Samedi 21 Octobre 2017

Engagement des pays du G8 à ne plus payer pour libérer leurs otages: L’Algérie confortée dans sa politique antiterroriste

Engagement des pays du G8 à ne plus payer pour libérer leurs otages: L’Algérie confortée dans sa politique antiterroriste
(Liberté 19/06/13)

En s’engageant hier à refuser de verser de rançons en cas d'enlèvements de leurs ressortissants par des “terroristes” et ont appelé les entreprises à suivre ce principe, les dirigeants des pays membres du G8 apportent un soutien de taille à la politique de l’Algérie en la matière.

Sous l’impulsion de la Grande-Bretagne, connue déjà pour sa réputation de pays ne versant pas de rançons pour libérer ses otages, les dirigeants du G8 se sont engagés hier à ne plus verser de rançons en cas d'enlèvements de leurs ressortissants par des “terroristes” et ont appelé les entreprises à suivre ce principe.
C’est à l'initiative du Premier ministre britannique, David Cameron, que ce sujet a été discuté hier matin par les chefs d'Etat et de gouvernement du G8. Le projet de communiqué final obtenu par l'AFP indique : “Nous rejetons sans équivoque le paiement de rançons aux terroristes et nous appelons les pays et les entreprises du monde à suivre ce principe.” Pour montrer leur détermination à combattre sérieusement ce fléau, les pays du G8 s'engagent aussi à “partager leur expertise” et à “s'aider mutuellement” dans la résolution des prises d'otages.
Avant l'ouverture de ce sommet, il a été expliqué que le refus de payer des rançons “étoufferait l'une des principales sources de financement des organisations terroristes, et réduirait bien sûr la motivation d'enlever nos citoyens”. Le texte de la déclaration, qui cite notamment la gigantesque prise d'otages sur le site gazier algérien de Tiguentourine à In Amenas en janvier 2013, au cours de laquelle 37 otages étrangers, dont six Britanniques, avaient été tués, souligne que “le paiement de rançons aux groupes terroristes est une de leurs sources de revenus leur permettant de recruter, de renforcer leur capacité opérationnelle et de mener des attaques terroristes”.
Un porte-parole du Premier ministre britannique, David Cameron a estimé que “le G8 envoie un message sans ambiguïté” aux preneurs d'otages. Ceci étant, des sources britanniques révèlent que l'“industrie” des prises d'otages a rapporté quelque 70 millions de dollars à l'ensemble du réseau Al-Qaïda au cours des deux dernières années. Les mêmes sources ajoutent qu’à elle seule, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a engrangé quelque 33 millions d'euros sur les trois dernières années. Bien qu’aucun pays n'admet publiquement payer des preneurs d'otages, mais certains, comme l'Italie, sont considérés moins intransigeants sur cette règle.
De son côté, la France, qui compte au moins 7 otages en Afrique, s'est officiellement rangée à la doctrine britannique depuis l'élection du président François Hollande en mai 2012. Le président français avait expliqué le 16 mai dernier que “la position de la France c'est, sans mettre en cause le moindre de ses principes, de chercher toujours à libérer nos compatriotes sans que le terrorisme puisse en être renforcé, parce que cela a été, hélas, le cas pendant des années où les terroristes, ceux qui nous avons combattus, ont pu faire commerce des otages”.

M T

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