Dimanche 17 Décembre 2017

Ramaphosa en tête dans la course pour la direction de l’ANC devant Dlamini-Zuma

Ramaphosa en tête dans la course pour la direction de l’ANC devant Dlamini-Zuma
(APA 06/12/17)
Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa (G), devance légèrement l’ancien présidente de la Commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma (D)

APA-Johannesburg (Afrique du Sud) - Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, devance légèrement l’ancien présidente de la Commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, dans la plupart des sections du Congrès national africain (ANC au pouvoir), pour succéder au président Jacob Zuma.

Ramaphosa a été nominé à la présidence de l’ANC par 1.862 sections, contre 1.309 pour son principal rival, Dlamini-Zuma, selon les estimations de Bloomberg News. Les sections vont représenter 90% des 5.240 délégués votants à la conférence nationale élective de l’ANC le 16 décembre, tandis que le reste proviendra des structures de direction du parti et des ligues des jeunes, des femmes et des vétérans militaires, selon la même source.

Le nouveau dirigeant de l’ANC sera son candidat à l’élection présidentielle de 2019, qui mettra un terme au second mandat de Zuma. Bien que les chiffres des sections pour la nomination constituent le meilleur indicateur des chances de gagner, ils ne sont pas déterminants, car certaines grandes sections auront plus d’un délégué à la conférence de décembre et il n’y a aucune garantie que les délégués suivront les instructions dans leur vote, a indiqué un analyste politique.

"La ligne de faille fondamentale dans le processus de l’ANC est que les délégués individuels vont voter en secret et donc les chiffres des conseils généraux provinciaux ne sont qu’une indication", a déclaré Melanie Verwoerd, analyste politique indépendante et ancienne députée du parti au pouvoir.

"Il y a un certain nombre de facteurs qui entrent en jeu pour influencer le vote des délégués individuels. On peut s’attendre à un lobbying intense et même des pots-de-vin", a-t-elle poursuivi. L’élection a provoqué de profondes dissensions au sein de l’ANC, pesé sur la monnaie locale le Rand, sur les obligations de la nation, et sur les investisseurs anxieux qui cherchent la clarté dans la politique et une lisibilité des politiques de l’Etat.

Le processus consistant à décider qui sera présent pour voter à la conférence a été entâché par des contestations judiciaires, des allégations de truquage et des flambées de violence, mettant en doute le fait que le parti puisse organiser un scrutin crédible en décembre.

Gwede Mantashe, le secrétaire général de l’ANC a déclaré que la plupart des litiges dans les nominations ont été résolus et les poursuites qui ont été déposées ont été négligées et seront oubliées une fois la conférence élective terminée.

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