Mardi 20 Février 2018

Bénin: des scientifiques se penchent sur la gestion de la chenille légionnaire en Afrique de l'Ouest

Bénin: des scientifiques se penchent sur la gestion de la chenille légionnaire en Afrique de l'Ouest
(Xinhua 14/02/18)

Un atelier de formation sur la gestion de la chenille légionnaire d'automne en matière d'agriculture dans les pays d'Afrique de l'Ouest en vue de l'élaboration d'une stratégie commune de lutte contre ces insectes ravageurs de cultures vivrières notamment le maïs, s'est ouvert mardi à l'Institut International pour l'Agriculture Tropicale (IITA) d'Abomey-Calavi, ville située à environ une vingtaine de km au nord de Cotonou.

"Cet atelier qui regroupe plus de 90 praticiens du secteur agricole, notamment des experts de la recherche agricole, de la protection des végétaux et des entités de vulgarisation agricole, vise à renforcer les capacités techniques de la région de l'Afrique de l'ouest en gestion de la lutte antiparasitaire intégrée", a indiqué Bénoît Gnonlonfin, représentant du président de la commission de la CEDEAO à l'ouverture de l'atelier.

Pour Seydou Samaké, Conseiller régional en politique sanitaires et phytosanitaire à l'Agence des Etats Unis pour le développement international (USAID), les participants à cet atelier de formation bénéficieront d'un nouveau guide complet, intitulé "La Chenille Légionnaire d'automne": un guide de lutte intégré contre le ravageur, publié conjointement par l'USAID, le CIMMYT et le Programme de recherche sur le maïs.

En Afrique, la présence d'un ravageur invasif des cultures appelé la Chenille Légionnaire d'automne a été confirmé pour la première fois en 2016.

"Originaire des Amériques, ces insectes ravageurs peuvent se nourrir de 80 espèces de cultures différentes, dont le maïs, un aliment de base consommé par plus de 300 millions de familles de petits agriculteurs africains. Cette chenille légionnaire d'automne a été identifiée dans plus de 30 pays africains, ce qui représente une menace importante pour la sécurité alimentaire, les revenus et les moyens de substance", a-t-il indiqué.

"Si des mesures de lutte appropriées ne sont pas mises en œuvre, le ravageur pourrait provoquer des pertes de rendement importantes, estimées entre 3,6 et 6,2 milliards de dollars par an dans les 12 principaux pays producteurs de maïs d'Afrique", a-t-il averti.

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