Jeudi 18 Janvier 2018
(Jeune Afrique 18/01/18)
Le projet de privatisation du secteur économique public a valu à son initiateur une sévère mise en garde présidentielle. Il ne contient cependant pas de mesures spectaculaires. Le sujet est épineux si ce n’est explosif. Il aura fallu l’intervention d’Abdelaziz Bouteflika, à la parole rare, pour apaiser le débat sur la privatisation des entreprises publiques. Le chef de l’État, par l’intermédiaire du secrétaire général de la présidence de la République, Habba El Okbi, a adressé la semaine dernière un courrier au Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans lequel il se réserve un droit de veto. « La décision finale reste la seule prérogative du président de la République », peut-on lire dans une note reprise par...
(AFP 17/01/18)
Six militants de la cause mozabite seront jugés à partir de jeudi en Algérie pour notamment "tentative de renverser le pouvoir" et "atteinte à la sécurité de l'Etat", des faits passibles de la peine de mort, selon leurs avocats. Ces personnes faisaient partie d'un comité de médiation créé pour mettre fin aux violences intercommunautaires qui avaient fait au moins 35 morts entre décembre 2013 et juillet 2015 dans la région de Ghardaïa (centre), entre Mozabites --Berbères de la vallée du M'zab-- et Chaâmbas --Arabes malékites. Plusieurs des accusés sont des militants du Front des forces socialistes (FFS), plus ancien parti d'opposition en Algérie. Il leur est reproché d'administrer deux pages Facebook où ont été publiés des propos, jugés par le...
(MondAfrique 17/01/18)
Les manifestations populaires qui ont ébranlé plusieurs régions en Tunisie ont semé une véritable panique en Algérie. La coordination des services de sécurité (CSS) qui a succédé au DRS Algérien a sonné l’alerte. Des rapports alarmistes ont été remis récemment à la Présidence de la République qui s’inquiètent de la situation en Tunisie. Le patron du CSS, le général-major Bachir Tartag, met en garde les autorités du pays contre le risque d’une propagation de la colère de la rue tunisienne...
(RFI 17/01/18)
Il y a eu confusion ce week-end autour de l'annonce de la privatisation de certaines entreprises publiques. Le ministre de l'Industrie a d'abord annoncé que la présidence n'avait pas donné son accord à cette mesure annoncée par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Mais hier, la présidence a démenti : elle soutient bien ces mesures de privatisations qui ont pour but de revitaliser l'économie publique du pays. Le 23 décembre dernier, le Premier ministre Ahmed Ouyahia annonce la signature avec les syndicats officiels et le patronat d'une charte de partenariat public-privé.
(La Tribune 17/01/18)
Crise diplomatique ouverte entre Conakry et Alger ? Simple mouvement habituel de remplacement du personnel des chancelleries de Guinée à l’étranger ? Dans l’un ou l’autre des cas, aucun des deux pays ne s’est risqué à évoquer les raisons précises du rappel ce 15 janvier d’Ousmane Diao Baldé, l’ambassadeur guinéen en poste à Alger. Explications. En matière de diplomatie, cela s'apparente à une protestation d'Etat à Etat. Contre quoi ? Comme cette question, beaucoup d'interrogations escortent le rappel sans bruit...
(Jeune Afrique 17/01/18)
Au Qatar, en Amérique ou en Asie, les anciens cadres de la première entreprise algérienne peuvent espérer multiplier leur salaire par cinq. Ils sont nombreux à ne pas avoir hésité. Une saignée ? Pis, une hémorragie. Selon des chiffres de Sonatrach, plus de 4 000 ingénieurs, techniciens et hauts cadres ont quitté le groupe entre 2008 et 2016. « C’est énorme, s’exclame Ould Kaddour, quand il prend connaissance des chiffes de cet exode. Leur départ est une perte irremplaçable tant il faut...
(Agence Ecofin 17/01/18)
A partir du mois de février 2018, l’Algérie livrera de façon mensuelle entre 1,5 million et 2 millions de barils de pétrole brut au négociant suisse de produits pétroliers, Vitol. Elle recevra en échange, du carburant dont le volume n’a pas encore été précisé. La nouvelle a été rapportée, mardi, par Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Le contrat arrivera à terme en décembre. Pour l’Algérie, l’objectif de cette mesure est selon les propos rapportés, de réduire la...
(Le Monde 17/01/18)
Il est minuit aux Orientalistes, un restaurant huppé situé sur les hauteurs d’Alger. Lyna s’apprête à quitter la table et demande à ses amis si l’un d’eux est prêt à faire de même, histoire d’éviter les taxis coûteux qui stationnent à l’entrée. « Appelle donc Yassir… », lui dit un premier, vite appuyé par un second : « Mais oui, tu n’as qu’à appeler Yassir ! » Elle dispose bien dans son répertoire d’une demi-douzaine de numéros de taxis et...
(Agence Ecofin 17/01/18)
Avec 260 000 voitures écoulées en Algérie en 2017, le groupe Renault réalise un niveau de vente record dans le pays, s’arrogeant ainsi 62,8% de ce marché. Une progression en hausse de 11 points par rapport à l'exercice précédent, a annoncé le groupe automobile français dans un communiqué publié le 15 janvier. Cette performance enregistrée en Algérie a fortement contribué à doper les ventes du constructeur automobile au Maghreb. Celles-ci ayant connu une hausse de 5,6% avec une part de...
(Jeune Afrique 17/01/18)
En 2017, les ventes de véhicules Renault en Algérie et au Maroc ont progressé bien plus vite que le marché de l’automobile dans ces pays, augmentant considérablement la part de marché du constructeur français. Le constructeur français Renault a dévoilé le 15 janvier ses résultats commerciaux 2017, une année particulièrement bonne puisqu’avec 3,76 millions de véhicules vendus, le groupe a progressé de 8,5 % par rapport à l’exercice précédent. Sur la zone qui regroupe l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Inde, les...
(AFP 16/01/18)
Il y a cinq ans, un commando jihadiste semait la terreur sur l'immense site gazier d'In Amenas, dans le Sahara algérien. Durant cette prise d'otages de trois jours, menée en représailles à l'intervention française au Mali, 40 employés ont péri ainsi que 29 assaillants. A l'aube du 16 janvier 2013, des islamistes fortement armés attaquent un bus d'expatriés du site gazier, situé à Tiguentourine, à 40 km de la localité d'In Amenas, près de la frontière libyenne (sud-est). L'usine, située...
(AFP 16/01/18)
"C'est dur... mais la vie continue": le site gazier d'In Amenas, en Algérie, a marqué mardi le 5e anniversaire du début de l'attaque jihadiste dont il a été la cible, trois jours d'une prise d'otage qui a fait 40 morts de dix nationalités parmi les employés. Sur le site de ce complexe de raffinage, situé au lieu-dit Tiguentourine, à 1.300 km au sud-est d'Alger, où toute trace du carnage a disparu, une brève cérémonie s'est déroulée dans la matinée, ont...
(La Tribune 16/01/18)
La production agricole en Algérie répondrait aujourd'hui à plus de 70% à la demande locale, a annoncé le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi. Cet exploit revient aux réformes et investissements opérés dans le secteur durant les deux dernières décennies. En Algérie, la production du secteur primaire couvrirait aujourd'hui plus de 70% de la demande nationale, a déclaré le ministre algérien de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi, lors d'une...
(APA 16/01/18)
APA – Dakar (Sénégal) - La Fédération algérienne de football (FAF) a fait part de sa décision d'introduire un recours auprès de la Confédération africaine de football (CAF) après le rejet de la candidature de Bachir Ould Zmirli pour les élections des quatre postes vacants au Comité exécutif de la CAF, prévues le 2 février à Casablanca, a indiqué l'instance fédérale sur son site web. « Le Comité exécutif de la CAF a rejeté le dossier de candidature de Bachir...
(AFP 15/01/18)
Le ministre algérien de l'Industrie a remis dimanche en cause la récente annonce par le Premier ministre de l'ouverture du capital de PME publiques, sous-entendant que le président algérien Abdelaziz Bouteflika n'avait pas donné son accord à cette décision. Le 23 décembre, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait annoncé que le gouvernement allait "faciliter l’ouverture du capital des Petites et Moyennes Entreprises publiques", après la signature par le gouvernement, le patronat et la principale centrale syndicale du pays, d'une charte visant à développer les partenariats entre les secteurs publics et privés. "Aucune privatisation ou ouverture de capital des entreprises nationales ne sera faite sans l'accord du président...
(Jeune Afrique 15/01/18)
À la tête de la première entreprise du continent, Ould Kaddour fait face à un défi sans équivalent : redonner du souffle au groupe, moteur de l’économie nationale. Il existe trois hauts lieux de pouvoir en Algérie. Le premier, politique, se situe dans la résidence ultra-protégée de Zéralda, sur le littoral ouest d’Alger, là où le président Bouteflika travaille, se soigne et vit, entouré de sa famille et de sa garde rapprochée. Le deuxième, militaire, est aux Tagarins, sur les hauteurs...
(RFI 15/01/18)
Une délégation malienne était à Alger ce week-end conduite par le nouveau Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga. Il était accompagné du ministre malien de la Défense et de celui des Affaires étrangères. Pendant cette visite de travail et d'amitié de deux jours, il a déposé une gerbe de fleurs au mémorial des martyrs d’Alger. Il a rencontré son homologue, Ahmed Ouyahia, et le président, Abdelaziz Bouteflika. Une visite pour relancer la coopération entre le Mali et son grand voisin du...
(Jeune Afrique 15/01/18)
«J’ai un CV lourd », aime à plaisanter Ould Kaddour. Alors qu’il présente un parcours sans tache, sa vie bascule dans l’étrange, l’absurde et le glauque un certain lundi 26 novembre 2007, au tribunal militaire de Blida. Ould Kaddour, qui dirigeait encore BRC, est jugé ce jour-là pour espionnage. La justice militaire lui reprochait d’avoir été en possession de la transcription d’une conversation secrète enregistrée par le DRS (les services secrets, dissous en 2016). « Un petit bout de papier...
(Le Point 15/01/18)
« Aucune vie ne saurait être précieuse si on ne sait pas rêver, aucun mirage ne saurait accoucher de l'oasis si on ne sait pas déceler dans la nudité du Désert de quoi habiller notre âme et épurer notre esprit », écrit Yasmina Khadra dans son dernier livre, Ce que le mirage doit à l'oasis (Flammarion). Entre autofiction et conte philosophique, il livre une magnifique méditation sur le Désert, qu'il écrit avec une majuscule car « il relève d'une prophétie...
(Le Point 15/01/18)
Fin décembre, la question relative à l'enseignement du tamazight a encore une fois mis le feu aux poudres en Algérie. Tout a commencé un mois auparavant, quand une députée du Parti des travailleurs (PT, opposition) a déposé un amendement dans le cadre de la loi de finances 2018 pour que l'État « veille à la généralisation de l'enseignement du tamazight dans toutes les écoles publiques et privées » et pour que cet enseignement soit « obligatoire ». La commission des...

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