Mercredi 20 Septembre 2017

Angola: la commission électorale rejette les accusations de l'opposition

Angola: la commission électorale rejette les accusations de l'opposition
(AFP 05/09/17)

La Commission nationale électorale (CNE) angolaise a "catégoriquement" rejeté lundi les accusations de l'opposition, qui a dénoncé des "irrégularités" lors des élections générales du 23 août remportées par le parti au pouvoir depuis 1975.

Les partis qui dénoncent les résultats "sont de mauvaise foi" et cherchent à "décrédibiliser le processus électoral angolais", a déclaré le président de la CNE, André da Silva Neto, lors d'une conférence de presse à Luanda.

"La CNE rejette catégoriquement" leurs critiques, a-t-il ajouté.

"Tous les outils électroniques utilisés dans le processus électoral ont été vérifiés", a-t-il encore assuré, ajoutant que l'ensemble du processus avait été "légal".

Quatre partis d'opposition angolais ont exigé dimanche un recomptage des bulletins, jugeant "irréguliers" les résultats.

Les chefs de l'opposition ont affirmé avoir constaté "la disparition d'urnes, l'apparition de nouvelles urnes, la disparition de bulletins de votes (…) et la présence illégale d'individus étrangers au processus" lors du dépouillement.

Le parti au pouvoir depuis l'indépendance de l'Angola en 1975, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), a été crédité par la CNE de 61,1% des suffrages et d'une majorité absolue de 150 des 220 sièges du Parlement, selon un décompte portant sur 97% des bureaux de vote.

Les partis d'opposition Unita et la Casa-CE ont eux recueilli respectivement 26% et 9% des voix.

Les résultats définitifs de la CNE doivent être publiés mercredi.

La tête de liste du MPLA, Joao Lourenço, ex-ministre de la Défense, sera investi président le 25 septembre, en remplacement du président Jose Eduardo dos Santos, âgé de 75 ans et à la santé fragile.

Ce dernier dirige le pays d'une main de fer depuis trente-huit ans. Son successeur aura pour principale mission de faire sortir l'Angola, puissance pétrolière, de la crise dans laquelle il est plongé depuis trois ans à cause de la chute des cours de l'or noir.

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