ont le même visage que la corruption et les détournements de fonds viennent d’être mises au compte de la Police nationale du Burkina-Faso. Il s’agit des services payés de cette Police qui ont révélés de nombreuses malversations sans une traçabilité claire des factures des deniers publics qui viennent d’être soulignées par l’inspecteur général des services du ministère de la Sécurité, Saïdou Zetiyenga.

Fort d’une équipe de 14 inspecteurs, M. Saïdou Zetiyenga s’est rendu dans les différents postes de police, des 13 régions du pays, pour passer au peigne fin ces services publics dans le but de juger de la transparence des affaires administratives et financières de la Police nationale.

Grande fut sa surprise de constater d’énormes malversations avérées dans ces différents postes: ‘’ les recettes générées par l’ensemble des prestations rétribuées des services de la police pour la période de janvier 2016 à février 2017 s’élèvent à 2 166 877 541 FCFA (environ 154 776 967 FCFA mensuellement). Sociétés minières: 683 433 678 FCFA. Structures financières, hôtelières et autres prestations: 1 483 443 863 FCFA’’, a t-il dénoncé.

Poursuivant, il ajoutera qu’ « A la répartition de ces montants, 74,67% soit 1,1 milliard de FCFA revenait au personnel de la police, 25,33% soit 373 millions F CFA pour le fonctionnement. A ce titre 53% des dépenses liées au fonctionnement ont été faites sans aucune pièce justificative qui assurent des missions de services payés qui sont des actions de sécurisation auprès de particuliers contre rétribution« .

Monté au créneau et très déçu de la gestion opaque de ses administrés, le Ministre de la Sécurité, Simon Compaoré a déclaré ceci: ‘’Tout cela a eu pour soubassement les failles du décret du 17 septembre 1979, il faut donc un nouveau. Mais en attendant, il faut des mesures conservatoires. C’est pourquoi il n’y aura plus de prélèvements jusqu’à nouvel ordre« , a t-il dit le cœur serré.

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