Jeudi 19 Octobre 2017

Planification familiale au Bénin : Le Plan d’action national budgétisé passé en revue

Planification familiale au Bénin : Le Plan d’action national budgétisé passé en revue
(Matin Libre 09/08/17)

A moins d’un an de la fin de la période de mise en œuvre du Plan d’action national budgétisé (Panb) pour le repositionnement de la planification familiale (Pf) au Bénin (2014-2018), la société civile béninoise évalue le chemin parcouru et établit des perspectives pour relever de nouveaux défis.

C’était à la faveur d’un atelier au village d’enfants Sos d’Abomey-Calavi, initié et financé par l’Alliance droits et santé que les organisations de la société civile béninoise intervenant dans le domaine des droits à la santé sexuelle et de la reproduction, ont porté leur regard critique sur le chemin parcouru dans l’exécution du Plan d’action national budgétisé (Panb) pour le repositionnement de la planification familiale au Bénin (2014-2018). Une assise qui a débouché notamment sur des recommandations concrètes.L’objectif a été de « porter un regard critique sur le niveau de mise en œuvre des engagements contenus dans ce plan », a précisé Nourou Adjibadé, Directeur exécutif de Ceradis-Ong, point focal au Bénin de l’Alliance droits et santé. Pour mémoire, le Panb au Bénin a été élaboré en décembre 2013 et lancé le jeudi 29 janvier 2015 en respect du Partenariat de Ouagadougou lancé en février 2011 au Burkina Faso par les 9 pays d’Afrique francophone de l’Ouest, en réponse au faible taux de prévalence -12% en moyenne- et aux forts taux de besoins non satisfaits -en moyenne une femmes sur 4- et de mortalité maternelle -510 décès pour 100000 naissances vivants-, qui caractérisaient cette région du monde. Le Bénin était autour de 7%, et s’est donné pour objectif dans ce plan, d’atteindre un taux de 20% de prévalence contraceptive d’ici 2018, d’après la spécialiste en gestion de santé de la reproduction Alimatou Zohoun, représentante de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme). Elle juge capitale une telle revue venant de la société civile.«Nous devons saluer l’initiative de Ceradis qui a donc voulu qu’ensemble nous puissions définir ‘’où nous en sommes’’, dans la mise en œuvre des actions que nous avons prévues pour la poursuite des défis que nous nous sommes fixés dans ce plan d’action » affirme-t-elle.Dans le déroulement de l’atelier, les Osc réunies ont eu droit à la présentation du point de la mise en œuvre dudit plan par la Dsme. Ensuite, elles-mêmes ont fait leur évaluation sur la base de leur constat et expérience de terrain. Enfin, elles ont formulé des recommandations. « Les recommandations et observations sont destinées à améliorer la qualité du document et des interventions retenues», précise le Directeur exécutif de Ceradis-Ong. C’est d’ailleurs cette amélioration qu’espèrent les jeunes représentés à l’atelier.«Notre vœux le plus cher est qu’à l’issu de cette revue, une riposte soit faite pour faciliter l’accès réel des jeunes, surtout dans les milieux ruraux, aux méthodes de la Pf et aux services de la santé et de reproduction» confie Ulrich François Dossou, chargé de vie scolaire et universitaire au sein de l’Organe consultatif de la jeunesse (Ocj).

Aziz BADAROU

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