Mercredi 22 Novembre 2017

Cet Angola que le président Lourenço doit redresser

Cet Angola que le président Lourenço doit redresser
(Le Point 12/09/17)

Outre l'adversité née de la baisse des cours du pétrole, le successeur de Dos Santos devra travailler à une plus grande cohésion économique et sociale. Tout juste élu, João Lourenço, le nouveau président angolais, qui succède à José Eduardo Dos Santos, a annoncé la couleur. Sur le plan économique, il entend améliorer le climat des affaires et lutter contre la corruption pour mieux attirer les investissements étrangers. Et mettre l'accent sur la diversification, l'économie angolaise étant dominée par le secteur pétrolier. Un programme qui s'inscrit dans un contexte économique et financier morose. Les défis à relever sont importants.

La manne pétrolière a permis de reconstruire le pays

C'est à partir de 2002, après vingt-sept ans d'une guerre civile dévastatrice, qui a opposé l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita) et le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), que l'Angola a démarré sa reconstruction. Pendant plus de dix ans, le pays, qui se dispute la première place en tant que producteur d'or noir avec le Nigeria en Afrique subsaharienne, a bénéficié d'une conjoncture pétrolière très favorable. L'envolée des cours mondiaux du baril de pétrole entre 2002 et 2007 conjuguée à celle de la production a entrainé une croissance spectaculaire de l'économie angolaise. Ainsi, de + 5 % en 2003, le taux de croissance a grimpé à 22 % en 2007. Pour s'établir entre + 2 % et + 6 % de 2008 à 2014. Une croissance tirée par le secteur pétrolier et gazier, dont le produit intérieur brut (PIB) est passé de 7,092 milliards de dollars (Mds $) en 2002 à 53,278 Mds $ en 2012, pour décliner à partir de 2013 selon le Rapport économique 2016 de Angola réalisé par le Centre d'études et de recherches scientifiques (CEIC) de l'Université catholique d'Angola (Ucan). Les recettes tirées du pétrole ont suivi la même trajectoire. « Entre 2002 et 2016, le montant des recettes d'exportation provenant du pétrole, soit 50 % des recettes budgétaires et 94 % des recettes d'exportation, s'est élevé à 580 milliards de dollars », indique Manuel José Alves Da Rocha, professeur d'économie à l'Ucan.

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