Jeudi 17 Août 2017

Naoufel Brahimi El Mili : « Entre Alger et Paris, rien ne va bouger »

Naoufel Brahimi El Mili : « Entre Alger et Paris, rien ne va bouger »
(Jeune Afrique 08/08/17)
Le Président Emmanuel Macron lors de sa visite en Algérie.

Si la relation entre Alger et Paris peine à guérir des blessures de l’Histoire, elle reste stratégique pour les deux États. Le président Bouteflika a illustré cette proximité en effectuant sept visites officielles à Paris depuis 1999. Le politologue algérien Naoufel Brahimi El Mili, auteur de France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes. Tome I, 1962-1992 (éd. Fayard, 2017), revient sur l’état de cette relation aujourd'hui.

Jeune Afrique : que représente la France pour Alger ?

Naoufel Brahimi El Mili : L’Algérie est indépendante de la France, mais cette dernière est dépendante de l’Algérie à cause de la présence de nombreux électeurs d’origine algérienne (4 à 5 millions) sur son territoire. Alger n’ayant pas su structurer sa diaspora, la France reste à l’abri d’une ingérence dans ce domaine. L’Algérie a une politique réactive bien plus que prospective avec les Français. Elle sait que sa fortune les intéresse et attend qu’ils viennent à elle avec des contreparties sur les contentieux existants.

Quels contentieux ?

La France a deux prix à payer : la repentance du colonialisme, à officialiser, et sa position pro-marocaine sur le Sahara occidental, à réviser. Avec le président Macron, en dépit des déclarations qu’il a faites pendant sa campagne sur les crimes de la colonisation, je pense que les choses ne bougeront pas. Il y aura des « événements spectacles », mais ça n’ira pas plus loin. La France restera sur ses positions, et Alger ne lui fermera jamais la porte.

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