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Mercredi 29 Mars 2017
(RFI 29/03/17)
Le réalisateur et producteur algérien Fayçal Hammoum a présenté au Festival Cinéma du réel à Paris « Vote off », un patchwork cinématographique sur trois abstentionnistes désabusés lors des dernières élections présidentielles en Algérie. Censuré en Algérie (« comporte des contenus portant atteinte aux symboles de l’Etat et de sa Souveraineté »), ce premier documentaire du réalisateur a été projeté en première mondiale à Paris. Entretien. RFI : Vote off commence avec un chantier, des ouvriers montant un panneau pour les élections présidentielles en 2014. Est-ce pour signifier que la démocratie en Algérie reste un grand chantier ? Fayçal Hammoum : Je voulais commencer comme ça pour que l’on comprenne rapidement de quoi cela allait...
(AFP 25/03/17)
Revenant sur l’épisode tragique de l’embuscade de Palestro, l’Algérien Aziz Chouaki et le Français Bruno Boulzaguet réveillent, au théâtre, la mémoire d’une guerre qui ne disait pas son nom.La Kabylie. 18 mai 1956. À proximité du village de Djourrah, dans les gorges du Palestro, une section du 2° bataillon du 9° régiment d’infanterie coloniale tombe dans une embuscade. Sur la vingtaine d’« appelés » qui la compose, un seul en réchappe. L’Écho d’Alger dénonce un « atroce » massacre. La réaction du commandement français ne se fait pas attendre : deux bataillons parachutistes sont envoyés à la poursuite des « fellaghas ». Puis, en représailles, exécutent 44 civils algériens et réduisent en cendres le douar. Le mystère de la carte...
(Tout sur l'Algérie 18/03/17)
L’écrivain algérien installé à Montréal, Karim Akouche, a annoncé jeudi avoir dû quitter l’Algérie « en urgence » pour Paris à cause de « menaces sérieuses sur son intégrité physique ». « Je suis dans l’avion. Je quitte l’Algérie en urgence. Direction : Paris. J’improvise ce texte. Des menaces sérieuses, sur mon intégrité physique, pèsent sur moi. Tout cela à cause de mon roman : La Religion de ma mère », explique l’écrivain sur son compte Facebook, sans donner de...
(Jeune Afrique 17/03/17)
Un livre sous forme d’enquête apporte un nouvel éclairage sur le rapport houleux, passionné et contradictoire que l’auteur Albert Camus a entretenu avec le nationalisme algérien. La place de l’auteur français Albert Camus dans la mémoire algérienne reste sujette à débat. En effet, l’auteur reste connu pour ne pas avoir soutenu le combat pour l’indépendance, s’en être tenu à une dénonciation de certaines pratiques colonialistes et s’être cantonné à une position ambiguë concernant l’action du Front de libération nationale (FLN)...
(Le Figaro 17/03/17)
Laissé à l'abandon par des pouvoirs publics négligents, ce mausolée majestueux tombe en ruine et se dégrade rapidement. Si rien n'est fait, les futurs touristes n'y verront plus qu'un tas de gravats et de plantes. Sur la côte algérienne, entre la Méditerranée et le mont Chenoua, trône le Tombeau de la chrétienne. Propice au repos des défunts, c'est peut-être dans l'oubli éternel qu'il finira par tomber. Depuis des années, les visiteurs ne font que le constat de l'abandon des lieux...
(Le Monde 14/03/17)
Franssou Prenant confronte poétiquement la ville d’hier à celle d’aujourd’hui. Bienvenue à Madagascar, annoncé comme un documentaire, ne se laisse pas facilement prendre au petit jeu des classifications cinématographiques, s’inscrivant plus volontiers dans la veine de l’essai nomade, tel que l’ont pratiqué de grands inventeurs comme Chris Marker (Sans soleil) ou Jean-Daniel Pollet (Méditerranée). Et si l’essai reste avant tout le lieu privilégié d’une libre combinaison des images et des sons, on ne sera pas étonné d’apprendre que Franssou Prenant,...
(AFP 13/03/17)
"C'était spectaculaire! D'un seul regard, on pouvait embrasser deux millénaires de l'histoire d'Alger", raconte, la voix empreinte d'émotion, l'archéologue Kamel Stiti en se remémorant la découverte en 2009 de vestiges en plein coeur de la capitale algérienne. L'histoire de la plus importante découverte archéologique d'Algérie a commencé avec des sondages exploratoires sur le tracé du métro d'Alger. Ces trouvailles ont ensuite mené à des fouilles, lancées en 2013, qui ont permis d'exhumer des vestiges s'étendant de l'ère romaine -- à la fin du Ier siècle avant J.-C., quand Alger s'appelait Icosium -- à celle de la colonisation française, en passant par les époques byzantine...
(RFI 09/03/17)
En Algérie, Anouar Rahmani, jeune auteur, a été convoqué par les forces de l'ordre à propos d'un roman publié sur internet. Il est poursuivi pour insultes envers l'islam. Fin février, Anouar Rahmani, 25 ans, reçoit une convocation de la police de Tipaza, à 70 kilomètres de la capitale. Il est interrogé par sept agents de police sur un roman, La ville des ombres blanches, publié sur Internet au mois d'août dernier. Le jeune homme explique que deux passages sont mis en cause. L'un où un enfant a une conversation avec un homme sans domicile fixe appelé « Dieu ».
(Le Point 06/03/17)
Au poste de police, le jeune écrivain Anouar Rahmani a été interrogé sur ses croyances religieuses et ses convictions politiques. Un bien mauvais signal. Tout commence en 2016. Anouar Rahmani, écrivain algérien en herbe et étudiant en droit, publie son deuxième roman en arabe et sur Internet. Son titre : La Ville des ombres blanches. Dans cet ouvrage de 300 pages, l'auteur consacre un chapitre à des discussions entre un enfant et un SDF fou qui se prend pour Dieu...
(La Nouvelle République 07/11/16)
Une ambiance festive et un moment de partage entre les participants nationaux et étrangers a marqué la 8e édition du Festival international du théâtre de Béjaïa. Cette manifestation de dimension internationale qui s’est déroulée avec beaucoup succès a été marquée aussi par la présentation d’une trentaine de spectacles et l’organisation d’un colloque sur le thème «Le théâtre et la mythologie en Méditerranée», d’un séminaire de formation sur «La critique théâtrale», ouvert aux journalistes participants au festival ainsi que d’une journée...
(Le Parisien 03/11/16)
La maisonde l'environnement accueille demain deux séances de « Le sable y est... ». Une pièce écrite d'après le livre recueillant les témoignages de 21 anciens appelés de la commune ayant participé à la guerre d'Algérie entre 1954 et 1962, « Appelés d'Algérie, 50 ans pour défaire mon paquetage. » La comédienne Catherine Lenne incarne sur scène Fanny, chanteuse de cabaret et symbole féminin de cette guerre qui fait entendre ces témoignages.
(La Voix du Nord 21/10/16)
Patrick Pennel, 63 ans et jeune transporteur-chauffeur retraité, n’a pas connu la Guerre d’Algérie, du Maroc ou de Tunisie. Il est pourtant la cheville ouvrière de l’exposition inédite relative à ce conflit qui se tiendra dimanche, à la salle des fêtes, le lendemain du banquet des anciens combattants. Cela fait trois ans qu’il travaille dessus. Patrick Pennel est le président-fondateur de la section donoise de l’UNC, créée en 2011. « Auparavant, j’étais un simple Soldat de France, comme on dit...
(Midi Libre 13/10/16)
Le Festival international du cinéma du Sahara Occidental "Fisahara", dont le coup d’envoi était annoncé pour le mardi le 11 du mois en cours, est finalement lancé finalement par le président de la république Sahraouie, Brahim Ghali, hier mercredi vingt quatre (24) heures après pour des raisons organiques. Sous le slogan "des peuples sous le joug du colonialisme", la cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de plusieurs délégations représentant pas moins d’une vingtaine de pays à l’instar de...
(Tout sur l'Algérie 11/10/16)
Fini le temps des budgets astronomiques consacrés à certaines manifestations culturelles. Au cours d’une séance de travail avec les directeurs de wilayas des maisons de culture et en présence des cadres et responsables du secteur, le ministre de la Culture a appelé à gérer ces activités culturelles « en fonction des ressources financières disponibles » et à se « conformer » aux directives de l’administration centrale en matière de rationalisation des dépenses, rapporte l’agence officielle APS. Azzedine Mihoubi a même...
(L'Expression (alg) 06/10/16)
Placé sous le thème «Image de l'humanité», c'est ce soir que s'ouvrira le festival avec 16 films en lice et s'étalera jusqu'au 12 octobre. Ouakaï karyati (Chronique de mon village) de Karim Traïdia, El Lawha el mathkouba (Le tableau troué) de Djamel Azizi et Al an youmkinikoum el madji (Maintenant, vous pouvez venir) de Salem Brahimi représenteront l'Algérie durant le 2ème festival d'Annaba du film méditerranéen qui réunit au total 16 pays et 35 productions cinématographiques. C'est avec impatience en...
(Tout sur l'Algérie 29/09/16)
La rentrée littéraire commence et avec elle les découvertes de nouveaux auteurs et rééditions. En ce qui concerne la fiction, de très belles lectures s’annoncent chez Barzakh, comme chaque année depuis la naissance de cette maison d’édition. Retours littéraires Le jour du feu, le nouveau roman d’Ali Malek, suit de près La mise à pied publiée en 2015 aux éditions Non-Lieu. Sur le mont boisé du village de Chirfa, un incendie ravage le paysage. Les flammes vont s’avérer être une...
(La Nouvelle République 21/09/16)
Le premier studio en Algérie de postproduction cinématographique, fruit d'un investissement privé permettant désormais la mise aux normes des films en format DCP (digital cinéma package) a été inauguré lundi à Alger par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi. Doté d'équipements numériques de dernière génération, le studio qui s'étend sur près de 100 m2, baptisé «Tayda film»et sis à la cité Mokhtar Zerhouni au quartier les bananiers (est d'Alger), offre toutes les possibilités techniques de traitement du son et...
(La Nouvelle République 14/09/16)
Un collectif d'artistes visuels algériens, de parcours divers, sous la bannière Fen'Art, une association fondée par 12 peintres d'origine algérienne, proposent au Centre culturel algérien des œuvres aussi diverses que riches. Les artistes, nés en Algérie ou en France, au-delà de leurs écoles de formation, de leurs moyens d'expressions, de leurs différents supports sur lesquels ils s'expriment, tentent de créer «une synergie entre leurs potentialités créatrices». Le collectif a présenté des œuvres de calligraphie, d'autres mi-figuratives, mi-abstraites et du graphisme...
(La Nouvelle République 08/09/16)
L’exploitation de la musique comme facteur de relance touristique et de développement économique durable auront été au coeur des conférences et débats du 10e Festival national de musique diwan. Inaugurée vendredi à Béchar, cette édition aura été marquée par un volet académique qui a rassemblé six conférenciers, entre universitaires, journalistes et praticiens du diwan qui ont débattu de ses deux principaux thèmes avec les participants de cette manifestation. Ouvrant ce cycle de conférence, le sociologue Lahcen Torki avait exposé le...
(France 24 07/09/16)
Alger a annoncé, la semaine dernière, avoir déposé devant l’Unesco un dossier afin que le raï, musique populaire, soit inscrit comme "chant populaire algérien" au patrimoine culturel immatériel. Les Marocains ne l’entendent pas de cette oreille. Qui du Maroc ou de l’Algérie peut revendiquer la paternité du raï ou du couscous ? Le débat passionne les deux pays. À croire que la musique et la gastronomie sont les nouvelles armes d’un conflit aussi vieux que la guerre des Sables (1963), les symboles d’une méfiance historique entre l’Algérie et le Maroc.

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