Mercredi 18 Avril 2018
(AFP 27/03/18)
Le romancier algérien Kamel Daoud et l'écrivain américain Daniel Mendelsohn ont reçu lundi le prix Méditerranée, récompense littéraire française décernée à un ouvrage traitant d'un sujet méditerranéen, pour respectivement "Zabor ou les Psaumes" et "Une odyssée". Publié l'automne dernier, "Zabor ou les psaumes", deuxième roman de Kamel Daoud (Goncourt du premier roman en 2015), peut se lire comme un conte initiatique, le monologue d'un homme capable de prolonger la vie des hommes et des femmes qui l'entourent par la seule force de l'écriture, un peu comme le faisait la conteuse Shéhérazade dans les Mille et Une nuits. Le livre est un formidable hommage à la littérature et aux livres. Lauréat du Médicis étranger en 2007...
(Agence Ecofin 21/03/18)
Bientôt, les promoteurs de la chaîne algérienne Echourouk TV lanceront une version de la station de télévision dédiée aux Algériens vivant en France. L’information a été communiquée, il y a quelques heures, par Echourouk Ali Fodil (photo), le président du groupe possédant la chaîne de télévision éponyme. Cette annonce a été faite durant la célébration du 6e anniversaire de la création de Echourouk TV. Pour Echourouk Ali Fodil, vu l’audience d’Echourouk TV sur les réseaux de la box française, où elle est la deuxième chaîne arabe la plus suivie derrière la chaîne marocaine 2M, il apparait judicieux de créer une chaîne dédiée aux Algériens vivant en France. Echourouk Internationale sera diffusée sur les satellites européens hotbird et Astra et ses...
(Xinhua 15/03/18)
Le conseil des ministres algériens a adopté mercredi, sous la houlette du président de la République Abdelaziz Bouteflika, un décret prévoyant la déclassification des terres agricoles pour en faire des zones industrielles. Au nombre de onze, ces terres "de très faibles productivité agricole et d'ailleurs souvent inexploitées", et qui relèvent du domaine de l'Etat, sont réparties à travers les régions du nord du pays. Selon le communiqué officiel rendu public à l'issue des travaux du conseil des ministres, les zones...
(Jeune Afrique 26/02/18)
Avec « Mon histoire n’est pas encore écrite », Jacqueline Gozland réalise un film de témoignage sur un lieu qui fut le moteur de la créativité et du rayonnement du cinéma algérien. Le film, présenté au Festival d'Annaba du Film Méditerranéen, du 21 au 27 mars en Algérie, sera aussi diffusé samedi 24 février sur Ciné+ Classics. Bien que son titre ne l’indique pas, le film Mon histoire n’est pas encore écrite, réalisé par une documentariste qui habita l’Algérie et...
(Jeune Afrique 07/02/18)
Tanina Cheriet, la fille du chanteur algérien Idir, a accompagné son père à Alger pour son grand retour au pays après trente-neuf ans d'absence. Chanteuse comme lui, elle a marqué les esprits lors du concert de la Coupole dans la capitale le 4 janvier dernier. Elle s'affirme encore un peu plus comme une artiste à part entière. Sur l’immense scène de la Coupole, Tanina, 29 ans, s’avance vers le micro sous le regard attendri de son papa et entonne a...
(AFP 27/01/18)
Le Muséum national d'histoire naturelle se tient "prêt pour accompagner le processus de restitution" des crânes de combattants algériens tués lors de la colonisation de leur pays par la France au XIXe siècle et conservés dans ses collections, assure son président Bruno David. Lors de sa visite à Alger le 6 décembre, le président Emmanuel Macron s'est engagé à restituer les restes humains algériens conservés au Musée de l'Homme, l'un des sites du Muséum. "Un dialogue bilatéral a été engagé...
(Jeune Afrique 25/01/18)
Le nouveau film de Merzak Allouache met en scène une journaliste enquêtant sur le paradis. Ou du moins sur l’idée que chacun s’en fait en Algérie. Enquête au paradis se présente comme une fiction dont le personnage principal est une journaliste, Nedjma, réalisant une enquête en Algérie sur un thème religieux : comment imagine-t-on le paradis ? Mais, comme cette jeune femme mène effectivement cette enquête en allant interviewer « pour de vrai » des personnalités – religieux, écrivains, musiciens, psychiatres… –...
(Jeune Afrique 13/01/18)
Dans sa fresque « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, Alice Zeniter raconte l’histoire d’une famille hantée par son passé. Et livre la version des vaincus algériens de la guerre d’indépendance. « Personne ne t’a transmis l’Algérie. Qu’est-ce que tu croyais ? Qu’un pays, ça passe dans le sang ? » Ifren, artiste de rue à Alger, apostrophe ainsi celle à qui il sert de chauffeur, la jeune Naïma. Née en Normandie, d’une famille d’origine algérienne, comme on dit, elle...
(Jeune Afrique 05/01/18)
Alors que son dernier concert en Algérie date de 1979, le chanteur kabyle Idir, résident en France, fait son grand retour dans le pays pour une tournée nationale à partir de jeudi. « Promettez-moi de chanter librement en Algérie, je me produirai aux quatre coins de mon pays », avait confié le chanteur Idir à Jeune Afrique, en 2013. Cinq ans plus tard, l’Algérie s’apprête à accueillir l’enfant du pays, après près de quarante ans d’absence. Il débute son retour...
(Jeune Afrique 28/12/17)
Après « Paris, on t’aime aussi ! », Léo Bigiaoui revient avec un nouveau court-métrage, « Je suis une blessure », sorti ce mercredi. Lui qui avait déclaré « Paris, c’est aussi Barbès, La Chapelle et le métro », nous emmène à nouveau dans le Paris sous-terrain, cette fois-ci pour exposer la psychose de la décennie. Le cadre : le métro parisien, ce lieu de fréquentation quotidien de la population de la capitale. La scène : des voyageurs qui attendent...
(Le Point 19/12/17)
C'est une Algérie dans les cendres de la guerre civile que la réalisatrice Sofia Djama narre dans son film "Les Bienheureux". Elle s'est confiée au Point Afrique. Sofia Djama est une réalisatrice heureuse. Son film, Les Bienheureux*, son premier long-métrage, est pourtant un film douloureux. Sélectionné à la dernière Mostra de Venise, il a vu l'une des interprètes, Lyna Khoudri, recevoir le prix de la meilleure actrice. Ce qui y est frappant, c'est la délicatesse de son traitement qui permet...
(Jeune Afrique 15/12/17)
Avec « Ce que le mirage doit à l’oasis », Yasmina Khadra dévoile une autre palette de son talent protéiforme. Celui qui s’est fait connaître par ses polars algériens, avant de devenir l’un des écrivains francophones les plus lus et des plus traduits grâce à ses romans, nous livre un récit d’autofiction. Pour définir ce nouvel exercice littéraire, peut-être conviendrait-il de parler de lettre d’amour adressée au Sahara, source essentielle de son inspiration. Paroles d’amour qu’il adresse également à sa...
(Le Monde 14/12/17)
Le premier film de Sofia Djama explore les blessures du passé avec des personnages de deux générations différentes. En attendant les hirondelles, le titre du beau film de Karim Moussaoui, sorti le 8 novembre, évoquait l’attente du printemps dans un pays coincé dans un interminable hiver politique. La sélection des Bienheureux à Venise, après celle d’En attendant les hirondelles à Cannes, montre que le printemps cinématographique algérien ne se fera plus désirer. Premier long-métrage de Sofia Djama, Les Bienheureux fouille...
(AFP 07/12/17)
Le président français Emmanuel Macron s'est dit "prêt" mercredi à ce que Paris restitue les crânes d'insurgés algériens tués au XIXe siècle par l'armée française et conservés au Musée de l'Homme à Paris, un geste attendu à Alger. "Je souhaite qu’on ravive la relation avec le travail mémoriel entre nos deux pays, que la restitution des crânes soit décidée, je la déciderai, je suis prêt", a déclaré le chef de l'Etat français au site d'informations TSA ("Tout sur l'Algérie"). TSA devait publier dans l'après-midi l'intégralité de cet entretien.
(RFI 04/12/17)
Le 1er décembre, en Algérie, des boulangers ont augmenté le prix du pain, sans l'autorisation de l'Etat. Ils estiment qu'ils vendent à perte, mais la baguette est un produit subventionné par l'Etat. Au moins une quarantaine de boulangers sont d'ores et déjà poursuivis en justice. Le 1er décembre, dans plusieurs régions du pays, des boulangers ont annoncé que le prix de la baguette de pain serait désormais de 15 dinars. La baguette est l'un des produits alimentaires subventionnés par l'Etat...
(Jeune Afrique 28/11/17)
Le journaliste et producteur d’origine algérienne fédère un public qui lui ressemble : jeune, ultraconnecté et qui prend le temps du débat. Il nous accueille dans les bureaux parisiens de sa société, Première Fois Productions. Souriant, il tourne le dos à une étagère où se nichent des récompenses musicales, comme celle du rappeur MHD. Mouloud Achour, 37 printemps, est devenu en quelques années une figure incontournable du paysage audiovisuel français. La reconnaissance ne l’empêche pas de rester décontracté. Son ambition ? «...
(Jeune Afrique 18/11/17)
La jeune romancière a reçu ce 16 novembre le prix Goncourt des lycéens pour son roman, exploration méthodique par le langage des histoires de l’Algérie et de l’immigration. L’Art de perdre. On croirait le nom d’un album d’Orelsan. C’est le titre du cinquième roman d’Alice Zeniter, 31 ans, récompensé par le Goncourt des lycéens ce 16 novembre. Sur plus de 500 pages, Zeniter tisse une saga familiale contemporaine, qui s’ouvre en Kabylie dans les années 1930 avec Ali, et se...
(Le Monde 16/11/17)
Entre Alger et Constantine, l’enfance de Rac est marquée par la violence. « Et tout ce sang versé, donc. Et toute cette graisse comme imbibée de détresse. » Ainsi, Rac, le narrateur de La Dépossession, résume-t-il son adolescence de garçon obèse durant la guerre d’indépendance de son pays. A 13 ans, juste après la mort de son frère (réprouvé par les siens parce qu’homosexuel), il s’est mis à grossir ; il a commencé à maigrir peu avant d’entrer dans la...
(Le Monde 16/11/17)
Parmi les récents romans consacrés au conflit algérien, plusieurs ont été écrits par des auteurs trop jeunes pour être appelés, mais dont la conscience politique s’est forgée durant ces années. Ainsi d’Yves Bichet et de Jean-Pierre Le Dantec. Entretien croisé. La rentrée littéraire fut résolument placée sous le signe de la guerre d’Algérie, souvent évoquée par des écrivains assez jeunes pour être les petits-enfants des protagonistes – que l’on songe à L’Art de perdre, d’Alice Zeniter (Flammarion, Prix littéraire du...
(Le Point 14/11/17)
Chantre de la Kabylie, musicien hors catégorie, Idir s'est confié au Point Afrique sur sa tournée d'adieu, qu'il entamera à Alger le 12 janvier, après 38 ans d'absence. Il arrive dans ce café, chapeau de feutre vissé sur la tête, journal à la main, discret mais non effacé, mesuré mais non distant. Idir, légende algérienne de la chanson, auteur du premier tube planétaire africain, A vava Inouva, une berceuse qui racontait la peur de l'ogre, les contes berbères, la tradition...

Pages