Samedi 24 Février 2018

Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat

Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat
(Le Monde 12/02/18)

Un dicton, répandu dans le nord du Bénin, l’affirme : « Pour l’arrivée de ses premières règles, une fille doit être chez ses parents. Pour ses deuxièmes règles, elle doit habiter chez son mari. » En résumé : on n’a que quelques mois pour marier sa fille après ses premières menstruations – et donc souvent en conséquence pour interrompre sa scolarité.

Une étude de 2015 sur le comportement, les attitudes et les pratiques violentes sur les enfants, menée par le ministère béninois des affaires sociales avec le soutien de l’Unicef, montre que le mariage des jeunes filles est une pratique communément acceptée. Elle peut avoir deux origines : l’interprétation des préceptes religieux, mais aussi la pauvreté des familles, qui forcent leurs filles à se marier dans un intérêt économique. Quelle qu’en soit la raison, les chiffres sont éloquents : près d’une fille sur dix (8,8 %) est mariée avant 15 ans, et plus de trois sur dix (31,7 %) avant 18 ans.

Ces mariages forcés ont un impact conséquent sur l’accès à l’éducation. Au primaire, une quasi-parité existe entre les garçons et les filles. Puis un écart se creuse au fil de la scolarité : sur 100 000 habitants, 1 700 garçons font aujourd’hui des études supérieures, contre seulement 630 filles.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/11/au-benin-la-scolarisati...

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