Brazzaville : qui est André Okombi Salissa, l’opposant arrêté après des mois de clandestinité ? | Africatime
Samedi 21 Janvier 2017

Brazzaville : qui est André Okombi Salissa, l’opposant arrêté après des mois de clandestinité ?

Brazzaville : qui est André Okombi Salissa, l’opposant arrêté après des mois de clandestinité ?
(Le Monde 12/01/17)
André Okombi Salissa, ici lors d’une conférence sur le transport aérien à Tunis en 2006.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de mars 2016 au Congo Brazzaville, l’opposant à Denis Sassou-Nguesso a été interpellé mardi 10 janvier. L’opposant congolais André Okombi Salissa a été arrêté mardi 10 janvier à l’aube, en périphérie nord de Brazzaville. Candidat à l’élection de mars 2016, il vivait depuis environ six mois dans la clandestinité. Il est accusé par les autorités de détention d’armes de guerre et d’atteinte à la sécurité de l’Etat.

• Qui est André Okombi Salissa ?

Originaire de Lékana, dont il est député, dans la région des plateaux au sud du pays, André Okombi Salissa a étudié à Kinshasa, « d’où il sort avec un diplôme d’ingénieur avant se rendre quelques années plus tard à Kharkiv en Ukraine », précise sur son site la plateforme Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) dont il est désormais membre. Plusieurs fois ministre du président Sassou-Nguesso, de façon ininterrompue entre 1997 et 2012, André Okombi Salissa, 55 ans, a basculé dans l’opposition à l’approche du référendum constitutionnel de 2015. Président du parti CADD (Convention pour l’action, la démocratie, et le développement) il rejoint ensuite l’IDC, plateforme constituée avec quatre opposants pour barrer la route à la réélection de Denis Sassou-Nguesso qui cumule plus de 32 ans à la tête du pays.
• Qu’est-ce que Brazzaville lui reproche ?

André Okombi Salissa a été candidat à la présidentielle du 20 mars 2016. Il a obtenu 3,96 % au premier tour, là où Denis Sassou-Nguesso en aurait obtenu 60 %. Des résultats contestés par l’opposition. Trois mois après le scrutin, le député de Lékana est assigné à résidence et disparaît. En décembre 2016, le procureur de la République André Oko Ngakala a demandé à l’Assemblée nationale la levée de son immunité parlementaire en l’accusant d’atteinte à la sûreté de l’État et de détention illégale d’armes de guerre. Fusils-mitrailleurs, lance-roquettes et munitions auraient été retrouvés, un mois plus tôt, au domicile de son épouse Gisèle Ngoma, dans l’arrondissement Djiri à Brazzaville. La demande de levée de son immunité a été refusée, mais une astuce légale a été trouvée pour son arrestation.

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