Lundi 20 Novembre 2017

Rallye Toulouse-Saint-Louis du Sénégal pour faire revivre l'Aéropostale française

Rallye Toulouse-Saint-Louis du Sénégal pour faire revivre l'Aéropostale française
(AFP 14/09/17)
Un équipage auvergnat au départ du Rallye Toulouse-Saint-Louis du Sénégal

Le 35e rallye aérien ralliant Toulouse, au sud-ouest de la France, à Saint-Louis du Sénégal, présenté comme le plus long au monde avec 10.000 km de parcours, s'envolera le 23 septembre pour faire revivre la ligne mythique de l'Aéropostale.

"C'est le Compostelle des aviateurs", a résumé Thierry Sentous, membre du comité d'organisation, lors d'un point presse jeudi à Toulouse. "Il y a des pèlerinages à pied, à vélo. En avion, il y a celui-là pour perpétuer les valeurs de l'Aéropostale".

La Compagnie générale aéropostale a été lancée fin 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, par Pierre-Georges Latécoère, un entrepreneur français qui, après avoir fabriqué des avions de guerre, décide de se lancer dans le transport aérien du courrier postal.

La première ligne ouverte, Toulouse-Barcelone, sera progressivement étendue vers le Maroc, le Sénégal et l'Amérique du Sud, écrivant une des plus belles pages de l'aviation civile.

La renommée de l'Aéropostale doit beaucoup au courage de ses pilotes, tels Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry, le pilote écrivain auteur du Petit Prince, dont beaucoup trouveront la mort lors de ces vols souvent risqués.

Les 18 avions (une cinquantaine de personnes au total) engagés dans le rallye aérien jusqu'au 6 octobre vont rejoindre Saint-Louis, sur l'embouchure du fleuve Sénégal, en longeant les côtes africaines, respectant ainsi les étapes historiques des pionniers de l'aviation. Le retour se fera à Toulouse.

Un des moments forts du rallye est l'atterrissage en plein Sahara sur le poste historique du Cap Juby (aujourd'hui Tarfaya, Maroc). Saint-Exupéry fut chef d'aérodrome sur cette escale de ravitaillement en 1927-28.

Lors du rallye, les pilotes volent "à vue, comme à l'époque", à une vitesse de 200 km/heure sur des monomoteurs équipés de moteurs avec une technologie moderne, a souligné le président de la compétition Jean-Jacques Galy. A l'époque de l'Aéropostale, la première panne survenait après seulement 50 heures de vol.

"Mais ce n'est pas une course de vitesse. Il y a des épreuves d'orientation, de consommation d'essence. Pour gagner, il faut être persévérant et constituer une bonne équipe", a-t-il conclu.

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