Dimanche 22 Octobre 2017
(AFP 08/10/17)
Le Parlement algérien a adopté dimanche un texte autorisant le Trésor à emprunter directement à la Banque centrale, laissant craindre un recours à la "planche à billets" et un risque d'inflation dans un pays qui souffre de la chute des revenus pétroliers. Cet amendement à la Loi sur la monnaie et le crédit, autorise la Banque (centrale) d'Algérie à procéder "à titre exceptionnel et durant une période de cinq années à l'achat directement auprès du Trésor des titres émis par celui-ci", pour permettre le financement, notamment, de la dette publique interne et les besoins d'investissement. Lors de l'adoption par le Parlement fin septembre du "plan d'action" de son gouvernement, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, nommé en août, avait évoqué une...
(RFI 07/10/17)
Un convoi d'une dizaine de bus, escortés par les forces de sécurité algérienne, était en direction de Tamarasset, dans l'extrême-sud du pays, vendredi 6 octobre. RFI a pu entrer en contact avec plusieurs migrants alors qu'ils se trouvaient à bord de ces véhicules. Ils affirment avoir été arrêtés sans explication. Après leur arrestation, les migrants ont été envoyés au camp de Zéralda, à une trentaine de kilomètres d'Alger. Ibrahim, originaire du Mali, y a passé la nuit. Il assure qu'aucun matelas, qu'aucune couverture ni nourriture ne lui ont été proposées. « C’est une déception (…) de voir que des Africains comme nous nous offrent ce genre de traitement pour la simple raison qu’ils ne partagent pas la même couleur de...
(AFP 07/10/17)
Laissée moribonde par la "décennie noire" des années 1990, la BD algérienne auparavant foisonnante renaît depuis 10 ans grâce à de jeunes auteurs et éditeurs passionnés qui veulent la sortir de la case "futile" et bravent les défis économiques. A l'indépendance du pays en 1962, de jeunes auteurs, nourris à la bande dessinée franco-belge (Tintin, Astérix...) née dans les années 1950, font de l'Algérie le pays-phare de cet art au Maghreb. L'euphorie de l'ouverture politique fin 1988 --qui voit notamment la naissance du journal satirique "El-Manchar", sorte de "Charlie-Hebdo" algérien accueillant de nombreux dessinateurs-- sera de courte durée.
(Jeune Afrique 06/10/17)
L’homme d’affaires et militant anti-corruption algérien Rachid Nakkaz a été agressé ce matin devant une résidence de l’ex-chef du Front de libération nationale Amar Saâdani, située dans la ville de Neuilly-sur-Seine, à l’ouest de Paris. « Regardez de vos yeux, Algériens, comment le fils de Saâdani a tenté de me tuer ! » fustige Rachid Nakkaz, du sang maculant son visage, dans une vidéo qui fait encore réagir les internautes algériens, publiée vendredi matin sur Facebook. Selon nos informations, il ne s’agirait pas du fils de Saâdani mais plutôt d’un membre de la famille de ce dernier qui aurait surpris Nekkaz en train de fouiller dans une boîte aux lettres de l’immeuble. L’homme d’affaires algérien a été agressé dans la...
(Agence Ecofin 06/10/17)
En Algérie, l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) a annoncé aux journaux publics et privés qu’elle ne pourrait pas leur verser des revenus publicitaires durant les prochains mois. L’ANEP qui est le prestataire public des collectivités locales en matière de publicité, a expliqué que ces dernières ne la payaient plus, ce qui l’empêche de remplir ses engagements envers les journaux locaux ayant communiqué pour les services décentralisés. En fait, les caisses des collectivités locales sont vides parce que l’Etat a utilisé les fonds disponibles pour financer ses déficits. Le défaut de paiement de l’ANEP vient s’ajouter aux récents problèmes de la presse écrite algérienne. Cette année, 5 journaux ont déjà déposé le bilan dans le pays. Alors que l’Etat...
(AFP 05/10/17)
Corps d'enfants ensanglantés, cadavres déchiquetés... La récente diffusion par la télévision publique algérienne d'images extrêmement brutales et largement inédites de massacres durant la guerre civile des années 1990 a choqué l'opinion, certains dénonçant une opération de "propagande" du pouvoir. L'ENTV a diffusé ces images le 29 septembre, jour du 12e anniversaire de l'adoption par référendum de la "Charte pour la paix et la réconciliation nationale". Cette signature avait ouvert la voie à la fin de la "décennie noire" ayant opposé forces de sécurité et groupes islamistes après l'annulation,...
(Xinhua 05/10/17)
Le Conseil des ministres réuni mercredi à Alger sous la coupe du président de la République Abdelaziz Bouteflika a procédé à l'examen et à l'adoption du projet de loi de finances pour 2018 (PLF). Cette loi prévoit de poursuivre les efforts de l'Etat en maintenant sa politique sociale en dépit de la crise que traverse le pays. Selon le communiqué qui a sanctionné les travaux du Conseil des ministres, une enveloppe budgétaire de 1.760 milliards de dinars (DZD), soit 15, 46 milliards de dollars américains sera allouée aux transferts sociaux durant l'exercice 2018. Ce montant qui est en hausse de près de 8% par rapport à l'enveloppe allouée en 2017 pour cette catégorie de dépenses est, selon la même source,...
(Jeune Afrique 05/10/17)
Une petite maison d'édition française publie des textes de l'homme de théâtre et militant algérien Mohamed Boudia. Une lecture inspirante qui appelle à lier pratiques culturelles et politiques. « Nous avons opté pour le théâtre de masse ». « Nous allons faire de l’agitation culturelle ». Les titres des entretiens de Mohamed Boudia, parus dans Jeune Afrique en mai 1965 et avril 1971 résument assez bien l’état d’esprit qui animait alors le personnage. Boudia est une figure majeure de l’histoire contemporaine algérienne, mais sa mémoire s’estompe. Une petite maison d’édition française, Premiers matins de novembre, tout juste lancée, a décidé de réunir des textes de Boudia pour sa première parution. Parcours de combattant Né en 1932, il décède à 41...
(AFP 04/10/17)
La Ligue algérienne de Défense des droits de l'Homme (LADDH) tiendra jeudi symboliquement une "université populaire" à Bejaïa (250 km à l'est d'Alger) après l'interdiction par les autorités locales de son université annuelle, a annoncé le vice-président de l'association. "Nous avons effectué les démarches conformément à la loi. On a introduit une demande d'autorisation auprès de la wilaya" (préfecture) pour organiser cette université annuelle à Béjaïa du 5 au 8 octobre et "on a eu un refus sans motif", a déclaré à l'AFP Saïd Salhi. "Cet acte de refus est arbitraire, voire illégal, car il n'est pas motivé", a assuré le vice-président de la LADDH, ajoutant qu'une plainte en référé avait été déposée devant le tribunal administratif, mais que celui-ci...
(Le Monde 04/10/17)
Tolérés par l’administration depuis 2012, les travailleurs d’Afrique de l’Ouest sont désormais la cible d’opérations de police et d’expulsions. « Dans la soirée, la gendarmerie est arrivée avec des bus. Ils ont arrêté tous ceux qui se trouvaient dehors. On a couru aussi vite qu’on pouvait, mais mon cousin a été pris. Je n’ai plus aucune nouvelle. » Abderrahmane, un jeune Guinéen, vivait dans le quartier de Draria, en banlieue sud d’Alger. Arrivé en Algérie au début de l’été, il tentait chaque matin de trouver du travail à la journée dans le bâtiment en se postant sur le bord de la route et attendre un potentiel employeur.
(El Watan 04/10/17)
Le président du RCD, Mohcine Belabbas, commente les choix du gouvernement Ouyahia qu’il qualifie «de fuite en avant». Il clarifie également les positions du parti sur l’application de l’article 102 de la Constitution et le rôle de l’armée. - Le plan d’action du gouvernement vient d’être adopté par les deux Chambres du Parlement et le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, estime que le recours à «la planche à billets est une obligation et non pas un choix». Quel commentaire faites-vous ? Les Premiers ministres qui se succèdent annoncent tous qu’ils appliquent le programme du chef de l’Etat. Ce qui appelle deux remarques. Si c’est pour appliquer le même programme, on ne voit pas pourquoi on congédie des responsables pour que d’autres...
(AfricaNews 04/10/17)
La chasse aux migrants subsahariens a de nouveau repris en Algérie. Pourchassés par la police, plusieurs d’entre eux dépourvus de documents officiels ont été expulsés vers la frontière avec le Niger, à en croire un reportage du Monde Afrique. Tout le mois de septembre, ces migrants issus du Mali, du Niger ou encore de la Guinée ont été interpellés à Alger, la capitale algérienne par la gendarmerie. “En fin de journée, les gendarmes sont entrés sur le chantier. Ils ont saisi mon argent, mes papiers, puis m’ont fait monter dans le bus. Là, nous avons pris la direction du camp”, a confié un Malien d’une vingtaine d’années au Monde Afrique. Par la suite, ils auraient été conduits à Tamanrasset, à...
(Xinhua 04/10/17)
Les forces antiterroristes algériennes ont tué 86 militants armés et ont arrêté 22 autres au cours des huit premiers mois de l'année, a annoncé mardi le ministère de la Défense, ajoutant que 126 individus ont été arrêtés pour soutien à une organisation terroriste. La dernière opération en date a été menée la semaine dernière et s'est soldée par la mort de six militants armés à El Kseur dans la province de Béjaïa, à 250km à l'est d'Alger. Le 25 septembre, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a appelé les terroristes à déposer les armes, ajoutant que ceux qui refuseront de se rendre "seront jugés et condamnés".
(El Watan 04/10/17)
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, relance son invitation à la chancelière allemande, Angela Merkel, en Algérie pour une visite de travail. Dans un message de félicitations qu’il lui a adressé à l’occasion de la célébration de la fête nationale de son pays et diffusé par l’agence officielle APS, le chef de l’Etat a réaffirmé qu’il attendait «avec plaisir et fort intérêt la concrétisation de sa visite en Algérie pour impulser davantage la coopération bilatérale». «La célébration de la fête nationale de la République fédérale d’Allemagne m’offre l’agréable opportunité de vous exprimer, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, nos chaleureuses félicitations ainsi que mes vœux de bonheur et de succès pour vous-même...
(Agence Ecofin 04/10/17)
Selon un haut responsable de la société publique algérienne en charge des hydrocarbures qui s’est confié à Reuters, le pays devrait modifier son code pétrolier avant la fin de cette année pour attirer plus d’investissements dans le secteur. La nouvelle survient, alors que les critiques sur le caractère inadapté du cadre juridique qui réglemente le secteur, notamment face aux nouvelles réalités du marché, fusent. En fin septembre, Abdelmoumen Ould Kaddour, le patron de la Sonatrach est même monté au créneau pour fustiger l’incompatibilité du texte avec les objectifs de développement du secteur. Il a alors appelé à ce que des réformes profondes soient opérées. Le nouveau cadre juridique devrait faciliter l’introduction des compagnies étrangères sur le marché, ce qui laisse...
(El Watan 04/10/17)
Près de 145 000 contrats de travail des différentes formules de préemploi ont été résiliés ou non renouvelés. C’est donc un grand nombre de travailleurs remis au chômage durant les deux années 2016 et 2017, souligne notre interlocuteur, relevant l’incohérence du discours des hauts responsables du pays, qui, publiquement, promettent de préserver l’emploi, et dont la pratique est toute autre sur le terrain.» Le syndicat qui a rejoint les rangs de l’intersyndicale pour défendre les acquis des travailleurs dénonce le fait que «ce sont les travailleurs, déjà dans la précarité, qui sont sacrifiés, sans aucune indemnité». Les formules de l’emploi concernées sont notamment, celles du filet social et du préemploi, concentrées essentiellement dans le secteur des communes, de l’administration publique...
(Tout sur l'Algérie 04/10/17)
Le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni a dévoilé, lundi 2 octobre à Alger, devant une délégation américaine, une partie de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, initiée par le gouvernement. « Nous avons fait depuis quatre ou cinq ans des appels d’offres sur les bassins pour qu’ils soient explorés. Les trois ou quatre avis d’appels que nous avons faits ont été infructueux », a constaté le ministre. Et d’ajouter : « La réflexion est engagée. Nous sommes en train de travailler sur la loi et sur la fiscalité pour qu’on soit gagnant-gagnant. La fiscalité qui est dans la loi existe depuis que le baril de pétrole était à 140 dollars. Ce n’est plus le cas. Le baril vacille...
(Tout sur l'Algérie 04/10/17)
Amnesty International a appelé, ce mercredi 4 octobre, les autorités algériennes à lever les restrictions sur la liberté d’expression, d’association et de réunion. « Les autorités algériennes doivent lever toutes les restrictions imposées au droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion, garanti par la Constitution », écrit l’ONG dans un communiqué publié à « la veille d’un rassemblement pacifique qui se tiendra le 5 octobre à Bejaia, suite à l’interdiction de l’université d’automne de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) ». « Les militant (e)s d’Amnesty International Algérie participeront à ce rassemblement non seulement pour exprimer notre soutien à la LADDH mais aussi pour demander aux autorités algériennes de ne pas restreindre de...
(Le Point 03/10/17)
Diffusé sur la chaîne nationale algérienne, ce documentaire sur la décennie noire a d'autant plus ravivé les blessures de la guerre civile des années 1990 qu'il a donné l'impression de l'instrumentaliser. L'EN TV, la télévision publique algérienne, a frappé très fort en diffusant des images sans filtre des barbaries commises durant « la décennie noire ». Cadavres, têtes tranchées, corps calcinés, enfants mutilés… Un montage de sang titré Pour ne pas oublier, destiné à célébrer le douzième anniversaire de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Le message sous-jacent était essentiellement politique : le président Bouteflika y tient une place importante, présenté comme étant l'artisan de la paix, l'homme qui a su endiguer cette guerre civile. Une démarche...
(Xinhua 03/10/17)
L'Algérie et l'Irak sont en train de mettre au point un mémorandum d'entente dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, a annoncé lundi à Alger le chargé des affaires de renseignement et d'investigation au ministère irakien de l'Intérieur, le général-major Maher Nadjm Abd al-Hossein al-Tai. Le responsable irakien qui s'est entretenu avec le ministre algérien de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire Nouredine Bedoui, a indiqué que la signature du mémorandum pourrait intervenir lors de la visite prochaine à Bagdad du haut responsable algérien. Ayant vécu dans un climat d'insécurité caractérisé par des attentats terroristes et des assassinats dans les années 1990, l'Algérie est devenue ces dernières années un modèle en terme d'expérience dans...

Pages