Lundi 23 Avril 2018

Afrique du Sud : le «cas Zuma» aggrave les dissensions au sein de l'ANC

Afrique du Sud : le «cas Zuma» aggrave les dissensions au sein de l'ANC
(La Tribune 10/01/18)

Le parlement sud-africain s’apprête à répondre favorablement à la Cour constitutionnelle en annonçant le démarrage prochain de la réforme des mesures encadrant les motions de censure visant le chef de l’Etat. Parallèlement, le nouveau patron de l’ANC tente de forcer le départ de Jacob Zuma, tout en essayant de maintenir souder un parti de plus en plus divisé entre pro et anti-Zuma.

Le parlement sud-africain vient d'annoncer qu'il réexaminerait ses dispositions relatives aux motions de censure dédiées au président de la République. Cette révision de la procédure de destitution du chef de l'Etat vient après que la Cour constitutionnelle a statué le 29 décembre dernier que les parlementaires avaient failli mener à bout la procédure de reddition des comptes à l'encontre de Jacob Zuma.
Le parlement revoit sa copie sur l'impeachment

Une sous-commission parlementaire devrait se réunir cette semaine pour discuter des changements à apporter à la section de la Constitution relative à la destitution du chef de l'Etat. Une fois les travaux de la sous-commission arrivés à terme, le projet de réforme devrait être débattu en séance plénière. Le président Jacob Zuma a pour rappel tenu bon face à plusieurs motions de censure lors des deux dernières années.

Principalement liées à des allégations de corruption, ces motions ont toutes échoué. La dernière en date remonte au mois d'août dernier et avait même permis le recours au vote secret par les parlementaires. Cette situation menace l'unité de l'ANC, alors que la tension ne fait qu'augmenter entre les factions au sein du parti qui s'éloignent de plus en plus les unes des autres sur l'avenir du président dont le mandat s'achèvera en 2019.

Des luttes internes qui ont poussé Cyril Ramaphosa, nouveau patron du parti, a adressé un message d'unité aux membres de l'ANC. Malgré ce message d'apaisement et un soutien de façade au chef d'Etat, les alliés de Ramaphosa continuent d'exercer des pressions sur les instances partisanes pour décrocher une fin de mandat anticipée de Jacob Zuma. Les options des adversaires du président sud-africain ne se limitent pas à l'impeachment législatif, mais ces derniers comptent également sur la possibilité de recours au Comité exécutif national (CEN) de l'ANC pour destituer le président.

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