Dimanche 25 Février 2018

Au Burkina, « l’école garde sa coloration néocoloniale, les savoirs locaux sont ignorés »

Au Burkina, « l’école garde sa coloration néocoloniale, les savoirs locaux sont ignorés »
(Le Monde 12/02/18)

Maître de recherches au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), le professeur Maxime Compaoré dirige l’Atelier de recherche sur l’éducation au Burkina Faso (AREB). Il porte un regard critique sur la qualité de l’offre éducative au « pays des hommes intègres ».

L’AREB vient de publier un ouvrage collectif sur l’évolution du système éducatif burkinabé de 1960 à nos jours. Que peut-on en retenir ?

Maxime Compaoré Cette évolution peut être appréciée sous divers angles. Si l’on considère le taux brut de scolarisation, le bilan est positif. Alors qu’au début des indépendances, on tournait autour de 6 %, les derniers chiffres du ministère de l’éducation nationale, qui datent de 2016, parlent de 86 %. Ce fort taux de scolarisation est à mettre au compte du Plan décennal de l’éducation de base [adopté en 2000 sous le régime de Blaise Compaoré].

Cependant, ces chiffres révèlent aussi des disparités entre les zones urbaines, où l’on frôle les 100 %, et certaines zones rurales, qui peinent à dépasser les 50 %. Le second constat, c’est que cette évolution a été tributaire des différents régimes qui se sont succédé et des programmes de développement des bailleurs de fonds.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/12/au-burkina-l-ecole-gard...

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