Dimanche 22 Octobre 2017

« Oscar Pistorius : Blade Runner Killer », un film qui passe mal en Afrique du Sud

« Oscar Pistorius : Blade Runner Killer », un film qui passe mal en Afrique du Sud
(Le Monde 06/10/17)
Oscar Pistorius

L’adaptation télévisée du meurtre de la compagne du champion paralympique suscite l’indignation des deux familles. « Horrifiés et bouleversés ». La diffusion prochaine d’un téléfilm américain retraçant la très médiatique affaire Pistorius a provoqué en Afrique du Sud la consternation des familles du champion paralympique et de sa défunte petite amie, Reeva Steenkamp, qu’Oscar Pistorius a tuée le 14 février 2013, lors de la nuit de la Saint-Valentin.

« Nous avions anticipé que le film allait susciter des réactions mitigées en Afrique du Sud, compte tenu du caractère sensible de cette affaire largement suivie », a admis dans un communiqué, jeudi 5 octobre, la chaîne câblée américaine Lifetime, après que la diffusion lundi de la bande-annonce du téléfilm a suscité un tollé. Intitulé Oscar Pistorius : Blade Runner Killer, le film revient sur la relation amoureuse des « Beckam sud-africains », sur le drame et sur le feuilleton judiciaire qui a marqué le pays.

Surnommé « Blade Runner », ses prothèses en carbone ressemblant à des lames, Oscar Pistorius, doublement amputé, était entré dans la légende sportive en 2012 en s’alignant avec les athlètes valides aux 400 mètres des Jeux olympiques de Londres. La nuit du 14 février 2013, persuadé qu’un cambrioleur s’était introduit dans sa demeure de Pretoria, il avait ouvert le feu sur la porte des toilettes dans lesquelles Reeva Steenkamp s’était enfermée. L’athlète, qui a toujours plaidé la méprise, purge depuis une peine de six ans de prison.
« Une grossière déformation »

« Ce film ne reflète pas la vérité de ce qui s’est passé le jour de la tragédie et du procès qui a suivi », a déploré sur Twitter le frère du champion, Carl Pistorius, qui a promis de porter l’affaire en justice. Le titre du film, en particulier, est selon lui une « grossière déformation » de la réalité, alors que l’athlète a subi une batterie de tests psychologiques qui n’ont jamais prouvé qu’il avait l’âme d’un tueur, a-t-il déclaré à une radio locale.

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