Mercredi 17 Janvier 2018

Bénin : vers une grève générale qui risque de paralyser le pays

Bénin : vers une grève générale qui risque de paralyser le pays
(La Tribune 10/01/18)
Au Bénin, les syndicats du secteur de la société ont décidé d'observer une grève générale dès le 15 janvier.

Le front social est en ébullition au Bénin et risque de s’embrasser les prochains jours. Le secteur de la justice est paralysé depuis ce lundi par une grève des magistrats et les syndicats de la santé se préparent à débrayer dès la semaine prochaine. Les différents syndicats s'élèvent contre l’adoption par le Parlement d’une loi leur retirant le droit de grève. Le mouvement des syndicats risque de s’étendre aux autres secteurs de la fonction publique, avec le scénario d'une paralysie totale de l’administration, mais aussi de l’économie du pays.

Le président Patrice Talon va devoir faire face à une nouvelle fronde sociale en ce début d'année durant laquelle il a pourtant promis d'accélérer la mise en œuvre du programme d'actions de son gouvernement. Ce lundi, les magistrats béninois ont entamé un mouvement de grève sans service minimum qui se poursuivra jusqu'au vendredi prochain et qui est «tacitement reconductible» dès la semaine prochaine, à l'appel de l'Union nationale des magistrats béninois (UNAMAB).

La semaine dernière, ce sont les agents de l'administration judiciaire qui avaient donné le top départ d'un mouvement de contestation qui risque de se poursuivre les prochains jours. A l'issue d'une assemblée générale, plusieurs syndicats du secteur de la santé ont en effet aussi décidé de partir en grève générale dès le 15 janvier prochain.

A l'origine de cette fronde, l'adoption le 28 décembre dernier, par le Parlement, d'une loi retirant le droit de grève à une certaine catégorie de fonctionnaires, notamment les agents de la santé, ceux de la justice ainsi que les douaniers, gendarmes et policiers.

Les différents syndicats entendent faire pression sur le gouvernement afin que ce dernier annule les nouvelles dispositions régissant le droit de grève qui leur est garanti par la Constitution et honorer plusieurs engagements qu'il a souscrits dans les protocoles d'accord signés en fin 2017 après déjà plusieurs jours de grève.

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