Dimanche 18 Février 2018

« Travail, pain, liberté et dignité » : récit d’une journée de colère à Tunis

« Travail, pain, liberté et dignité » : récit d’une journée de colère à Tunis
(Jeune Afrique 13/01/18)
Des Tunisiens manifestent à Tunis contre la loi de finances de 2018.

À l'appel du collectif « Fech Nestanew », ils étaient plus d'un millier ce vendredi à Tunis pour protester contre la vie chère en Tunisie. Une vague de protestation qui s'est étendue dans plusieurs grandes villes.

À 13 heures, ce vendredi 12 janvier, c’est l’heure de la prière mais aussi le coup d’envoi de la manifestation, organisée par le collectif « Fech Nestanew » (Qu’est-ce qu’on attend), dans plusieurs villes tunisiennes. « Pluie ou pas, les manifestations auront lieu ! », avait-on pu lire sur les réseaux sociaux durant la matinée. À Tunis, le rendez-vous est donné au centre-ville, devant le gouvernorat, bâtiment qui symbolise le pouvoir.

Un peu plus loin sur l’avenue Bourguiba, où le 14 janvier 2011 la foule avait crié « dégage ! » au régime de Ben Ali, les passants sont rares mais dans les cafés, certains attendent déjà le départ de la manifestation.
Les souvenirs des derniers événements

Tous commentent les événements récents. Ils s’accordent sur le fait que les pillages, les braquages et les routes coupées qui ont marqué les nuits des 8, 9 et 10 janvier derniers ne sont pas le fait des mouvements protestataires.

« Ces jeunes ne portaient aucun slogan, c’est comme s’ils attendaient un feu vert pour enchaîner les violences », lance Temime Zaouchi, un agent de voyage, tandis que son voisin de comptoir se souvient, non sans nostalgie, que Ben Ali est parti un vendredi comme celui-là il y a sept ans. Il se rappelle aussi que le 12 janvier 2011, la grève générale de Sfax, à l’est de la Tunisie, avait donné un tournant définitif à ce qui allait devenir la révolution tunisienne.

Une semaine de protestation et trois nuits d’affrontements se sont soldées par 778 arrestations. La plupart sont des jeunes casseurs mais également des syndicalistes et des sympathisants du mouvement « Fech Nestanew».

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