Dimanche 18 Février 2018
(Jeune Afrique 05/01/18)
Uniforme contre blouse : la répression musclée d’un sit-in de médecins résidents est symptomatique d’une situation sociale algérienne tendue. En matière de manifestations, on connaissait déjà un casse-tête : comment réprimer un cortège grognon de membres de forces de l’ordre munies de pancartes ? Après la dispersion violente d’un rassemblement de médecins, en Algérie, voici venue une autre énigme surréaliste : qui peut soigner des manifestants quand ceux-ci sont eux-mêmes les soignants ? De soins, des docteurs ont bien eu besoin, après la bastonnade qu’ils ont subie de la part des pandores, ce 3 décembre à Alger. Bilan établi par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) : une vingtaine de blessés, dont un grave, ainsi que plusieurs arrestations...
(Jeune Afrique 05/01/18)
Une application pour faciliter les paiements en ligne, une banque virtuelle, une cryptomonnaie... Tout était prêt ou presque pour lancer KodePay en Algérie. Mais l'État se raidissant devant les monnaies virtuelles, c'est à Nairobi que la start-up démarrera finalement ses activités. Avec sa start-up KodePay, Nassym Louradi s’apprêtait à lancer depuis l’Algérie sa banque virtuelle et sa cryptomonnaie. C’était sans compter la loi de finance algérienne 2018 et l’interdiction du Bitcoin et autres monnaies virtuelles. Mais il en fallait plus pour décourager le jeune entrepreneur, qui a senti le vent tourner dans son pays. « Je voulais lancer mon entreprise chez moi, en Algérie, mais la loi s’est tellement durcie qu’il a fallu regarder à ailleurs. Au Kenya, on nous...
(Jeune Afrique 05/01/18)
Alors que son dernier concert en Algérie date de 1979, le chanteur kabyle Idir, résident en France, fait son grand retour dans le pays pour une tournée nationale à partir de jeudi. « Promettez-moi de chanter librement en Algérie, je me produirai aux quatre coins de mon pays », avait confié le chanteur Idir à Jeune Afrique, en 2013. Cinq ans plus tard, l’Algérie s’apprête à accueillir l’enfant du pays, après près de quarante ans d’absence. Il débute son retour sur la scène algérienne avec deux premiers concerts, qui auront lieu ce jeudi 4 et vendredi 5 janvier, à la coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger. Idir sera accompagné par des chanteurs français, à l’instar de Gérard Lenorman et...
(AFP 04/01/18)
Quarante migrants algériens ont été rapatriés mercredi d'Espagne où ils tentaient de s’installer illégalement, quelques jours après la mort suspecte d'un de leurs compatriotes dans un centre de rétention du sud espagnol, a indiqué officielle algérienne APS. Les 40 Algériens, qui avaient pris la mer à la mi-décembre à partir d'une plage de Mostaganem (355 km à l'ouest d'Alger), avaient été interceptés par les gardes-côtes espagnols au large de l'Espagne. Ils ont été rapatriés à Oran, à l'ouest d'Alger, à bord d'un navire de transport de voyageurs, selon APS. Selon la télévision privée algérienne Ennahar TV, les 40 migrants rapatriés étaient détenus avec le migrant mort, Mohammed Boudarbala.
(AFP 04/01/18)
Le décret de béatification de 19 "martyrs" tués en Algérie dans les années 1990 - dont les moines de Tibéhirine et l'ancien l'évêque d'Oran Pierre Claverie - pourrait être signé d’ici fin janvier, selon un responsable du dossier. "Rendre hommage aux 19 martyrs chrétiens signifie rendre hommage à la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie en Algérie dans les années 90", a commenté le moine trappiste français Thomas Georgeon, "postulateur" (avocat) de la cause, dans un entretien au mensuel en ligne "Mondo e missione", de l’Institut pontifical des missions étrangères. "Chacun d'entre eux a été un témoignage authentique de l'amour du Christ, du dialogue, de l'ouverture aux autres, de l'amitié et de la fidélité au peuple algérien",...
(Jeune Afrique 04/01/18)
Les forces de l'ordre ont violemment dispersé un rassemblement de médecins ce mercredi. Résultat : une vingtaine de blessés, dont un grave, ainsi que plusieurs arrestations, selon leur syndicat. Plusieurs médecins ont été blessés, ce mercredi 3 décembre, dans un affrontement avec les forces de l’ordre à l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger. « Nous étions en train de protester à l’intérieur de l’hôpital ce matin. À 10 h 30, quelques confrères ont tenté de franchir la porte. C’est à ce moment-là que la police est entrée dans l’enceinte hospitalière et nous a agressée à coups de matraques. Résultat : une vingtaine de blessés, dont un grave, et neuf arrestations », témoigne Mohamed Taileb, membre du Collectif autonome des médecins résidents...
(MondAfrique 04/01/18)
Pour ceux qui voudrait comprendre la Question berbère, en Algérie, un excellent ouvrage vient de paraître à Alger (ed.Barzakh) de Yassine Temlali, journaliste et chercheur, qui éclaire d’une manière nouvelle, une question ancienne qui déchire. Si l’on veut aujourd’hui penser, repenser la Kabylie, loin des idéologies meurtrières, alors il faut absolument lire « La genèse de la Kabylie. » de Yassine Temlali qui, de journaliste, fait ici œuvre d’historien. Un historien impliqué qui nous invite, avec brio, à faire une pause très stimulante intellectuellement sur l’histoire récente de l’Algérie en se proposant de « restituer le cadre historique dans lequel entre 1830 et 1962 est née une conscience culturelle et politique Kabyle », comme on déconstruit la fabrique des «...
(Agence Ecofin 04/01/18)
A Tipasa, dans le nord de l’Algérie, la spéculation foncière et les constructions anarchiques prennent une telle proportion que le wali, Moussa Ghelai (photo), a décidé de sonner la fin de la récréation. C’est ce que rapporte Algérie Presse Service (APS). « Le phénomène des constructions anarchiques et des atteintes au foncier forestier, maritime et agricole de la wilaya, est allé crescendo, ces dernières années, à tel point que le wali de Tipasa n’a pas hésité à le qualifier de véritable catastrophe. Une situation qui a poussé les autorités à entrer dans une véritable confrontation avec "la mafia du foncier", à travers une batterie de mesures, ayant pour finalité la démolition de tout ce qui a été construit illégalement »,...
(La Tribune 03/01/18)
Les recettes de la fiscalité pétrolière réalisées entre janvier et août 2017 par l'Algérie se sont établies à 1.415 milliards de dinars contre 1.171 milliards de dinars enregistrées à la même période l'an dernier soit une augmentation de 21%. L'Algérie a réalisé de bonnes performances cette année concernant les recettes fiscales pétrolières. Sur les 8 premiers mois de l'année 2017, le pays a enregistré comme recettes fiscales pétrolières 1 415,1 milliards de dinars. Ce chiffre donne une augmentation de 243,5 milliards de dinars, soit 21% de plus par rapport à la même période de l'année dernière où le pays avait enregistré au total 1 171,6 milliards de dinars. Cette hausse est à imputer au regain de forme des cours du...
(AFP 03/01/18)
Une plateforme citoyenne et le frère d'un migrant algérien ont dénoncé mardi la mort dans des circonstances suspectes de cet homme de 36 ans dans un centre de rétention du sud de l'Espagne, exigeant une enquête indépendante. Mohammed Boudarbala a été retrouvé mort vendredi dans sa cellule de prison à Archidona, en Andalousie, que les autorités utilisent depuis plusieurs semaines comme centre de rétention pour étrangers en situation irrégulière. L'autopsie a révélé qu'il était mort "après s'être pendu à l'aide d'un drap", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police. Lors d'une conférence de presse organisée à Malaga (sud) par la "Plateforme...
(La Tribune 03/01/18)
L'activité commerciale en Algérie a connu une baisse entre juillet et septembre 2017, annonce-t-on à l'Office national des statistiques d'Algérie. D'après les résultats d'une enquête-sondage d'opinion organisée par l'institution auprès des commerçants, plusieurs facteurs dont la lenteur des délais d'approvisionnement expliquent cette tendance. L'activité commerciale en Algérie doit se reprendre en ce début d'année 2018 pour éviter le pire. D'après l'Office national des statistiques d'Algérie (ONS), elle a connu une baisse importante déjà au troisième trimestre de l'année dernière. L'agence gouvernementale qui a réalisé une enquête-sondage d'opinion auprès des commerçants du pays, prenant en compte à la fois les grossistes et les détaillants, a souligné que cette baisse a plus affecté les grossistes de la catégorie droguerie, quincaillerie, appareils électroménagers...
(Agence Ecofin 03/01/18)
En Algérie, la moitié des terrains mis à disposition pour être exploités par les investisseurs ne le sont pas encore, ce qui nuit à l’économie du pays. C’est ce qu’a révélé le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Kheïreddine Medjoubi, selon des propos rapportés par Liberté Algérie. Jugeant la situation « inadmissible », il a annoncé que le gouvernement opte désormais pour la stratégie du bâton. « Selon le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Kheïreddine Medjoubi, l’année 2018 sera celle du grand combat contre le foncier inexploité. A ce titre, il a évoqué l’instauration de la taxe de 5% de la valeur vénale sur le foncier inexploité.», souligne notamment le site d’information. Outre...
(Jeune Afrique 03/01/18)
Ce n'est pas la première fois qu'un pays africain confie la présidence à un footballeur professionnel. Le premier président de l'Algérie, Ahmed Ben Bella, a évolué à l'Olympique de Marseille, tout comme George Weah, le nouveau président libérien. Depuis son élection ce 26 décembre à la tête du Libéria, George Weah, 51 ans, est présenté comme le premier footballeur professionnel à accéder à une telle fonction. Sauf que, au Nord du continent, un pays, l’Algérie, a déjà mis un buteur à sa tête : Ahmed Ben Bella. En septembre 1963, l’ex-président du Front de libération nationale (FLN) devenait le premier président de l’Algérie libérée. En Algérie, où football et politique sont deux sujets pris très au sérieux, plusieurs voix ont...
(MondAfrique 03/01/18)
Nos amis d’ “Algérie Part” ont dressé la liste des dix personnalités qui ont marqué l’année 2017 en Algérie, avec en tète Saïd Bouteflika, le vice roi de l’Algérie d’aujourd’hui. Suivez le guide 1- Saïd Bouteflika Le frère et conseiller du Président de la République, Saïd Bouteflika est certainement le personnage le plus influent du pays. Discret, réservé, il d’en demeure pas moins qu’il est l’un des détenteurs le plus puissants des clés du pouvoir en Algérie. Aucune nomination d’un haut responsable n’est décidée sans son aval. Et aucun projet de loi n’est élaboré sans son implication. Véritable bras de droit d’Abdelaziz Bouteflika, il a été au cours de cette année un incontournable pilier des centres de décision du pays...
(AFP 02/01/18)
"Le cancer? C'est rien comparé au fait d'être rejetée après 18 ans de mariage", assure Linda, abandonnée par son mari, comme de nombreuses Algériennes, après une ablation du sein due à la maladie. Après l'opération, son mari l'appelait "nass mraa" (demi-femme) ou "lamgataa" (la mutilée), raconte, d'une voix toujours nouée plusieurs années après, cette assistante médicale, mère de trois enfants qui l'ont soutenue face à leur père. Zohra a, elle aussi, subi une ablation du sein en 2015. Après 25 ans de mariage, son époux a demandé le divorce, la laissant sans ressources. Il "a été odieux", assure cette mère au foyer de 53 ans. Linda et Zohra ne sont pas des cas isolés. "Des centaines d'Algériennes sont abandonnées par...
(Jeune Afrique 02/01/18)
Depuis mars 2017, Abdelmoumen Ould Kaddour est le nouveau PDG de Sonatrach, un poste connu pour son instabilité en Algérie. Être nommé à la tête de Sonatrach, c’est la certitude d’avoir signé un CDD. Au cours des seize dernières années, le géant algérien a connu dix PDG. La valse des dirigeants n’est sans doute pas étrangère aux difficultés que connaît la compagnie nationale, dont les revenus ont fondu de moitié entre 2014 et 2016 (de 62,8 milliards à 28,8 milliards de dollars, soit de 53 milliards à 24,3 milliards d’euros). Promu en mars 2017 à la surprise générale, Abdelmoumen Ould Kaddour, 66 ans, dont le parcours est marqué par une condamnation en 2007 à trente mois d’emprisonnement pour une énigmatique...
(Le Point 02/01/18)
En ce début d'année 2018, les appréhensions des Algériens sont nombreuses face aux augmentations des taxes et des impôts, mais aussi à l'interdiction de l'importation de plus de 1 000 produits. PAR AMAYAS ZMIRLI, À ALGER Dans la matinée de ce 1er janvier, Alger est écrasée de soleil. Dans les rues du centre-ville presque vides, quelques passants pressent le pas vers le marché ou vers les magasins ouverts en cette journée fériée. Une femme, la cinquantaine bien entamée, est interpellée par le staff d'une chaîne de télévision privée sur ses attentes pour la nouvelle année qui commence. Elle parle de ses espoirs mais surtout de ses appréhensions. « Avec le temps, il n'y aura plus de classe moyenne, il y...
(Jeune Afrique 30/12/17)
Pour freiner la baisse des réserves de change, le gouvernement algérien a serré les boulons du secteur automobile, restreignant à dix le nombre d'opérateurs autorisés à exercer l'activité de montage. Mais la viabilité de son modèle pose problème, selon le directeur du cabinet Compétences Finances. Une décision ministérielle datée du 14 décembre a recensé la liste des opérateurs autorisés à importer des pièces pour l’assemblage automobile en Algérie. Ils sont dix : cinq pour les véhicules de tourisme et cinq pour les poids lourds.
(AFP 29/12/17)
La police espagnole a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête sur la mort d'un Algérien dans une prison où des centaines de migrants arrivés par la mer avaient été provisoirement placés fin novembre contre l'avis des ONG locales. Le corps a été découvert vendredi dans la prison toute neuve d'Archidona que le ministère de l'Intérieur avait décidé d'utiliser comme centre de rétention administrative "provisoire" près de Malaga en Andalousie, dans le sud du pays. "Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de la mort de cet +interné+, âgé de 36 ans et de nationalité algérienne", a annoncé la police nationale dans un communiqué. Le cadavre de cet homme "a été découvert à l'intérieur de sa chambre par des fonctionnaires...
(Jeune Afrique 29/12/17)
Alger répond à une exigence historique du mouvement amazigh. Pourtant, sur le terrain, l'annonce soulève plus de méfiance qu'autre chose chez de nombreux berbéristes. « Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa décision de consacrer Yennayer journée chômée et payée dès le 12 janvier prochain, le gouvernement étant chargé de prendre les dispositions appropriées à cet effet. » Ce communiqué de la présidence algérienne, publié mercredi 27 décembre, à l’occasion de la transmission de ses vœux aux Algériens pour la nouvelle année, a annoncé une mesure historique. En effet, c’est la première fois que le nouvel an amazigh est décrété fête nationale dans un pays d’Afrique du Nord. Le jour est férié au même titre que le 1er janvier du...

Pages