Vendredi 19 Janvier 2018
(Jeune Afrique 13/01/18)
Dans sa fresque « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, Alice Zeniter raconte l’histoire d’une famille hantée par son passé. Et livre la version des vaincus algériens de la guerre d’indépendance. « Personne ne t’a transmis l’Algérie. Qu’est-ce que tu croyais ? Qu’un pays, ça passe dans le sang ? » Ifren, artiste de rue à Alger, apostrophe ainsi celle à qui il sert de chauffeur, la jeune Naïma. Née en Normandie, d’une famille d’origine algérienne, comme on dit, elle vient de traverser la Méditerranée pour la première fois de sa vie et s’apprête, après un court séjour sur la terre de ses ancêtres, à regagner la France. « Tu viens d’ici mais ce n’est...
(Jeune Afrique 05/01/18)
Alors que son dernier concert en Algérie date de 1979, le chanteur kabyle Idir, résident en France, fait son grand retour dans le pays pour une tournée nationale à partir de jeudi. « Promettez-moi de chanter librement en Algérie, je me produirai aux quatre coins de mon pays », avait confié le chanteur Idir à Jeune Afrique, en 2013. Cinq ans plus tard, l’Algérie s’apprête à accueillir l’enfant du pays, après près de quarante ans d’absence. Il débute son retour sur la scène algérienne avec deux premiers concerts, qui auront lieu ce jeudi 4 et vendredi 5 janvier, à la coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger. Idir sera accompagné par des chanteurs français, à l’instar de Gérard Lenorman et...
(Jeune Afrique 28/12/17)
Après « Paris, on t’aime aussi ! », Léo Bigiaoui revient avec un nouveau court-métrage, « Je suis une blessure », sorti ce mercredi. Lui qui avait déclaré « Paris, c’est aussi Barbès, La Chapelle et le métro », nous emmène à nouveau dans le Paris sous-terrain, cette fois-ci pour exposer la psychose de la décennie. Le cadre : le métro parisien, ce lieu de fréquentation quotidien de la population de la capitale. La scène : des voyageurs qui attendent...
(Le Point 19/12/17)
C'est une Algérie dans les cendres de la guerre civile que la réalisatrice Sofia Djama narre dans son film "Les Bienheureux". Elle s'est confiée au Point Afrique. Sofia Djama est une réalisatrice heureuse. Son film, Les Bienheureux*, son premier long-métrage, est pourtant un film douloureux. Sélectionné à la dernière Mostra de Venise, il a vu l'une des interprètes, Lyna Khoudri, recevoir le prix de la meilleure actrice. Ce qui y est frappant, c'est la délicatesse de son traitement qui permet...
(Jeune Afrique 15/12/17)
Avec « Ce que le mirage doit à l’oasis », Yasmina Khadra dévoile une autre palette de son talent protéiforme. Celui qui s’est fait connaître par ses polars algériens, avant de devenir l’un des écrivains francophones les plus lus et des plus traduits grâce à ses romans, nous livre un récit d’autofiction. Pour définir ce nouvel exercice littéraire, peut-être conviendrait-il de parler de lettre d’amour adressée au Sahara, source essentielle de son inspiration. Paroles d’amour qu’il adresse également à sa...
(Le Monde 14/12/17)
Le premier film de Sofia Djama explore les blessures du passé avec des personnages de deux générations différentes. En attendant les hirondelles, le titre du beau film de Karim Moussaoui, sorti le 8 novembre, évoquait l’attente du printemps dans un pays coincé dans un interminable hiver politique. La sélection des Bienheureux à Venise, après celle d’En attendant les hirondelles à Cannes, montre que le printemps cinématographique algérien ne se fera plus désirer. Premier long-métrage de Sofia Djama, Les Bienheureux fouille...
(AFP 07/12/17)
Le président français Emmanuel Macron s'est dit "prêt" mercredi à ce que Paris restitue les crânes d'insurgés algériens tués au XIXe siècle par l'armée française et conservés au Musée de l'Homme à Paris, un geste attendu à Alger. "Je souhaite qu’on ravive la relation avec le travail mémoriel entre nos deux pays, que la restitution des crânes soit décidée, je la déciderai, je suis prêt", a déclaré le chef de l'Etat français au site d'informations TSA ("Tout sur l'Algérie"). TSA devait publier dans l'après-midi l'intégralité de cet entretien.
(RFI 04/12/17)
Le 1er décembre, en Algérie, des boulangers ont augmenté le prix du pain, sans l'autorisation de l'Etat. Ils estiment qu'ils vendent à perte, mais la baguette est un produit subventionné par l'Etat. Au moins une quarantaine de boulangers sont d'ores et déjà poursuivis en justice. Le 1er décembre, dans plusieurs régions du pays, des boulangers ont annoncé que le prix de la baguette de pain serait désormais de 15 dinars. La baguette est l'un des produits alimentaires subventionnés par l'Etat...
(Jeune Afrique 28/11/17)
Le journaliste et producteur d’origine algérienne fédère un public qui lui ressemble : jeune, ultraconnecté et qui prend le temps du débat. Il nous accueille dans les bureaux parisiens de sa société, Première Fois Productions. Souriant, il tourne le dos à une étagère où se nichent des récompenses musicales, comme celle du rappeur MHD. Mouloud Achour, 37 printemps, est devenu en quelques années une figure incontournable du paysage audiovisuel français. La reconnaissance ne l’empêche pas de rester décontracté. Son ambition ? «...
(Jeune Afrique 18/11/17)
La jeune romancière a reçu ce 16 novembre le prix Goncourt des lycéens pour son roman, exploration méthodique par le langage des histoires de l’Algérie et de l’immigration. L’Art de perdre. On croirait le nom d’un album d’Orelsan. C’est le titre du cinquième roman d’Alice Zeniter, 31 ans, récompensé par le Goncourt des lycéens ce 16 novembre. Sur plus de 500 pages, Zeniter tisse une saga familiale contemporaine, qui s’ouvre en Kabylie dans les années 1930 avec Ali, et se...
(Le Monde 16/11/17)
Entre Alger et Constantine, l’enfance de Rac est marquée par la violence. « Et tout ce sang versé, donc. Et toute cette graisse comme imbibée de détresse. » Ainsi, Rac, le narrateur de La Dépossession, résume-t-il son adolescence de garçon obèse durant la guerre d’indépendance de son pays. A 13 ans, juste après la mort de son frère (réprouvé par les siens parce qu’homosexuel), il s’est mis à grossir ; il a commencé à maigrir peu avant d’entrer dans la...
(Le Monde 16/11/17)
Parmi les récents romans consacrés au conflit algérien, plusieurs ont été écrits par des auteurs trop jeunes pour être appelés, mais dont la conscience politique s’est forgée durant ces années. Ainsi d’Yves Bichet et de Jean-Pierre Le Dantec. Entretien croisé. La rentrée littéraire fut résolument placée sous le signe de la guerre d’Algérie, souvent évoquée par des écrivains assez jeunes pour être les petits-enfants des protagonistes – que l’on songe à L’Art de perdre, d’Alice Zeniter (Flammarion, Prix littéraire du...
(Le Point 14/11/17)
Chantre de la Kabylie, musicien hors catégorie, Idir s'est confié au Point Afrique sur sa tournée d'adieu, qu'il entamera à Alger le 12 janvier, après 38 ans d'absence. Il arrive dans ce café, chapeau de feutre vissé sur la tête, journal à la main, discret mais non effacé, mesuré mais non distant. Idir, légende algérienne de la chanson, auteur du premier tube planétaire africain, A vava Inouva, une berceuse qui racontait la peur de l'ogre, les contes berbères, la tradition...
(Jeune Afrique 09/11/17)
« En attendant les hirondelles » confirme le talent de Karim Moussaoui, remarqué avec « Les Jours d’avant ». Et propose un beau portrait, entre rêve et désenchantement, de l’Algérie d’aujourd’hui. Il lui a suffi d’un moyen-métrage sur une histoire d’amour contrariée par les interdits d’une société traditionnelle, au moment où la guerre civile algérienne prenait de l’ampleur, Les Jours d’avant, pour surgir au premier plan dans le paysage passablement sinistré du cinéma algérien. Karim Moussaoui, avait-on remarqué d’emblée, possédait...
(Jeune Afrique 09/11/17)
Des lendemains de l’indépendance aux années 1980, le cinéma algérien, à forte tonalité nationaliste, fut le plus important et le plus influent du Maghreb. Privé de soutien étatique puis emporté, comme l’ensemble du pays, dans la tourmente de la guerre civile, il a ensuite perdu sa position dominante au profit des cinémas tunisien, puis marocain, avant de pratiquement disparaître du paysage. Aujourd’hui, un retour sur le devant la scène parait envisageable. Seuls quelques cinéastes, comme Merzak Allouache côté fiction ou...
(Le Point 07/11/17)
Le réalisateur d'"En attendant les hirondelles" croise des destins dans une Algérie riche et plurielle. Il explique. C'est un premier long-métrage, mais la maturité de son propos et son aboutissement formel sont dignes d'un cinéaste aguerri. Il faut dire que ce jeune réalisateur algérien a déjà fait ses classes avec des courts-métrages et un moyen primé au Festival d'Angers, Les Jours d'avant (2015), regard sensible sur le désir adolescent dans le contexte de la décennie noire en Algérie. Ce mercredi,...
(Le Monde 06/11/17)
Ils publient Kamel Daoud ou Kaouther Adimi, en lice pour les prix Médicis et Renaudot. A la tête de Barzakh, leur maison d’édition, et désormais d’une librairie à Alger, Sofiane Hadjadj et Selma Hellal font entendre les voix singulières de la littérature algérienne. Sans vraiment le vouloir, Kamel Daoud a offert à son pays sa plus belle librairie. Elle est située au numéro 48 du boulevard Sidi-Yahia, à Alger. C’est une adresse huppée, à l’architecture contemporaine, comme une promesse d’idées...
(AFP 03/11/17)
Le premier long-métrage du réalisateur algérien Karim Moussaoui, "En attendant les hirondelles", qui sort mercredi en France et le 22 novembre en Belgique, propose le portrait d'une société mouvante dans une Algérie à "un carrefour avec plein de voies possibles". "Les gens expérimentent plein de choses, des modes de vie, de nouvelles façons de s'habiller, de manger, de voyager, de prendre des vacances, de travailler, de se marier, de divorcer, de vivre en couple, ou pas", expliquait en juillet à...
(Jeune Afrique 31/10/17)
Dans un pamphlet retentissant, l’auteur de « La Répudiation » s’en prend violemment aux poids lourds de la littérature algérienne, qu’il accuse de dénaturer l’Histoire et de développer le « complexe du colonisé ». Hasard du calendrier, selon Rachid Boudjedra, la double parution de son roman La Dépossession, en France, et de son essai Les Contrebandiers de l’Histoire, en Algérie, présente les deux faces d’une même pièce : le roman parle de la dépossession de l’Algérie par la bureaucratie, le pamphlet...
(Jeune Afrique 30/10/17)
La 22e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila), qui se tient du 26 octobre au 5 novembre, rassemble cette année des éditeurs venant de 52 pays. L'une des plus importantes manifestations culturelles de l'Afrique et du monde arabe est cependant polluée par plusieurs polémiques. Jeudi 26 octobre, les portes du Sila sont à peine ouvertes que le public est déjà là en nombre. Au fil des années, le salon est devenu la plus grande manifestation culturelle algérienne, voire...

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