Mercredi 28 Juin 2017

Polémique autour de la coûteuse sécurité de Nkosazana Dlamini-Zuma

Polémique autour de la coûteuse sécurité de Nkosazana Dlamini-Zuma
(RFI 15/04/17)
Nkosazana Dlamini-Zuma.

En Afrique du Sud, les critiques se dirigent vers Nkozasana Dlamini-Zuma, ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine, et désormais pressentie comme héritière de Jacob Zuma. Bien que n'occupant aucun poste officiel, n'étant ni ministre ni députée, elle bénéficie d'un coûteux service de sécurité, payé bien sûr avec de l'argent public. Une situation mal vue au moment même où se multiplient les manifestations pour dénoncer la corruption au sein du gouvernement sud-africain.

Elle n'a beau être qu'un simple membre du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, Nkosazana Dlamini-Zuma bénéficie tout de même de quelques privilèges exclusifs. La presse sud-africaine a révélé que l'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine est escortée en permanence par le service de sécurité normalement alloué aux présidents et à leurs conjointes.

Une situation justifiée par ses fonctions à la tête de l'UA, mais qui devait prendre fin mi-mars. Or, ce dispositif de sécurité exceptionnel est toujours en place, selon la presse.

L'opposition a réagi ce vendredi 14 avril. Le parti Cope a « condamné dans les termes les plus forts » cet état de fait. Le chef du parti a demandé à ce que Jacob Zuma et son nouveau ministre de la Police Fikile Mbalula s'en expliquent devant la justice.

Réponse quasi immédiate des responsables de la police : ces mesures de sécurité sont motivées « par une enquête en cours, portant sur des menaces » dirigées contre Nkosazana Dlamini-Zuma.

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