Mercredi 18 Octobre 2017

Le ministre français de l'Education à Alger, deux accords de coopération

Le ministre français de l'Education à Alger, deux accords de coopération
(AFP 19/06/13)
Vincent Peillon, ministre français de l'éducation nationale.

ALGER, 19 juin 2013 (AFP) - Le ministre français de l'Éducation, Vincent Peillon, a signé mercredi à Alger deux accords sur la formation des jeunes amenés à entrer dans la vie active. Premier ministre de l'Éducation de l'ancienne puissance coloniale à se rendre en Algérie depuis plus de 20 ans, M. Peillon a souligné tout comme son homologue algérien Abdellatif Baba-Ahmed, que les systèmes d'éducation des deux pays avaient des "côtés assez parallèles", lors d'un point de presse à l'issue de leurs discussions. Les accords signés sont valables pour la période 2013-2017, ce partenariat allant dans la ligne droite de la déclaration d'Alger publiée à l'issue de la visite du président François Hollande fin décembre sur un partenariat approfondi.

"C'est le début d'un long chemin", a souligné M. Peillon, venu à Alger pour une visite de 24 heures devant s'achever mercredi soir. "C'est un bon moment" pour ce faire et "c'est un moment émouvant", a-t-il ajouté, soulignant qu'il s'agissait d'une coopération "basée sur la réciprocité". Il a évoqué des missions de haut niveau et de jumelages, le ministre algérien Baba-Ahmed y voyant une "coopération durable" entre deux pays dont les relations ont connu des hauts et des bas depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962. Les deux ministres, ainsi que le ministre algérien de la Formation professionnelle Mohamed Mebarki ont insisté sur l'aspect pratique de cette coopération et sur leur commune préoccupation d'assurer "aux jeunes leur avenir", en mettant en exergue "l'orientation des élèves".

"Nous devons être capables des deux côtés de la Méditerranée de réussir cette coopération pour notre jeunesse", selon M. Peillon.

Les deux pays veulent renforcer les capacités des formateurs algériens pour les cycles scolaires primaire et moyen, notamment en français, en mathématiques mais aussi en numérique et informatique.

Ils cherchent aussi à développer leur coopération inter-académique, notamment par le développement des écoles françaises en Algérie et l'ouverture d'écoles algériennes en France. Paris et Alger sont aussi d'accord pour une participation de l'Algérie à l'implantation de la langue arabe dans les établissements d'enseignement en France.

Une très forte communauté maghrébine, dont beaucoup sont de nationalité française, vit en France.

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