Jeudi 19 Octobre 2017

A Cotonou, l’agriculture urbaine perd du terrain face au béton

A Cotonou, l’agriculture urbaine perd du terrain face au béton
(Le Monde 10/08/17)

L’Afrique en villes (10). Les maraîchers qui alimentent la capitale économique béninoise sont confrontés à la réduction des terres agricoles et à l’infertilité des sols.

Par Hermann Boko (contributeur Le Monde Afrique, Cotonou)

Charles Acakpo contemple son terrain innondé sur le site maraîher de Houéyiho, un quartier de Cotonou, au Bénin, en 2017.
Vêtu d’un polo vert usé par le travail dans sa parcelle, Charles Acapko s’applique à désherber ses rangées de laitues. Ce maraîcher d’une quarantaine d’années fait partie des 337 jardiniers regroupés en cinq coopératives qui exploitent le domaine de 15 hectares appartenant à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna) dans le quartier Houéyiho de Cotonou, la capitale économique du Bénin.

Présentation de notre série L’Afrique en villes

Tous les jours, Charles Acapko jardine avec une vue directe sur l’aéroport international. Le balisage lumineux de la piste jouxte le domaine marécageux où les rangées de choux, de carottes, de betteraves et de concombres s’étendent aux limites de la ville. « Le domaine a été ouvert aux jardiniers en 1972. Nous étions au chômage et on a pu négocier avec l’Etat l’exploitation de la terre », explique Charles Acapko, qui préside le site maraîcher.

Sur sa parcelle, qui contient une trentaine de rangées, l’homme jette un œil à ses cultures : des oignons et des laitues d’un côté, des carottes et encore des laitues de l’autre. « Nous n’avons pas beaucoup d’espace, c’est pourquoi nous associons les cultures », explique-t-il, indifférent au ballet des avions.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/09/a-cotonou-l-agriculture...

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